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UN PERSONNEL SANITAIRE SUR LE FRONT DE LA COVID-19


  29 Décembre      12        Santé (8596),

   

Dakar, 29 déc (APS) – Depuis les alertes consécutives à l’apparition d’une nouvelle pneumonie virale en Chine, à la notification officielle du premier cas de Covid-19, le 2 mars : le personnel de santé est sur le front pour tenter de juguler une pandémie qui a mis le monde à genoux.

L’année 2020 est particulièrement marquée par la crise sanitaire mondiale qui a nécessité une riposte mettant ainsi au-devant de la scène les autorités sanitaires, les professionnels de santé.

Déjà, dès le 30 janvier 2020, l’organisation mondiale de la santé (OMS) déclarait l’épidémie apparue en Chine fin 2019 ’’urgence de santé publique de portée internationale’’.

Le Sénégal qui était sur le qui-vive connaîtra finalement un premier cas de Covid-19 le 2 mars : le patient, un citoyen Français en provenance de l’Hexagone.

C’est le début de la traque des cas jour après jour avec un point quotidien de la situation de la maladie par les autorités sanitaires avec en tête le ministre lui-même, Abdoulaye Diouf Sarr, son Directeur de cabinet d’alors Dr Aloyse Waly Diouf ou encore la Directrice générale de la Santé, Dr Marie Khemesse Ngom Ndiaye.

Le samedi 14 mars, le chef de l’Etat, après un Conseil présidentiel, annonce la fermeture des écoles, l’interdiction des manifestations publiques, l’annulation des manifestations prévues le 4 avril 2020 pour les 60 ans de l’Indépendance.

Le gouvernement met en place une enveloppe prévisionnelle de 64 milliards de FCFA pour lutter contre la Covid-19. Après avoir décrété l’état d’urgence, le gouvernement dégagera un fonds de 1000 milliards pour atténuer les impacts socio-économique de la Covid-19.

Afin de lutter contre la pandémie également, l’approche multisectorielle est mise en œuvre et la compagnie nationale Air Sénégal annule ses vols régionaux et internationaux à partir du vendredi 20 mars

Des mesures fortes sont prises par les autorités et des plans de contingence multisectoriels de lutte contre la Covid-19 élaborés dans une dynamique inclusive et participative.

La prise en charge sanitaire, initialement réservée à l’Hôpital Fann à travers sa Clinique des maladies infectieuses, sera au fur et à mesure étendue à d’autres structures.

Des Centres de traitement épidémiologiques (CTE) sont érigés sur l’étendue du territoire national et le nombre d’unités de diagnostic démultiplié.

Dans le Comité national de gestion des épidémies, les autorités sanitaires tiennent régulièrement des réunions hebdomadaires et mensuels avant de tenir des séances d’information à l’intention du public en s’appuyant sur les communautés pour une meilleure sensibilisation et adhésion des populations aux différentes stratégies de riposte.

Les stratégies démarrées avec la prise en charge des cas contacts dans les hôtels et les cas confirmés dans les CTE des hôpitaux ont été régulièrement adaptées pour prendre en compte le contexte épidémique, social, économique et environnemental.

Le gouvernement a également mis à la disposition des personnels de santé des équipements de protection individuelle et des intrants et a surtout veillé à assurer un fonctionnement continu de son système de santé, avait assuré le ministre de la Santé et de l’Action.

Dans ce contexte particulier de lutte contre la Covid-19, il a fallu relever le plateau médicotechnique afin d’augmenter la capacité de traitement des patients.

Ainsi, un allègement des procédures d’acquisitions a été adopté par un décret du 18 mars 2020 portant dérogation au Code des Marchés publics pour les dépenses relatives à la lutte contre la Covid-19.

Cette mesure a permis la réalisation dans de ’’meilleurs délais d’un certains nombres d’infrastructures et l’acquisition de matériels et équipements divers’’, avait salué le ministère de la Santé lors de la Revue annuelle avec les médecins-chef de région.

Ainsi, 52 Centres de Traitement des Epidémies (CTE) ont été réaménagés, équipés et le pays s’est renforcé avec l’acquisition de matériel pour une valeur de 21 milliards (échographies, scanner, lits, matériel de dialyse).

Concernant le vaccin, déjà introduit aux Etats Unies et en Europe avec le début de la campagne de vaccination pour les personnes âgées et le personnel soignant, le Sénégal annonce ses premières doses pour mars 2021 avec l’initiative Covax de l’OMS et de l’Alliance Gavi. Mais aucun choix n’a encore été fait.

Le personnel de la santé qui est en première ligne a dû faire face au double défi de prise en charge des patients et ceux souffrant de pathologies courantes.

L’épreuve de la Covid-19 a mis en évidence la nécessité de rehausser le plateau médical et les infrastructures à tous les niveaux, d’où l’instruction du chef de l’Etat pour l’élaboration d’un plan d’investissement permettant un système de santé et d’action sociale résilient et pérenne.

Le Sénégal a obtenu des résultats salués à travers le classement mondial de second rang des pays les plus performants dans la gestion de la riposte contre la Covid-19.

Mais depuis plus d’un mois, le pays connaît une seconde vague de contaminations au coronavirus

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