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VÉRON MOSENGO-OMBA : ‘’EN CÔTE D’IVOIRE, LA FIFA VEUT DES ÉLECTIONS LIBRES ET OUVERTES’’


  26 Janvier      18        Sport (5330),

   

Dakar, 26 jan (APS) – Les raisons ayant abouti à la création d’un comité de normalisation du football en Côte d’Ivoire sont très différentes de la situation vécue au Cameroun où malgré une décision du Tribunal arbitral du sport (TAS), qui annule son élection, l’exécutif du football camerounais continue de gérer les affaires courantes, a expliqué le directeur des fédérations membres de la Fifa, Véron Mosengo-Omba, dans cette interview avec l’APS.

Pourquoi, y a-t-il autant de comités de normalisation du football en Afrique ?

Il n’y en a pas qu’en Afrique. En Asie, il y en a deux, en Amérique du Sud un, et en Afrique deux, puisque la mission du comité de normalisation des Comores arrive à terme dès la fin du moins de janvier 2021. C’est vrai qu’aucun comité de normalisation n’a été nommé pour soutenir les associations membres de la Fifa en Europe, même si la Grèce a reçu un soutien ressemble à cela. Mais il faut se poser la bonne question de savoir pourquoi la Fifa, en accord avec les confédérations, peut être emmenée à autoriser la création d’une direction provisoire externe au sein de ses fédérations membres.

A l’origine de la nomination d’un comité de normalisation, il y a toujours le constat d’un problème durable au sein de l’association concernée, un problème qui l’empêche d’accomplir les tâches essentielles attendues de tout membre de la Fifa, avec l’indépendance requise. Il s’agit essentiellement de problèmes d’interférences des gouvernements dans les élections et/ou de blocages liés à des bases statutaires et réglementaires confuses ne permettant pas l’exercice de l’autorité de surveillance que représente la Fifa à l’égard de ses membres.

Et grâce au travail des comités nationaux composés de professionnels dont la tâche est de réviser les bases statutaires et réglementaires avant d’organiser de nouvelles élections, les associations membres, qui en ont bénéficié, sont désormais dotées de meilleurs outils de gouvernance.

Et dans le cas de la Côte d’Ivoire, c’est le manque de clarté des textes et une confusion entre le pouvoir exécutif et la commission électorale. Au finish, la Fifa et la CAF se sont mis d’accord pour installer une commission ad hoc chargée de rédiger un rapport sur la situation. Elle a interviewé 25 personnes. Et c’est sur la base de ce rapport que le bureau du conseil de la Fifa a décidé d’installer un comité de normalisation.

Vous parlez de manque de clarté des textes en Côte d’Ivoire. Quelle en est l’ampleur ?

Les bases légales existantes ne permettaient surtout pas, par exemple, de dire clairement qui pouvait représenter les membres de la fédération à son assemblée générale. Mais je ne veux pas en dire plus puisque cette question est actuellement pendante au TAS.

Vous avez installé un comité de normalisation en Côte d’Ivoire. On a l’impression que vous avez obtenu le soutien de l’Etat ivoirien.

Je ne peux pas empêcher que des gens aient cette impression. Cela dit, la nomination d’un comité de normalisation n’était pas l’affaire de l’Etat ivoirien. Si cette nomination leur convient, tant mieux. Il (l’Etat ivoirien) n’a pas été impliqué dans cette nomination.

Ce que je peux dire, c’est qu’avant de décider de nommer un comité exécutif, la Fifa évalue évidemment le contexte, en concertation avec la confédération concernée, et entend les souhaits des Etats comme de l’opinion publique. Mais elle est libre de prendre sa décision en toute indépendance puisqu’elle s’applique à l’un de ses membres.

Dans le cas de la Côte d’Ivoire, je pense que chaque Ivoirien voulait de ce comité de normalisation pour avoir des élections libres et transparentes. S’agissant de la composition du comité de normalisation en Côte d’Ivoire, nous avons appris que les personnes que la Fifa a nommées bénéficient d’un préjugé favorable.

Pourquoi avoir décidé d’une normalisation en Côte d’Ivoire alors que vous avez laissé telle quelle la situation au Cameroun, où les juridictions nationales ont déclaré nulle et non avenue l’assemblée générale qui a désigné l’exécutif actuel ?

Ce sont deux cas complètement différents. Au Cameroun, on avait un comité de normalisation qui a travaillé et organisé des élections ayant permis l’installation en 2018 de l’exécutif actuel. Mais certains clubs ont remis en question les décisions de cette assemblée générale élective devant le TAS en demandant son annulation et la réinstallation du comité exécutif de 2009. Le TAS a décelé des irrégularités formelles, qui justifient l’annulation des élections. Il a exclu l’idée de réinstaller le comité exécutif de 2009 et a suggéré lui-même de maintenir les organes actuels jusqu’aux nouvelles élections, qui doivent se tenir dans les meilleurs délais.

La Fifa n’a donc fait que suivre la décision du TAS et a estimé, dans ce cas précis, que l’équipe en place, non validée en tant qu’organe élu, pouvait assurer l’intérim jusqu’aux nouvelles élections. Pour les affaires courantes uniquement, et sous la surveillance de la Fifa.

On accuse la Fifa d’être trop présente en Afrique. De vraies ou fausses accusations ?

Je rappelle que la juridiction de la Fifa est l’addition de ses 211 associations membres. La Fifa est partout où sont présents ses membres. C’est son devoir. On devrait plutôt s’inquiéter si la Fifa était absente du continent africain, un important vivier pour le football mondial. L’une des ambitions du président Gianni Infantino, c’est d’accompagner le développement du football en Afrique, qui dispose d’un potentiel largement inexploité.

Mais quand le président Infantino vient à Rabat, lors d’une rencontre de la CAF, et parle d’une organisation de la CAN une fois dans les quatre ans, n’est-ce pas une ingérence ?

Non, il a émis une opinion. Rien n’empêche le président de la Fifa d’exprimer une opinion à ce sujet. Il y a des arguments à faire avaloir pour les différentes formules concernant la périodicité de la CAN. Je comprends aussi les arguments de ceux qui disent que cet agenda (la périodicité actuelle, une CAN dans les deux ans) permet de doter les pays d’infrastructures sportives.

En vérité, certains hauts dirigeants de la CAF avaient déjà donné leur accord et avaient déjà discuté avec le président Infantino, qui n’était qu’un porte-parole. Dans tous les cas, l’idée n’est plus de saison.

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