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Ziguinchor : une exposition retrace le parcours de 4 « amazones de la paix »


  21 Septembre      38        LeaderShip Feminin (365), Société (46289),

   

Dakar, 21 sept 2016 -(APS) – Une grande exposition photo dénommée « Femmes et leadership » propose de brosser le portrait de quatre figures féminines contemporaines originaires de la Casamance, de la Gambie et de la Guinée Bissau pour marquer la Journée internationale de la paix, célébrée ce 21 septembre.

A l’initiative de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance, cette exposition est largement revenue sur le parcours de Khady Diédhiou Diouf et Halimatou Souaré, orginaires du Sud Sénégal, ainsi que de la Gambienne Hannah Foster et de la Bissau guinéenne Francesca Pereira.

Il s’agit là de « quatre destins exceptionnels qui jalonnent l’histoire des femmes dans la construction de la paix de notre espace sous-régional », explique-t-on.

A l’entrée du site abritant l’exposition, une imposante photo de Khady Diédhiou Diouf dite Diatou attire l’attention du visiteur. Cette femme originaire de la Casamance et décédée en 2014 est présentée comme un modèle pour son « engagement, son courage, sa soif intarissable de paix pour sa Casamance naturelle ».

Considérée comme une « pacifiste et une féministe engagée », Diatou est une « digne fille » d’Aline Sitoé Diatta et une femme diola ancrée dans ses racines traditionnelles. Elle a été exposée au danger inhérent au travail de terrain dans une zone de conflit, mais elle n’a jamais renoncé à son combat pour l’éducation de la paix en Casamance, lit-on sur les notes bien visibles au dessous de ses photos.

La deuxième femme originaire de la Casamance était physiquement présente à l’exposition. Il s’agit de Halimatou Souaré. Première adjointe au maire de Mangangoulack, une commune du département de Bignona, Mme Souaré est considérée comme « l’une des pionnières de la lutte pour la paix en Casamance ».

« Elle a été sur le terrain avant le conflit, durant le conflit et elle est toujours sur le terrain durant cette période d’accalmie », a déclaré une responsable de la Plateforme des femmes, au cours d’une cérémonie de présentation devant l’adjoint au gouverneur de Ziguinchor.

Halimatou Souaré faisait partie de l’une des nombreuses femmes déplacées au cours de la période de crise en Casamance. Aujourd’hui, elle a initié de nombreux projets de développement pour accompagner le mouvement de retour des femmes, à travers son association dénommée « Kagamen », fondée en 1983.

Cette élue locale très active sur le terrain se distingue par ses actions pour la promotion économique des femmes, la prise en charge des femmes mutilées et des victimes de mines, et la formation et l’encadrement des couches rendues vulnérables par le conflit.

Cette exposition à dimension sous-régionale retrace aussi le parcours d’Hannah Foster, l’une des figures du leadership féminin en Gambie. Titulaire d’une maîtrise en droits de l’homme et gestion de conflit, Mme Foster, présentée comme une « panafricaniste convaincue et une féministe pacifiste », est remarquée pour son engagement, son charisme et sa grande simplicité, selon des notes de sa présentation.

Hannah Foster qui a toujours travaillé pour le « rapprochement des peuples gambiens et sénégalais », a participé à plusieurs missions d’observation électorale en Zambie, au Sénégal, en Sierra Leone et au Kenya.

La Bissau guinéenne Francesca Pereira est sans doute la figure la plus emblématique de cette short liste proposée par la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance. Cette dame à la stature imposante « a très vite brisé le plafond de glace » pour s’emparer des plus hautes fonctions décisionnelles en Guinée Bissau.

Fidèle compagnon d’Amilcar Cabral, celle que l’on surnomme à Bissau la « Maman du PAIGC » (Parti africain pour l’indépendance de la Guinée Bissau et du Cap-Vert), a été gouverneure de région, mairesse de Bissau, ministre de la Femme et de l’Action sociale et première vice-présidente de l’Assemblée nationale de la Guinée Bissau.

Considérée comme la première femme ministre de l’Intérieur en Afrique, « voire dans le monde », Mme Pereira a connu un brillant parcours politique. Après cette carrière politique, elle a mis son influence au service de la « cause féminine ».
MTN/ASG

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