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Coyah-Société : La confection de briques artisanales comme moyen de subsistance


  14 Septembre      18        Emploi (167), Photos (3736), Société (13780),

   

Conakry, 14 sept (AGP) – Dans le souci de subvenir à leurs besoins vitaux, nombreux sont les habitants du district Tanènè1, secteur Tafory, de la sous-préfecture de Manéah dans la préfecture de Coyah, qui s’activent dans la confection des briques artisanales, autrement appelées  »briques cuites », a constaté le reporter de l’AGP.

Face à cette réalité, l’un des habitants de la localité a évoqué à notre micro, vendredi, 13 septembre 2019, les avantages et inconvénients de cette pratique.  

Dans son intervention, M. Ibrahima Sylla, mécanicien de profession, a rappelé que la confection de briques artisanales a débuté dans cette localité (Tafory) en 1994.

« A cette époque-là, on vivait en brousse, il n’y avait que des montagnes d’argile sur le territoire. Un étranger est venu expérimenter cette pratique. Il a construit sa maison avec ces briques en argile. Il vendait aussi une partie de sa production et, c’est dans ce sens-là que nous l’avons imité, jusqu’à ce que cette pratique soit devenue à la fois une source de revenus  et un moyen de subsistance chez nous. ».

Selon notre interlocuteur, de nos jours, ils n’ont même plus de terres d’argile à Tafory pour faire ces briques artisanales.

« Nous sommes obligés de déplacer des véhicules pour aller dans les carrières d’argile pour en prendre, et venir fabriquer nos briques. Même le bois avec lequel nous brûlons ces briques, nous partons loin pour en avoir. », a-t-il souligné. 

S’agissant des avantages et des inconvénients liés à cette pratique, M. Sylla  soutient qu’il en a bénéficié beaucoup mais aussi, il y a des pertes matérielles très énormes.

« J’ai construit à travers ce métier-là, je vends l’unité à 1000 GNF. Et cela me rapporte assez de bénéfices si ces briques sont bien cuites. Elles sont prises rapidement. Mais si les briques ne sont pas bien brûlées, elles s’effondrent sous l’effet des eaux de pluie et, cela devient une grande perte pour nous. », explique-t-il.

Plus loin, M. Ibrahima ajoute : « Cette année, comme vous l’avez constaté, nous n’avons pas eu assez de clients. Parce que, la plus part des personnes qui construisent actuellement, préfèrent les briques ordinaires (dures). Les clients disent qu’actuellement nous n’avons pas la terre d’argile chez nous à Tafory, et que l’argile que nous allons prendre ailleurs n’est pas solide comme   celle de Tafory.  L’argile que nous utilisons actuellement est de la même qualité que Tafory ; ce qui veut dire que c’est seulement les lieux qui ont changé, mais la qualité reste la même. C’est pourquoi notre commerce n’a pas marché ces derniers temps. Et pourtant nos clients savent bien que ces  »briques cuites » sont plus résistantes que les ordinaires (dures », a-t-il fait savoir.

Pour clôturer, notre interlocuteur a souligné qu’en ce moment la vente est devenue difficile. La plus part des personnes qui achetaient les briques artisanales ont migré vers les briques dures. Selon lui, les maçons n’encouragent pas les constructeurs de bâtiments à acheter les briques cuites.

                AOK/CM

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