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EMIGRATION IRRÉGULIÈRE: L’ETAT INVITÉ À INVESTIR DANS LA FORMATION POUR RETENIR LES JEUNES


  29 Avril      14        Migration (217),

   

Sinthiou Nguidiwol (Tambacounda), 27 avr (APS) – Moussa Sermé, membre d’une ONG d’encadrement et d’appui à la réinsertion d’anciens migrants, a souligné la nécessité de s’attaquer au manque de qualifications professionnelles des jeunes afin de lutter plus efficacement contre l’émigration irrégulière.

‘’Pour lutter efficacement contre l’émigration clandestine, il faut nécessairement s’attaquer au manque de qualification professionnelle des jeunes pour leur assurer une employabilité. Ces jeunes sans qualification restent de potentiels candidats à l’émigration irrégulière’’, a-t-il confié à l’APS.

Moussa Sermé, point focal d’une ONG dénommée ‘’La Lumière’’ intervenait notamment à l’issue d’une visite effectuée samedi par des journalistes de l’APS dans la localité de Sinthiou Nguidiwol (Tambacounda) en marge d’un séminaire consacré au thème : ‘’Les médias face aux enjeux des migrations’’.

Dans cette localité de la commune de Kothiary, son ONG déroule un projet d’intégration et d’encadrement de migrants de retour financé par l’Organisation mondiale de la migration (OIM) et COOPI, une ONG italienne.

‘’Dès l’instant que des groupes de migrants de retour ont été constitués, les jeunes de ce village se sont appropriés du projet et ont porté le message de sensibilisation auprès d’autres jeunes pouvant être tentés par l’émigration clandestine’’, a assuré Sermé.

‘’Nous ne cherchons pas à freiner l’émigration. Nous essayons d’apporter une réponse à ce fléau’’, a t-il précisé, en rappelant que l’action de son ONG consiste à d’abord faire le reprofilage et d’identification et d’encadrement.

‘’Les projets d’intégration que nous déroulons sont mis en œuvre sous diverses formes à travers par exemple la production végétale, pour l’agriculture et l’embouche bovine’’, a-t-il expliqué.

‘’Avant la mise en œuvre des projets d’intégration, nous les concevons ensemble avec les cibles, pour, dans une synergie d’actions, travailler à faire en sorte que les jeunes se l’approprient pour une mise en œuvre concrète des activités’’, a encore fait savoir Moussa Sermé.

Dans le cadre des projets d’intégration, l’ONG ‘’La lumière’’ a constitué plusieurs groupes de jeunes migrants de retour, notamment dans les zones de Ngoumbeuyeul, de Dialakoto, de Kothiary, de Koussanar mais aussi à Kolda.

En six mois, cette ONG a constitué ‘’juridiquement’’, des Groupements d’intérêt économique (GIE) pour plus de 300 jeunes migrants potentiels, lesquels peuvent aujourd’hui, prétendre à des financements, selon son point focal.

‘Les projets ont une durée. Il faudrait qu’à leur fin, les actions soient poursuivies, notamment par l’Etat à travers ses services techniques déconcentrés’’, a-t-il ajouté tout en prônant une synergie des interventions afin d’éviter la dispersions des efforts.

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