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Présidentielle 2018 au Cameroun : les incidents dans les zones anglophones ne remettent pas en cause la crédibilité du scrutin (gouvernement)


  8 Octobre      9        Politics (6256),

   

Rabat, 08/10/2018 (MAP)- Le scrutin présidentiel du 7 octobre 2018 s’est déroulé sur l’ensemble du territoire national « dans le calme, la sérénité et la transparence », a affirmé le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, notant que les incidents survenus dans les zones anglophones (nord-ouest et sud-ouest) n’ont cependant pas été de nature à entacher la sincérité et la crédibilité du scrutin.

« En dehors de quelques incidents mineurs à l’instar de ceux enregistrés à Makenene et à Baham, Région de l’Ouest où un sympathisant d’un parti politique d’opposition a été trouvé en possession du bulletin de vote d’un autre candidat, j’insiste sur le fait que l’élection présidentielle s’est déroulée sans perturbation majeure dans les 360 arrondissements du Cameroun et dans les 24 988 bureaux de vote », a-t-il déclaré, dimanche soir lors d’un point de presse, consacré à la présentation du bilan de la journée électorale.

« Si le scrutin s’est déroulé dans le calme dans huit régions du pays, ça n’a pas été le cas dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest », a-t-il admis, notant que « plusieurs incidents ont émaillé ce jour de vote ».

A cet égard, il a rappelé que trois hommes armés, séparatistes présumés, qui tiraient sur des passants à Bamenda, capitale du Nord-Ouest, ont été abattus dimanche matin après avoir été traqués par les forces de sécurité, outre des coups de feu d’origine inconnue ont été entendus à la mi-journée à Buea. Une voiture du quotidien gouvernemental « Cameroon Tribune » et celle du sous-préfet ont également été prises pour cible.

« Ces incidents n’ont cependant pas été de nature à entacher la sincérité et la crédibilité du scrutin tenu ce jour (…) et qui a vu la participation de 4094 observateurs soit 3662 observateurs nationaux et 432 observateurs internationaux », a affirmé le ministre de l’Administration territoriale.

« Les camerounais inscrits sur les listes électorales ont, dans leur immense majorité, accompli leur devoir civique », a-t-il dit.

Et de rappeler que « la proclamation des résultats officiels de l’élection présidentielle relève de la compétence exclusive du Conseil constitutionnel. Personne n’a le droit de se substituer à cette instance juridictionnelle », notant que « toute forme de remise en cause du verdict des urnes en dehors des voies légales, ne sera pas tolérée ».

La mise en garde du ministre camerounais contre toute remise en cause des verdicts des urnes intervient suites aux informations relayées par des médias locaux et internationaux faisant état d’une énorme abstention et des violences marquant le jour de scrutin dans l’ouest anglophone du Cameroun ayant, selon eux, empêché l’installation de nombreux bureaux de vote dans des villages de ces régions, par crainte d’attaques séparatistes.

Selon des informations recueillies par l’Agence Cameroun Presse, le Président sortant Paul Biya aurait remporté une victoire écrasante, précisant que ces résultats sont non officiels et ne proclament en aucun cas le vainqueur de l’élection dans la mesure où seul le président du Conseil Constitutionnel a le droit de dévoiler le gagnant des suffrages.

Plus de 6,5 millions d’électeurs camerounais étaient appelés, dimanche, aux urnes pour élire leur nouveau président pour les sept années à venir.

Après le retrait du candidat investi par le Front populaire pour le développement (FPD) Me Akéré Muna, ancien bâtonnier du Cameroun, huit candidats étaient en lice, en l’occurrence le président sortant, Paul Biya (au pouvoir depuis 1982) investi par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), Garga Haman Adji (L’Alliance pour la démocratie et le développement), Adamou Ndam Njoya, (L’Union démocratique du Cameroun), Maurice Kamto (Mouvement pour la renaissance du Cameroun), Joshua Osih (Social Democratic Front), Cabral Libii (UNIVERS), Serge Espoir Matomba (PURS) et Ndifor Afanwi Franklin (Mouvement citoyen national camerounais).

Les résultats définitifs seront proclamés dans les 15 jours suivant le scrutin.

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