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DÉSENGORGEMENT DES PRISONS : L’ONLPL TRAVAILLE À LA RÉACTUALISATION DES PEINES ALTERNATIVES


  28 Mai      0        Society (16454), Technologie (527),

   

Dakar, 27 mai (APS) – L’Observateur national des lieux de privation de liberté (ONLPL) Josette Marceline Lopez Ndiaye a indiqué lundi à Thiès que l’institution qu’elle dirige travaille avec les magistrats au désengorgement des prisons au Sénégal, à travers notamment la réactualisation des peines alternatives à l’emprisonnement.

« De plus en plus, on s’est rendu compte que les établissements pénitentiaires sont surpeuplés et on essaye de trouver des moyens de (les) désengorger », a dit Mme Ndiaye.

Elle s’exprimait en marge d’une session de formation aux droits humains de cinq jours, à l’intention de 500 élèves agents de police de la 45-ème promotion de l’Ecole nationale de police et de la formation permanente.

Les lieux de privation de liberté sont caractérisés par « les mauvaises conditions de prise en charge » des détenus qui sont incarcérés dans des endroits « exigus » où ils sont « en surnombre », a relevé l’ONLPL, estimant qu’une telle situation peut être qualifiée de « maltraitance ».

La population carcérale est estimée à quelque 10.000 personnes pour 37 prisons à travers le pays, a-t-elle renseigné.

L’ONLPL a organisé des ateliers de formation avec des magistrats des quatre ressorts du pays – Kaolack, Saint-Louis, Ziguinchor Dakar -, « pour essayer de trouver des voies et moyens pouvant éviter le décernement systématique des mandats de dépôt », a-t-elle rapporté.

Ensemble, les deux parties « ont revisité les textes et remis au goût du jour les peines alternatives ». Ces sanctions, a-t-il dit, étaient déjà prévues dans les textes, mais « restent inappliquées, parce que les magistrats se trouvaient confrontés à des difficultés pour les appliquer ».

L’absence d’adresse, de domiciliation régulière ou de représentation juridique, sont autant d’obstacles à la mise en liberté provisoire de certains détenus, avec les risques de fuite du prévenu.

D’où la nécessité de résoudre en amont, un ensemble de problèmes, avant d’arriver à l’exécution des peines alternatives.

Dans cette optique, le ministre de la Justice avait aussi invité les magistrats lors de la conférence des parquets, à « essayer d’éviter de décerner systématiquement les mandats de dépôt pour de petits délits » qui peuvent être réglés autrement, a ajouté l’Observateur des lieux de privation de liberté.

Josette Marceline Lopez Ndiaye, comme exemples de peines alternatives, a cité le contrôle judiciaire par lequel il est demandé à un petit délinquant de venir chaque semaine émarger.

L’ajournement, consistant à renvoyer l’affaire à une date ultime, avant laquelle le prévenu doit se mettre en règle, peut aussi être utilisé en cas d’abus de confiance.

ADI/BK

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