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LUTTE CONTRE L’EXTREMISME VIOLENT DANS LA REGION DES SAVANES : UNE MISSION INTEGREE CONJOINTE DU SNU IDENTIFIE LES BESOINS DES POPULATIONS POUR DES ACTIONS PREVENTIVES


  9 Juillet      0       

   

Dapaong, 9 juil. (ATOP)- Une mission intégrée conjointe du Système des Nations Unies (SNU) au Togo, des Partenaires techniques et financiers (PTF) et du gouvernement togolais séjourne du 8 au 12 juillet dans la région des Savanes pour une évaluation des besoins en terme de prévention et d’indentification des actions à mener en vue d’accompagner les populations à la base dans la lutte contre l’extrémisme violent.

Cette mission qui se tient de façon simultanée dans les sept préfectures de la région, fait suite à la grande conférence sur la promotion de la cohésion sociale dans le cadre de la lutte contre l’extrémisme violent tenue les 18 et 19 juin dernier à Dapaong. C’est une perspective essentiellement anticipative et préventive initiée par le gouvernement avec l’appui du SNU, des PTF notamment l’Union Européenne, les ambassades de France, d’Allemagne et des USA au Togo, ainsi que l’ONG WANEP-Togo. Le but est d’entreprendre des actions de prévention contre l’extrémisme violent devenu une menace pour tous les pays frontaliers du Sahel dont le Togo. Pour cela, le gouvernement a mis en place un comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV) à l’issue du conseil des ministres du 15 mai 2019 dont la mission principale est d’œuvrer à éradiquer ou à réduire sensiblement la propagation du terrorisme violent en donnant aux communautés des outils et soutien dont elles ont besoin pour lutter efficacement contre ce fléau.
En prélude à la mise en œuvre de ces actions majeures, cette mission intégrée et coordonnée sous le lead du ministère en charge de la Sécurité et de la Protection civile est menée afin d’évaluer les besoins et d’analyser les défis en vue de mieux apprécier et avoir une vue d’ensemble de la situation. Elle aura à identifier les facteurs potentiels de radicalisation et de vulnérabilités socioéconomiques exploitables par les groupes criminels et les terroristes ;à proposer des orientations devant permettre d’améliorer les actions en matière de prévention ; et à favoriser une meilleure implication des collectivités territoriales et leaders locaux en raison de leur prolixité avec les populations. Il sera aussi question de faire une cartographie des besoins de prévention afin d’accompagner le gouvernement à élaborer un plan stratégique national d’action contre l’extrémisme violent qui tiendra compte des mesures à appliquer en priorité sur le territoire togolais pour s’attaquer aux causes du phénomène.
L’équipe de la mission va rencontrer sur le terrain les différentes couches sociales, à savoir les chefs traditionnels, les responsables religieux, les leaders locaux, les groupes de jeunes et de femmes afin d’identifier ensemble leurs besoins pour des actions concrètes pouvant contrecarrer d’éventuels actes terroristes sur le territoire. A terme, les travaux de cette mission permettront d’améliorer la compréhension de la nature et des enjeux de cette menace transnationale, ainsi que des mutations de violence en vue de trouver des solutions collectives idoines et appropriées aux niveaux local et national.
Pour le Conseiller Juridique au ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le commandant Meleou Kpatcha, la région des Savanes étant la plus touchée en matière de frontières avec les pays du Sahel, il est nécessaire de démarrer la mission là-bas avant d’aller vers d’autres régions du pays. « Cette mission nous permet d’évaluer la menace réelle dans région en ayant des rencontres avec les populations de base pour discuter et voir dans quelle mesure le gouvernement et ses partenaires peuvent être à leurs côtés pour contrer les extrémistes qui utilisent l’absence de l’Etat pour frapper », a-t-il précisé. II a remercié le chef de l’Etat pour sa vision pratique qui permet de prendre des actions concrètes pour se prémunir contre les actes terroristes en dehors du travail que les forces de l’ordre et de sécurité font quotidiennement.
L’adjoint du SNU, Mactar Fall a salué cette initiative du gouvernement togolais qui permet d’échanger directement avec les populations locales sur des questions importantes d’extrême violence qui ne sont plus tabou. Il a indiqué que la zone du Sahel est une zone à risque et aucun pays n’est épargné et il ne peut y avoir développement sans parler de sécurité et de paix d’où l’engagement de toute la communauté des PTF à accompagner le Togo dans cette lutte à travers des actions de prévention.
Le préfet de Tône, Tchimbiandja Yendoukoa Douti a exprimé sa gratitude au gouvernement qui ne ménage aucun effort pour la protection des populations de toutes les contrées du pays. Il a demandé aux différents acteurs d’avoir une oreille attentive aux messages et d’aider la mission en identifiant clairement les besoins de leurs localités afin d’élaborer des projets qui pourront contribuer à dissuader les fauteurs de troubles dans la région.

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