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IL Y A CINQUANTE ANS, PARAISSAIT LE PREMIER NUMÉRO DU JOURNAL LE SOLEIL


  20 Mai      14        Media (1226),

   

Dakar, 20 mai (APS) – Il y a cinquante ans, le 20 mai 1970, paraissait le premier numéro du quotidien national Le Soleil, qui prenait le relais du journal Dakar-Matin, anciennement Paris-Dakar (1933-1960), tout en marquant également une rupture avec cette publication de la famille française De Breteuil.
’’Aujourd’hui, l’évènement, c’est aussi Le Soleil’’. Le mercredi 20 mai 1970, cet appel à la une annonçait la naissance du +grand quotidien sénégalais+. L’astre de Hann doit son appellation à Léopold Sédar Senghor, alors président de la République du Sénégal qui avait résolu une discussion sur le nom à donner au (journal) en disant +…et si on l’appelait Le Soeil’’, rappellent les Cahiers de l’alternance, le magazine du CESTI, dans un numéro intitulé ’’Médias au Sénégal entre mutations et contraintes’’.
Depuis cette date, ce joyau du paysage médiatique n’a cessé de briller comme l’astre auquel il doit son nom, à la fois comme vitrine de l’actualité nationale et internationale et creuset de l’information officielle.
Dans un édito en février, le chef de l’Etat, Macky Sall, soulignait que ses cinquante ans d’existence ont « permis au Soleil de produire et de diffuser, dans un bel esprit de service public, des informations majeures qui auront largement contribué, d’une certaine façon, à l’éclosion d’une Nation solide, solidaire et au progrès indéniable de celle-ci ».
Le responsable maintenance de l’unité de production du Soleil, Alioune Faye, revient pour l’APS sur les plus grandes étapes qui ont jalonné la production de ce journal édité par la Société sénégalaise de presse et de publication (SSPP), qui a le statut de société nationale.
‘’Le premier numéro du journal le Soleil a été tiré par Grande Imprimerie Africaine (GIA)’’, a rappelé M. Faye.
Située à l’époque en plein cœur du Plateau, cette entreprise française, propriété du Groupe de Breteuil, assurait l’imprerssion de l’ancêtre du quotidien national, Dakar-Matin et de deux autres hebdomadaires, Le Moniteur Africain, le premier journal imprimé au Sénégal et Terre Sénégalaise, rappelle t-il.
Selon Alioune Faye, la GIA a ainsi assuré le tirage du journal jusqu’en 1974, date de création par l’Etat de la société nationale des Nouvelles Imprimeries du Sénégal (NIS), dont Le Soleil était l’un des actionnaires majoritaires.
A en croire cet ancien responsable de la maintenance des NIS, la première rotation de cette imprimerie était exclusivement dédiée au tirage du quotidien national. ’’C’est ce qui faisait d’ailleurs que les autres journaux privés étaient obligés d’être, soit des hebdomadaires, soit des mensuels, parce qu’il était quasi impossible les produire en même temps, tous les jours’’, a-t-il aexpliqué.
Ce n’est qu’au début des années 2000 que Le Soleil a acquis sa propre imprimerie qu’il a par la suite renforcée grâce à l’acquisition d’une nouvelle imprimerie moderne.
Selon Alioune Faye, si la fabrication du journal est devenue aujourd’hui beaucoup plus facile, grâce aux ordinateurs, il en était autrement auparavant. il fallait toute une demie journée de conception et de montage, avant d’obtenir un produit fini et apte à être tiré.
’’On recevait le manuscrit des journalistes qui étaient transmis à l’imprimerie. On faisait des saisies kilométriques qu’on sortait sous forme de bromure, à savoir un support en papier qu’il fallait découper avec des ciseaux et monter manuellement’’, se souvient Faye.
Après le montage manuel de ce papier, ‘’il fallait faire le transfert sur un autre support plastique en film’’, raconte-t-il. Il précise qu’ »à partir de ce support plastique en film, on faisait le transfert sur un support métallique en aluminium, dénommé plaque [et] qu’on devait après accrocher sur la rotative pour imprimer le journal’’.
’’Cette procédure méticuleuse obligeait, dit-il, les équipes de saisie, de montage qui recevaient les premières copies, à être sur place à 16 h, bien avant le démarrage aux environs de zéro heure. Pendant tout ce temps, cette équipe qui s’appelle la prépresse travaillait bien avant l’utilisation de la rotative qui était le dernier maillon de la chaîne’’.
Aujourd’hui, relève-t-il, ’’il n’y a plus de prépresse au niveau de l’imprimerie’’. Il assure qu’à partir de l’ordinateur, ’’le service technique fait tout le montage, et une fois ce travail fini, la plaque est directement lancée sur la machine pour impression’’.
Pour le responsable maintenance de l’unité de production du Soleil, ’’c’est tout ce petit rituel d’avant qui rendait unique et donnait de la valeur aux journaux anciens’’.
’’C’’est de l’or’’, s’exclame le responsable du service des archives du quotidien national Le Soleil, Fadel Dièye, exhibant fièrement le premier article du journal.
Il confie que d’autres numéros de journaux archivés ‘’ont été brûlés lors d’un violent incendie, qui a ravagé en 1971, les archives du Soleil’’. « A l’époque, je n’étais pas encore au Soleil, mais j’habitais le quartier de Hann. Je faisais partie des gens qui avaient essayé d’éteindre le feu’’, déclare-t-il.
Selon lui, ces archives, témoins de l’histoire du Sénégal des années 1970 à nos jours, renferment également des pièces uniques dont sont dépourvues les Archives nationales.
’’Une fois, il y a un Européen qui est venu au Sénégal. Il s’était rendu aux Archives nationales, à l’IFAN, et fait le tour de Dakar pour un document. Mais, quand il est venu ici, en cinq minutes, je le lui ai sorti’’, fait-il savoir avec fierté.
C’est fort de ce constat que la Direction du Soleil a envisagé de numériser ses archives, dont les photos, pour la postérité et pour un meilleur usage, rappelle Fadel Dièye.

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