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48ème Session du Conseil des Ministres des Affaires Etrangères de l’OCI : Le Premier Ministre pakistanais exhorte les pays de la « coopération islamique » à s’adapter aux changements mondiaux


  21 Mars      20        revue de presse (779),

   

NIAMEY, 21 Mars (ANP) – Dans un entretien qu’il a accordé au journal saoudien « Arab News » dans sa publication de ce lundi 21 mars 2022, le Premier Ministre pakistanais Imran Khan, dont le pays accueille la 48ème Session du Conseil des Ministres des Affaires Etrangères des pays membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) les 22 et 23 mars 2022, a exhorté les pays de la « coopération islamique » à s’adapter aux changements mondiaux.

Après s’être réjoui du fait que la convocation de cette session à Islamabad, qui coïncide avec le 75ème anniversaire de l’indépendance du Pakistan, est une manifestation exceptionnelle de la solidarité islamique avec le Pakistan, M. Imran Khan a souligné l’importance du moment de cette réunion à la lumière des changements qui se produisent, dont les systèmes économiques et de sécurité du monde sont témoins, et la nécessité pour les pays islamiques de s’adapter à ces changements.

Il a ensuite fait remarquer que la réunion des Ministres des Affaires Etrangères à Islamabad « se déroule à un moment critique de l’histoire du monde, à la lumière de l’érosion des structures de sécurité mondiales et du système économique qui ont été établis depuis 1945 », faisant ainsi référence à plusieurs facteurs, à savoir « l’usage répété et unilatéral de la force, et la nouvelle guerre froide, la disparité croissante entre les pays et au sein d’un même pays, exacerbée par l’épidémie de Covid-19, en plus des effets du changement climatique et de l’évolution technologique révolution ».

Aussi, le Premier Ministre pakistanais a-t-il souligné « la nécessité pour les pays islamiques d’explorer prudemment ces nouvelles réalités et de former efficacement l’ordre mondial émergent pour réaliser leurs intérêts individuels et communs », précisant que pour atteindre cet objectif, « les pays islamiques doivent d’abord renforcer et maintenir leur souveraineté et leur intégrité territoriale ».

Selon lui, cela passe « en évitant de s’engager dans la concurrence entre les grandes puissances, en résolvant les différends islamo-islamiques et en coupant la route sans ingérence étrangère ».

Il a ensuite évoqué la situation particulière de certains pays membres de l’OCI, notamment celle de la Palestine et du Cachemire pour souligner la nécessité pour l’Organisation de la Coopération Islamique, en tant que force motrice pour la paix et la justice, de continuer à soutenir les justes causes de ces deux Etats afin d’obtenir le droit à l’autodétermination et à la liberté face à l’occupation étrangère.

Sur la question afghane, le Premier ministre pakistanais a déclaré : « Après 40 ans, il existe maintenant une réelle opportunité de rétablir la paix et la sécurité en Afghanistan et dans la région », suggérant « la nécessité d’agir collectivement pour prévenir une catastrophe humanitaire et un effondrement économique en Afghanistan, et de travailler efficacement avec les autorités afghanes pour promouvoir les droits de l’homme, en particulier les droits des femmes, encourager une plus grande inclusion et développer des stratégies efficaces pour éliminer la menace terroriste ».

« Nous devons travailler pour trouver nos propres solutions aux problèmes auxquels est confronté le monde islamique », a insisté Imran Khan, soulignant « la nécessité de résoudre les conflits en Syrie, en Libye et au Yémen par la réconciliation et la coopération entre les pays islamiques concernés, et d’empêcher les pays non-musulmans de s’immiscer dans ces conflits ».

Face aux défis économiques des pays musulmans, exacerbé par la pandémie de COVID-19 et le changement climatique, Imran Khan a estimé que le monde islamique est riche en ressources humaines et naturelles, appelant à une meilleure coordination pour investir dans les complémentarités et renforcer les capacités.

Il a souligné que « l’action islamique conjointe dans les domaines économique et commercial constituera une étape importante vers un plus grand rapprochement et une plus grande solidarité politique ».

Selon lui, « les pays islamiques doivent se joindre aux pays en développement afin de mobiliser des ressources suffisantes pour se remettre de l’épidémie et atteindre les objectifs de développement durable », expliquant que cette mobilisation « doit inclure des opérations d’allégement et de restructuration de la dette, et atteindre l’objectif de dépenser 0,7% de PIB ».

« Nous devons également exiger un traitement juste et égal dans les structures internationales de la finance, du commerce et de la fiscalité, et arrêter et inverser les milliards de dollars qui circulent chaque année de nos pays vers des « refuges » par le biais de la corruption, de la fraude, de l’évasion fiscale », a préconisé le Premier Ministre pakistanais.

Pour un meilleur avenir du monde musulman, le Premier Ministre pakistanais a estimé que, les pays de l’OCI « doivent se préparer à une économie mondiale numérique, intégrée et fondée sur la connaissance », appelant à « la création d’un comité pour l’avenir affilié à l’organisation afin d’étudier les tendances dans les domaines de la science, de la technologie, du commerce et de la finance et recommander une stratégie claire et à long terme ».

Il a également appelé au « renforcement de la coopération économique avec tous les pays et groupes, avec l’Occident et l’Orient. En même temps, nous devons tirer parti des aspects de complémentarité économique entre les pays islamiques, en utilisant la Banque islamique de développement et d’autres institutions de l’Organisation de la coopération islamique », a-t-il déclaré, notant qu’« un groupe de travail spécial peut élaborer un plan de coopération économique, financière, commerciale et technologique entre les États membres de l’organisation.

Par rapport au phénomène de l’Islamophobie, Imran Khan a indiqué que « nous devons promouvoir le respect universel de notre foi islamique et assurer la protection de chaque musulman partout. Nous devons nous opposer fermement à la diffamation de l’Islam ou à tout mépris de notre Livre sacré ou de notre noble Prophète, que Dieu le bénisse et lui accorde paix ».

Le Premier ministre pakistanais s’est enfin félicité de l’adoption unanime par l’Assemblée Générale des Nations Unies de la résolution proposée par son pays, avec l’accord des pays de l’Organisation de la coopération islamique, déclarant le 15 mars Journée internationale de lutte contre l’Islamophobie.

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