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L’avortement prend des proportions inquiétantes, selon l’AIBEF

Abidjan, 28 jan (AIP)- Le nombre de décès lié à la pratique de l’avortement en Côte d’Ivoire  prend des proportions inquiétantes, a indiqué, mardi, à Abidjan, le directeur exécutif de l’Association ivoirienne pour le bien-être familial (AIBEF), Alo Richard.

En Côte d’Ivoire, sur 100 mille femmes, 647 décès sont liés à l’avortement, a révélé M. Alo, lors de l’atelier national de la revue documentaire et de l’analyse juridique et politique relatives aux décès maternels liés à l’avortement et ses conséquences en Côte d’Ivoire.

Cinq milles personnes, qui décèdent suite à l’avortement chaque année, a-t-il renchéri, précisant que le nombre de personnes ayant pratiqué l’avortement à haut risque en Côte d’Ivoire s’élève à 63,7%.

Face à ces chiffres, selon Alo Richard, il revient aux organisations de la société civile d’attirer l’attention des gouvernements sur ces faits en les exhortant à prendre des dispositions adéquates pour réduire ces chiffres.

A cet titre, il a recommandé à l’Etat de Côte d’Ivoire de modifier le cadre législatif en vigueur sur l’avortement, en l’adaptant aux dispositions du protocole de Maputo.

Ce cadre juridique ratifié par la Côte d’Ivoire étend la pratique de l’avortement sécurisé, dans les cas de viol, d’inceste, de malformation du fœtus, et de danger sur la santé de la mère et bien d’autres dispositions.

Les chiffres publiés à cet atelier national sont tirés d’une enquête réalisée par le cabinet global challenge corporation sous l’initiative de l’AIBEF et de la Fédération internationales pour le planning familial (IPPF).

La Côte d’Ivoire  est le seul des cinq pays  à avoir fait la restitution de cette étude pour l’amélioration de la législation existante en la matière. Un document de plaidoyer rédigé par  l’AIBEF sera transmis à l’Union Africaine pour discussion et validation d’un plaidoyer pour une action régionale pour l’élargissement des cibles pour l’avortement sécurisé.