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Journée nationale de la femme : une marche pacifique pour dénoncer les violences faites aux femmes


  18 Avril      24        Droits de l'Homme (241), Société (13018),

   

Libreville, 17 Avril (AGP) – La journée nationale de la femme, célébrée ce mercredi 17 avril,  a été marquée par une marche pacifique initiée par la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la famille (FSBO), qui s’est déroulée du Rond point de la démocratie, jusqu’à l’Assemblée nationale, pour dénoncer les violences faites aux femmes, a rapporté l’AGP.

Des milliers de personnes, ont pris part  au regroupement fixé au rond point de la démocratie de Libreville, en attente de la marche initiée pour commémorer l’événement. Ces personnes  composées des jeunes, des hommes, des associations féminines, des entreprises mais beaucoup plus de femmes, n’ont pas voulu manqué ce rendez-vous qui met la femme à l’honneur.

Munis de banderoles, et vêtus aux couleurs de cette journée de la femme, c’est en chantant, et en scandant des slogans valorisant la femme, ils étaient nombreux, avec en tête de file la Première Dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba, qu’accompagnaient  plusieurs membres du Gouvernement, dont le Premier ministre, Julien Nkoghé Békalé, de la société civile et des représentants des confessions religieuses, à prendre part à cette marche pacifique sur le boulevard triomphale jusqu’au  palais Léon Mba  (Assemblée Nationale), qui symbolise la maison du peuple.

A l’esplanade de l’Assemblée Nationale, où les attendaient le président de cette institution, Faustin Boukoubi, la Première Dame y a prononcé son allocution de circonstance.

«Nous sommes venus vous dire qu’une partie de ce peuple  est maltraitée,  violentée,  violée. Cela ne peut perdurer. Nous marchons pour dire NON. NON à la violence faite aux femmes  particulièrement aux violences conjugales. NON à l’impunité des bourreaux», a-t-elle dénoncé.

S’adressant par la suite au Président de l’Assemblée nationale, Sylvia Bongo Ondimba a rappelé aux députés combien de fois leur travail sur le terrain devrait participer à la sensibilisation des populations et électeurs dont ils sont  les représentants.

«C’est le Parlement qui est sur le terrain de la sensibilisation des électeurs. C’est lui qui est au contact aussi bien des auteurs  que des victimes  des drames que nous dénonçons. C’est le Parlement qui prend des textes  en partage avec le Gouvernement et veille à leur application», a-t-elle avancé. Ajoutant qu’«Il est temps que le Parlement sorte des infractions générales en mettant en place une législation spécifique répressive avec des circonstances aggravantes concernant les violences faites aux femmes pour dissuader les auteurs de ces barbaries. Il est temps que le peuple gabonais revienne aux valeurs fondamentales  du respect de la vie, de l’intégrité corporelle, de préservation de la famille».

Sylvia Bongo Ondimba a enfin remis, de manière solennelle au président de l’Assemblée Nationale,  le Plaidoyer en faveur des droits des femmes et l’Enquête nationale sur les violences basées sur le genre.

Saluant par ailleurs l’initiative de la Première Dame, la magistrate  Honorine Nzet Bitéghé a pour sa part encouragé les femmes à se battre pour sortir de ces violences faites à leur endroit.

«Il faut que les femmes se lèvent. Personne ne leur donnera quelque chose  sur un plateau d’argent. Il faut qu’elles se battent, car il n’y a pas de victoires sans combat».

Une enquête sur les violences basées sur les genres datée de 2016  et homologuée par le Fonds des Nations Unies pour la Population (…) fait ressortir le taux de violence physique sur les femmes à 58,5%.

Cette violence s’exerce principalement au sein du foyer conjugal  où 71% des cas sont dus à la  consommation excessive d’alcool par les maris.

DAM

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