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LES HÔPITAUX MOBILES PRÉCONISÉS POUR UNE MEILLEURE PRISE EN CHARGE DES POPULATIONS


  12 Juillet      19        Santé (2041),

   

Thiès, 12 juil (APS) – Le professeur Daouda Ndiaye, chef du
département de parasitologie de la Faculté de médecine et de pharmacie
de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a préconisé, vendredi
à Thiès, le recours aux hôpitaux mobiles pour améliorer le niveau de
prise en charge des populations.

Des « efforts » ont été faits par l’Etat dans ce domaine, a-t-il
reconnu, mais il n’en demande pas moins aux autorités de « faire plus »,
la demande étant selon lui « fortement supérieure à l’offre ».

« Sur le plan de de la santé, pourquoi pas créer des hôpitaux mobiles,
comme nous sommes en train de le faire avec le mouvement Actions pour
mettre à la disposition des populations des soins, des plateaux
techniques, mais également des conditions de prise en charge
améliorées », a-t-il suggéré.

Il s’exprimait au cours d’une rencontre à l’Hôpital régional El Hadji
Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès où son organisation, le mouvement
Actions, a financé une opération de circoncision de 100 talibés issus
de 17 « daaras » (écoles coraniques) de la capitale du rail.

Selon lui, en mobilisant des médecins et des équipements vers des
zones sans hôpitaux, il est possible de résoudre beaucoup de problèmes
de santé.

« Des hôpitaux partout, non seulement ce n’est pas possible, mais ce
n’est pas pertinent », a-t-il poursuivi en langue nationale wolof,
ajoutant que cette position se justifie par le fait que toutes ces
structures vont encore nécessiter des médecins et ne seront pas
suffisamment accessibles pour les populations.

« Il faut faire en sorte que partout où il y a des populations, que des
hôpitaux mobiles les y trouvent », dit-il, estimant que ces unités
mobiles peuvent être organisées aussi bien par des structures
étatiques que des acteurs non étatiques.

« Les hôpitaux mobiles, ce n’est pas compliqué : ce sont juste des
équipements, des médicaments et des médecins compétents ». Par un tel
dispositif, note-t-il, « on peut résoudre beaucoup de problèmes de
santé au Sénégal », en permettant aux populations, quel que soit leur
lieu de résidence, d’accéder à des soins de qualité.

Se présentant comme « un conseiller du Sénégal », il déclare qu’il ne
cessera d’apporter sa contribution dans la réflexion, « avant même
qu’on ne le (lui) demande », dans les questions de santé et
d’enseignement où il évolue.

Le professeur Daouda Ndiaye, par ailleurs le chef du service du
laboratoire parasitologie de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar,
officie parallèlement depuis 2017 comme expert du panel certification
élimination du paludisme de l’OMS.

Inventeur du test de paludisme « Illumigene malaria », il est depuis
2010, professeur chercheur associé au département d’immunologie et des
maladies infectieuses de l’école de santé publique l’université
américaine de Harvard, où il a été formé en biologie moléculaire et
générique infectieuse.

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