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Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine (RPQI-Afrique)

Dakar, 17/07/2018 (MAP)- Le rejet de l’inscription de l’ancien ministre Karim Wade sur les listes électorales au Sénégal, l’augmentation des impôts au Ghana et les mesures pour réduire le train de vie de l’Etat au Gabon sont les principaux sujets évoqués par la presse africaine parue mardi.

Au Sénégal, le débat autour du rejet de l’inscription de l’ancien ministre Karim Wade sur les listes électorales, constitue le principal sujet abordé par la presse locale aux côtés d’autres sujets d’intérêt économique et politique.

« Un ex-juge de la CREI (Cour de répression de l’enrichissement illicite) valide la candidature de Karim Wade », titre la Une de +L’As+ reproduisant une longue tribune de Yaya Amadou Dia, ancien magistrat à la CREI qui souligne notamment que « la condamnation pénale de Karim Wade ne fait pas obstacle ni à son inscription sur les listes électorales ni à la recevabilité de sa candidature ».

La direction générale des élections avait rejeté l’inscription sur les listes électorales de Karim Wade, le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade et candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais (PDS) à la présidentielle.

Avec la nouvelle constitution en vigueur au Sénégal, l’inscription sur les listes électorales est une condition obligatoire pour être candidat à la présidence.

Condamné en mars 2015 par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) à six ans de prison ferme et plus de 200 millions d’euros d’amendes, Karim Wade a été gracié en juin 2016 après trente-huit mois de prison par le président Macky Sall.

La tribune de l’ancien magistrat de la CREI est relayée par plusieurs autres journaux, dont +Vox Populi+ qui titre « Sortie incendiaire du juge Yaya Dia », et +Le Quotidien+ qui relève que Yaya Dia valide Karim ou encore +WalfQuotidien+ qui titre « un ancien juge de la CREI réhabilite Karim ».

Sur un autre registre, la presse locale fait état du démarrage, ce mardi, de l’examen du baccalauréat au Sénégal, notant que 157.687 candidats composent dans 415 centres d’examen à travers le pays.

Au Ghana, +Daily Graphic+ rapporte que la minorité au Parlement a mis en garde le gouvernement contre l’augmentation des impôts dans le prochain examen du budget de milieu d’année qui sera présenté par le ministre des Finances jeudi.

Le gouvernement doit revoir sa décision d’introduire de nouvelles mesures fiscales, qui seront un fardeau pour les Ghanéens qui luttent déjà pour s’en sortir, a indiqué le porte-parole de la minorité, Cassiel Ato Forson, cité par le quotidien.

Son confrère, +Ghanaian Times+ fait savoir que le Parlement a approuvé des facilités commerciales et de crédit d’un montant total de 47 millions d’euros pour financer les travaux d’agrandissement du Centre médical de l’Université du Ghana (UGMC).

Au Gabon, +l’Union+ revient sur la position des syndicats et de l’opposition des mesures gouvernementales visant à réduire le train de vie de l’Etat, écrivant dans ce sens qu’une délégation de la Coalition pour la nouvelle République (CNR, opposition), a animé samedi à Libreville, une conférence de presse au cours de laquelle les différents intervenants ont apporté leur soutien à Dynamique unitaire (DU), principal syndicat de la Fonction publique, dans sa démarche de remettre en cause les mesures gouvernementales visant à réduire le train de vie de l’État.

Les intervenants reprochent notamment au gouvernement le fait d’avoir pris ses « mesures sans consulter les partenaires sociaux », ajoute la publication.

Sur un autre registre, la presse revient sur le procès anticorruption, indiquant que la deuxième session de la Cour criminelle spéciale (CCS) s’ouvre ce mardi au palais de justice de Libreville.

Dans le box des accusés, deux cadres de la Direction générale des douanes et des impôts indirects Alain Ndjoubi Ossamy et Jean-Bernard Ngalibika, respectivement ancien directeur général et ex-chef du service Valeurs, poursuivis respectivement pour détournement de deniers publics et complicité de détournement de deniers publics et corruption active, explique la presse.