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LES INFORMATIONS STATISTIQUES SONT NÉCESSAIRES POUR LA CORRECTION DES INÉGALITÉS DE SEXE (RESPONSABLE)

Dakar, 30 Juin (APS) – La directrice de l’équité et de l’égalité et du genre (DEEG), Ndèye Astou Diouf, a souligné mercredi, la nécessité de disposer des informations statistiques correctes et judicieuses afin de ‘’corriger les inégalités’’ selon le sexe et mettre en place des politiques publiques sensibles au genre.

‘’Nous avons besoin des informations statistiques pour corriger, de manière adéquate, les inégalités et également mettre en place des politiques publiques sensibles au genre de manière correcte et judicieuse’’, a-t-elle notamment insisté.

Elle intervenait lors d’un comité régional de développement (CRD) de sensibilisation sur le comité multipartite pour les statistiques différenciées selon le sexe, aux niveaux national et infranational.

Ce comité multipartite a été mis en place par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), en collaboration avec ONU/Femmes, l’entité des Nations Unies dédiée à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes, dans le cadre du programme Women Count.

Ce programme vise à induire un changement radical dans la production, la disponibilité, l’accessibilité et l’utilisation de données et de statistiques de qualité sur les aspects clés liés à l’égalité entre les sexes et à l’autonomisation de la femme.

‘’La politique du genre du Sénégal ne peut pas être une controverse’’, a-t-elle poursuivi, recommandant de ‘’voir en toute responsabilité ce qui doit faire l’objet de planification (…), dans la perspective des objectifs attendus’’.

Le directeur de l’ANSD, Allé Nar Diop, a indiqué que la vision, pour l’horizon 2035, du système statistique national est de devenir durable, cohérent et de répondre de façon satisfaisante aux besoins des utilisateurs.

Il a demandé aux différents partenaires techniques et financiers de poursuivre leur accompagnement au profit du système statistique national pour l’aider dans l’accomplissement de sa mission.

Makhmout Diouf, coordonnateur du projet Woman Count a, pour sa part, rappelé le problème lié à la production de statistiques désagrégées ‘’de qualité à même d’être comparables au niveau international’’.

Pour le gouverneur de la région de Dakar, Al Hassan Sall, ‘’la réponse à la distorsion entre hommes et femmes réside entre autres dans la désagrégation et la diffusion d’indicateurs et d’informations statistiques selon le genre’’.

Il relève que les acteurs, experts et décideurs ont mené un diagnostic lucide et sans complaisance ayant permis d’identifier les faiblesses du système national et de prescrire l’inévitable panacée.

Il souligne qu’il s’agit particulièrement de la mise en place d’un comité multipartite pour les statistiques de genre, qui devra servir de cadre de concertation entre les membres des cellules d’études et de planifications et ceux des cellules genres des différents ministères, en vue d’harmoniser les positions pour s’accorder sur les principes de base et parfaire le système.