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Un projet pour aider à atténuer les effets du changements climatiques démarre en Côte d’Ivoire

Abidjan, 24 sept 2021 (AIP)- Le ministre de l’Environnement et du développement durable, Jean-Luc Assi, a procédé vendredi 24 septembre 2021 à Abidjan, au lancement du projet Benkadi Côte d’Ivoire, « un projet de plaidoyer pour l’amélioration des politiques publiques sur le changement climatique, en vue de l’atténuation et de l’adaptation aux effets de l’érosion côtière et de la dégradation des aires protégées en Côte d’Ivoire ».

M. Assi a rappelé que la vulnérabilité de la Côte d’Ivoire face au changement climatique, touche tous les secteurs. L’Etat de Côte d’Ivoire s’est fixé pour objectif d’améliorer la résilience de la zone côtière. A travers ce projet, vous vous engagés dans la vision du gouvernement dans la lutte contre le changement climatique », a-t-il indiqué.

Le coordonnateur national de la convention de la société civile ivoirienne (CSCI), Mahamadou Kouma a expliqué que, « Benkadi » qui signifie en langue bambara, « l’entente, l’union fait la force ou travailler dans la même dynamique », est une réponse à l’appel à projet du gouvernement néerlandais dans le cadre du partenariat pour le pouvoir des voix.

Il a indiqué qu’en Côte d’Ivoire, le projet mettra l’accent sur deux problématiques, notamment l’atténuation et l’adaptation des effets de l’érosion côtière sur les populations riveraines au Sud du pays et la préservation de sept principales aires protégées face aux agricultures extensives dans 10 régions du pays. « Nous encourageons le gouvernement à poursuivre sa dynamique d’accompagnement de la société car beaucoup reste encore à faire », a-t-il indiqué.

Le directeur général du projet Benkadi, Sylvestre Tiemtoré, a indiqué que ce projet est né de la collaboration entre quatre plateformes sous-régionales. Il s’agit de la CSCI, la plateforme contrôle citoyen de l’action publique (PASCiB) au Bénin, le secrétariat de concertation des Ong nationales au Mali (SECO-ONG) et le secrétariat des ONG (SPONG) au Burkina-Faso. Il a été mis en œuvre sous le lead de l’organisation hollandaise Woord en Daad, financé par le ministère des Affaires Etrangères du Royaume des Pays-Bas.

« Ce projet de plaidoyer entend mobiliser conjointement les membres de ces organisations ouest africaines autour de l’ambition de contribuer à une société civile forte, qui travaille à atténuer les effets du changement climatique sur les communautés vulnérables du Bénin, du Burkina-Faso, du Mali et de la Côte d’Ivoire », a déclaré M. Tiemtoré.

Le projet va durer cinq ans (2021-2025) et prendra en compte l’amélioration des espaces civique dans les pays ciblés en matière de dialogue avec les pouvoirs publics. Son objectif stratégique est d’améliorer la résilience des groupes vulnérables aux conséquences des changements climatiques, spécialement les femmes, les jeunes et les personnes en situation de handicap, souligne-t-on.

L’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas en Côte d’Ivoire, Yvette Daoud a indiqué que le coût global du projet pour la période, est de 21,5 millions d’euros, dont 3,8 millions d’euros pour la Côte d’Ivoire. « Je suis heureuse que la Côte d’Ivoire ait été choisie pour ce projet au regard de son économie basée sur l’agriculture. Elle s’est engagée fortement dans la lutte contre la réduction de l’émission à gaz de serre. Ce projet contribuera à faire de la Côte d’Ivoire un pionnier de la lutte contre le changement climatique », a-t-elle exprimé.