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3ème conférence du REPAR-AC : la gestion durable des forêts au menu des échanges


  1 Mars      53        Environnement/Eaux/Forêts (6790),

 

Libreville, 28 février 2023 (AGP) – Le Réseau des parlementaires pour la gestion des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (REPAR-AC) et le Réseau des présidents des alliances des parlementaires d’Afrique centrale pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (RAPAC-SAN), ont échangé lundi 27 février à Libreville, sur la gestion durable des forêts, à la faveur de la 3è conférence internationale dont l’un des thèmes débattus est: «les enjeux et défis de la gestion durable de la forêt dans la sous-région».

Pour cette première journée, les participants à la 3è conférence internationale du Réseau des parlementaires pour la gestion des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (REPAR-AC) élargie au Réseau des présidents des alliances des parlementaires d’Afrique centrale pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (RAPAC-SAN), se sont penchés sur la problématique de la gestion durable des forêts du bassin du Congo.

Au cours des échanges, l’expert politiste en gouvernance forestière, Patrick Bigombo Logo, a fait constater que le bassin du Congo est un bien public mondial menacé par la dégradation forestière. Les moteurs et accélérateurs de cette menace sont causés, selon lui, par la forte croissance démographique de l’Afrique centrale estimée à une population de 200 millions en 2022. Non sans relever que l’agriculture industrielle n’est presque pas pratiquée.

La Commission des Forêts de l’Afrique centrale (COMIFAC) et le Centre de recherche forestier (CIFOR), ont pour leur part, souligné que plus de 500 mille hectares de palmiers à huile ajoutés à l’hévéa et d’autres activités ne sont pas bien gérés, du fait d’une mauvaise politique d’affectation des terres.

Quant au membre du Conseil régional Est- Cameroun, le bassin du Congo est une source vitale sous financée. Il ne reçoit que 11,50% des financements internationaux, alors que les forêts d’Asie de l’Est bénéficient de 54,57% et l’Amazonie 34%. D’après lui, la cause de cette situation est le manque d’implication totale des Etats de la sous-région dans la prise de décision environnementale internationale.

Pour la meilleure prise en charge des forêts du bassin du Congo, Patrick Bigombo propose quelques solutions. A savoir, l’affectation des terres par secteur afin que l’activité pratiquée soit bien suivie, et la mise en place des nouveaux instruments à l’exemple des aires protégées.

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