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Abuja: Sommet extraordinaire de la CEDEAO sur la situation politique et sécuritaire dans la région


  24 Février      21        Diplomatie (1775),

 

Abuja, 24/02/2024 (MAP) – Les chefs d’Etat des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sont réunis, samedi à Abuja, pour évoquer notamment la situation au Niger, ainsi que dans la région.

L’organisation régionale a convoqué samedi un nouveau sommet extraordinaire afin de discuter de « la politique, la paix et la sécurité dans la République du Niger », a-t-elle annoncé la veille dans un communiqué, ainsi que « les récents développements dans la région ».

« Nous sommes réunis ici pour examiner les développements urgents dans notre sous-région concernant la paix et la sécurité ainsi que les situations politiques dans les Républiques du Niger, du Burkina Faso, de la Guinée et du Mali », a déclaré, lors de la cérémonie d’ouverture, le président nigérian Bola Ahmed Tinubu qui assure la présidence de la CEDEAO, poursuivant que « nous devons aborder ces questions avec un sentiment d’unité et d’engagement pour le bien-être de nos populations ».

« La complexité des questions en jeu nécessite une approche globale et concertée. En conséquence, il nous incombe d’engager un dialogue constructif, de faire preuve d’un jugement prudent et d’œuvrer collectivement à la recherche de solutions durables qui conduiront à une paix et une sécurité durables ainsi qu’à la stabilité politique dans notre région », a ajouté M. Tinubu.

« La gravité de nos responsabilités en tant que dirigeants en ces temps difficiles ne peut être surestimée et c’est grâce à nos efforts concertés et à un sens profond de l’histoire que nous pourrons relever ces défis dans un esprit de vision partagée, de solidarité et de responsabilités collectives », a-t-il souligné.

« Au cours de ce sommet, nous recevrons un mémorandum du président de la Commission de la CEDEAO sur la paix, la sécurité et la situation politique dans la région. Ce mémorandum nous donnera une mise à jour de la situation actuelle dans les Républiques du Burkina Faso, de la Guinée, du Mali et du Niger », a-t-il fait savoir.

« Dans ce contexte, nos décisions doivent être guidées par notre engagement à sauvegarder l’ordre constitutionnel, à défendre les principes démocratiques et à promouvoir le bien-être social et économique des citoyens des pays susmentionnés », a-t-il fait remarquer.

« En outre, nous délibérerons sur le retrait annoncé des Républiques du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO. Dans l’esprit de la sécurité collective et de la solidarité africaine, nous sommes conscients que la stabilité de ces nations est intimement liée à la paix et à la sécurité générales de l’Afrique de l’Ouest », a-t-il annoncé.

« Il est donc pertinent que nous nous engagions dans des délibérations constructives afin d’examiner les mesures prises par ces pays et de veiller à ce que les citoyens ne soient pas privés des avantages découlant de nos initiatives d’intégration régionale », a-t-il indiqué.

« Les temps que nous traversons actuellement dans notre sous-région exigent que nous prenions des décisions difficiles mais courageuses qui placent le sort de nos populations au centre de nos délibérations », a-t-il enchaîné.

« La démocratie n’est rien d’autre que le cadre politique et la voie à suivre pour répondre aux besoins fondamentaux et aux aspirations des populations. C’est pourquoi nous devons réexaminer notre approche actuelle de la recherche d’un ordre constitutionnel dans quatre de nos États membres », a-t-il lancé.

Le Niger, le Mali et le Burkina Faso avaient annoncé fin janvier leur retrait de l’organisation ouest-africaine.

Cette annonce suscite l’inquiétude de centaines de milliers de ressortissants de ces pays, particuliers ou commerçants.

La CEDEAO garantit en effet aux citoyens des 15 pays membres de pouvoir voyager sans visa et de s’établir dans les pays membres pour y travailler ou y résider.

La dernière réunion des membres de la CEDEAO remonte au 9 février lorsqu’ils avaient appelé à la « réconciliation » avec les autorités du Niger, du Mali et du Burkina Faso.

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