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Afrique du Sud: les investisseurs s’inquiètent au lendemain des élections législatives (experts)


  4 Juin      12        Economie (21774), Politique (26022),

 

Johannesburg, 04/06/2024 -(MAP)- Les investisseurs en Afrique du Sud s’inquiètent alors que de nouveaux bouleversements des marchés financiers se profilent au lendemain de la proclamation des résultats des élections législatives très disputées de mercredi dernier, ont indiqué mardi des experts.

« L’Afrique du Sud est à la croisée des chemins » après le revers électoral historique subi par le Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis 30 ans, a déclaré Anne Frühauf, directrice générale du groupe de conseil en risques « Teneo ».

Le parti de Nelson Mandela a perdu, pour la première fois, sa majorité à l’Assemblée nationale en n’obtenant que 40% des suffrages exprimés lors des élections législatives. Affaibli lors de ce scrutin très disputé, l’ANC doit désormais nouer des alliances avec d’autres partis politiques pour former un gouvernement de coalition.

Selon Mme Frühauf, l’incertitude dans le monde des affaires reste omniprésente alors que toutes les issues de coalition sont possibles, la dynamique interne de l’ANC étant un facteur déterminant dans le choix des alliances politiques qui détermineront l’avenir du pays.

Mark Bohlund, analyste principal sur le risque crédit chez « REDD Intelligence », a relevé qu’une coalition avec le parti de droite, l’Alliance démocratique (DA), serait la plus positive pour le marché, mais y parvenir ne sera pas facile et exercera sans aucun doute une pression sur la cohésion interne de l’ANC.

Il a précisé que les partis populistes de gauche « uMkhonto weSizwe » (MK) et les Combattant pour la liberté économique (EFF) sont plus proches idéologiquement de l’ANC, mais risquent d’accentuer l’instabilité économique en raison de leur discours favorable à l’augmentation des dépenses publiques et à la nationalisation des mines et de la banque centrale.

Même son de cloche chez la directrice de la Fédération des entreprises sud-africaines (BLSA), Busisiwe Mavuso, qui a affirmé que l’Afrique du Sud a besoin d’un gouvernement stable et capable de remettre l’économie sur la bonne voie afin de créer des emplois et des recettes fiscales.

Moody’s Investors Service a averti, récemment, que la formation d’un gouvernement de coalition en Afrique du Sud, au lendemain des élections générales du 29 mai, pourrait entraver les réformes économiques et les progrès pour résoudre les défis de longue date que connait le pays.

Moody’s s’attend à une modeste croissance du produit intérieur brut (PIB) sud-africain en 2024 à 1,3 %, contre 0,6 % en 2023, toujours bien en dessous de la moyenne des marchés émergents.

De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse, dans un nouveau rapport, les prévisions de croissance du PIB du pays pour 2024 à 0,9 %, au lieu de 1,8 % annoncée en octobre dernier.

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