AIP Le ministre Laurent Tchagba en Italie à Rome pour la 27ème session du COFO et la 9ème semaine mondiale des forêts AIB Namentenga : Le haut-commissaire constate la dégradation du radié du barrage de Boulsa AIB Burkina/FSP : La douane mobilise plus de 7 milliards FCFA au premier semestre de l’année 2024 MAP Le Nigeria inflige au groupe Meta 220 millions de dollars d’amende pour violations de la protection des données personnelles (communiqué) AIB Burkina/Terrorisme : Le Premier ministre Kyelem charge l’Allemagne et la France MAP Cameroun : deux civils tués par Boko Haram dans l’Extrême-Nord AIB Garango/Religion: Des populations sollicitent les faveurs de la colline sacrée Boulgou AIB Paix et cohésion sociale : Les Sahéliens prennent langue à travers un colloque régional à Dori APS SENEGAL-MONDE-MEDIAS / Forum des médias de Susha : la détection des fausses informations et la lutte contre la désinformation au menu des échanges APS AFRIQUE-MONDE-CLIMAT / COP 29 : plusieurs chefs d’Etat africains attendus à Baku (Ilham Aliyev)

Afrique du Sud: les observateurs africains critiquent la sous-représentation des femmes aux élections législatives


  1 Juin      8        Politique (26031),

 

Johannesburg, 31/05/2024 -(MAP)- Les observateurs électoraux représentant différentes organisations africaines ont critiqué, vendredi, la sous-représentation des femmes sur les listes de candidats des partis politiques aux élections législatives tenues mercredi en Afrique du Sud.

«Les partis politiques sont appelés à promouvoir davantage l’égalité des sexes», ont souligné vendredi les missions d’observation dans une déclaration préliminaire sur le scrutin, notant que ce déséquilibre a été constaté bien que la majorité des électeurs sont des femmes.

Le président de la mission d’observation de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et ancien vice-président de la Zambie, Enock Kavinde, a relevé que seuls 15 partis politiques sur les 52 inscrits sur la liste nationale du scrutin ont atteint une représentation des genres 50-50.

«Ainsi, près de 60 % des candidats étaient des hommes et ce, malgré les assurances que la mission a reçues de la part de tous les partis politiques consultés quant à leur engagement en faveur de l’égalité des sexes», a-t-il ajouté.

Pour sa part, le chef de la mission d’observation de l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (EISA) et ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, a souligné que la faible représentation des candidates dans tout l’éventail politique sud-africain reste préoccupante.

À cet effet, il a fait savoir que sept partis affichaient une représentation féminine de 40 %, alors que quatorze en comptaient seulement 30 %.

Quant au chef de la mission d’observation électorale de l’Union africain (UA) et ancien président du Kenya, Uhuru Kenyatta, il a rappelé que la femme africaine est toujours confrontée à différents défis, tels que le patriarcat, le harcèlement et la discrimination dans la vie politique.

Les missions d’observation africaines ont recommandé une réforme électorale contraignant les partis politiques à mettre en place un système de quotas favorable à la participation des femmes lors des élections.

Elles ont également exprimé leur inquiétude quant aux changements de dernière minute apportés à la loi électorale, qui a été publiée au Bulletin officiel le 7 mai et est entrée en vigueur immédiatement le lendemain, trois semaines avant les élections.

Plus de 27 millions d’électeurs sud-africains ont été attendus, mercredi, aux urnes pour élire leurs députés, qui désigneront à leur tour le prochain chef de l’État, dans un scrutin qui s’annonce décisif pour l’avenir de l’Afrique du Sud.

Dans la même catégorie