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Bulletin d’informations économiques africaines


  9 Mars      16        Bulletin d'info économiques africaines (534),

 

Dakar, 09/03/2023 (MAP)- Voici le bulletin d’informations économiques africaines pour la journée du jeudi 09 mars 2023:

 

Sénégal:

 

– L’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements et des Grands Travaux (APIX-S.A) organise, en juillet prochain à Dakar, le Forum International des Investissements « Invest In Sénégal », consacré au développement des marchés locaux et régionaux dans une logique d’intégration, ainsi qu’à la promotion des opportunités d’affaires du secteur privé.

Placé sous le Haut-patronage du président Macky Sall, le Forum Invest in Sénégal est un rendez-vous incontournable de promotion des opportunités considérables d’investissements auprès des opérateurs économiques, des partenaires financiers et industriels attendus aussi bien de l’Afrique que du reste du monde.

Cet évènement a pour but d’attirer le maximum de capitaux et renforcer l’élan actuel de croissance du Sénégal et l’intégration économique régionale, d’accroître les partenariats public-privé, les joint-ventures et faire la promotion des PME, de mieux faire connaître l’environnement économique du pays et les marqueurs de l’émergence, de promouvoir un environnement des affaires sain et des régimes incitatifs, ainsi que d’être le lieu de rencontre privilégié des investisseurs intervenant en Afrique.

Le Forum se déroulera en juillet 2023 sur trois jours. Il sera structuré autour de panels présidentiels et thématiques, d’expositions de projets, de rencontres d’affaires (B to G, B to B), de visites de sites et d’excursions de découverte des merveilles du Sénégal.

 

-Afrique subsaharienne-croissance:

 

– L’Afrique subsaharienne francophone a globalement affiché, en 2022, la croissance économique la plus élevée d’Afrique subsaharienne, tout en demeurant la partie la moins touchée par l’inflation, ainsi que la partie la moins endettée. Cette triple performance devrait à nouveau se répéter en 2023.

Selon les données fournies par la Banque mondiale dans son rapport intitulé « Perspectives économiques mondiales », publié en janvier dernier, l’Afrique subsaharienne francophone a réalisé en 2022 les meilleures performances d’Afrique subsaharienne en matière de croissance pour la neuvième année consécutive et la dixième fois en onze ans.

Cet ensemble de 22 pays a ainsi enregistré une croissance globale de 4,4 %, tandis que le reste de l’Afrique subsaharienne enregistrait un taux de 2,9 % .

Dans le même temps, et à partir des estimations du FMI, l’Afrique subsaharienne francophone a continué à afficher le niveau d’inflation le plus faible, avec un taux de seulement 7,2 %, compte tenu du contexte international, contre 24,4 % pour l’Afrique subsaharienne non francophone.

Selon les données du FMI, l’Afrique subsaharienne francophone continue à maîtriser son niveau d’endettement, avec une dette publique s’établissant à 49,7 % du PIB, fin 2022, soit 10,9 points de pourcentage de moins que le reste de l’Afrique subsaharienne (60,6 %).

 

Guinée:

 

– Le Gouvernement guinéen a lancé les travaux de construction de son premier complexe gazier dans le district de Konta, préfecture de Forécariah (sud-ouest). Ce complexe gazier sera construit sur un domaine de 20 hectares appartenant à FAP GAZ SA.

 

Cette infrastructure, selon le Directeur général du Fonds d’appui à la promotion des gaz (FAP GAZ), Kaman Sadji Diallo, sera l’une des plus grandes infrastructures gazières dans la sous-région ouest africaine.

 

« Ce complexe abritera la première usine de fabrication et de requalification de bouteilles de gaz butane, avec une capacité de production annuelle d’un million d’unités, essentiellement des bouteilles de 6kg et de 12,5 kg, et un dépôt composé de 4 sphères de 4 000 tonnes métriques chacune, soit une capacité de stockage global de 16 000 tonnes métriques », a-t-il fait savoir, avant d’ajouter que la construction de ce complexe gazier est axé sur l’amélioration des conditions de vie des populations guinéennes et la préservation de l’environnement.

 

Le couvert végétal de la Guinée est largement agressé depuis les années 80, avec un rythme de régression des superficies forestières estimé à 35 000 hectares par an, a-t-il dit, notant que la coupe de bois pour les besoins énergétiques nationaux estimée à sept millions de tonnes par an, constitue une des principales causes de surexploitation des ressources ligneuses autour de nos centres urbains.

 

-Côte d’ivoire

 

Le candidat des Etats-Unis, pour le poste de président du groupe de la Banque Mondiale, Ajay Banga, a achevé mardi sa visite officielle de 72 heures en Côte d’Ivoire.

Au cours de son séjour, M. Banga a eu des rencontres avec des responsables gouvernementaux notamment le vice-président de la République, Tiémoko Meyliet Koné et le Premier ministre, Patrick Achi, des dirigeants d’organisations multilatérales et la société civile pour discuter des principaux programmes de la Banque Mondiale, a rapporté l’agence ivoirienne de presse AIP.

 

Il s’agit notamment la réduction de l’extrême pauvreté, du soutien à la croissance inclusive, de la lutte contre le changement climatique et de la résolution de problèmes tels que fragilité et pandémies afin de recueillir des avis pour éclairer davantage sa vision de la Banque.

Ghana:

 

– Le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, a affirmé qu’il n’avait aucun regret sur l’endettement de son pays et que les ressources empruntées avaient été utilisées pour financer des projets d’infrastructures et de développement économique, selon des propos rapportés par Bloomberg.

 

Le Ghana doit en effet faire face à une dette souveraine estimée à 576 milliards de cedis (45 milliards de dollars) selon des données de fin novembre 2022.

 

Le pays a commencé à restructurer sa dette en commençant par celle de l’intérieur, mais le processus est difficile et a déjà eu un impact sur certains investisseurs.

La banque sud-africaine FirstRand a déprécié de 57% la valeur de ses avoirs en obligations souveraines ghanéennes, ce qui a entraîné une perte comptable potentielle équivalant à 27,3 millions de dollars.

La situation est rendue complexe par une inflation qui reste élevée, et une monnaie qui demeure à des niveaux bas par rapport au dollar US.

 

Malgré cela, le président Akufo-Addo est confiant que le pays peut achever le processus de restructuration dans les délais, ce qui est une condition essentielle pour accéder à un prêt de 3 milliards de dollars du Fonds monétaire international et rétablir la stabilité macroéconomique.

 

 

-Burkina Faso:

 

Les travaux d’audits ont permis de constater au titre de la présidence du Faso, sous Roch Kaboré, des irrégularités financières de 695 millions 737 mille 022 FCFA imputables à 72 agents publics, rapporte l’agence de l’information du Burkina AIB, qui cite un rapport de l’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption au Burkina (ASCE-LC).

Selon la même source, plus de 13 milliards de FCFA d’irrégularités financières ont été enregistrées entre 2018 et 2021 par l’Assemblée nationale sous la gestion du président Alassane Bala Sakandé.

 

 

Afrique du Sud :

 

-. L’Association sud-africaine des producteurs d’agrumes (CGA) a averti qu’une impasse concernant les nouvelles réglementations de l’Union européenne (UE) affectant les exportations d’agrumes de l’Afrique du Sud est catastrophique pour la saison 2023 si le gouvernement ne peut pas la résoudre rapidement.

 

Les nouvelles règles de l’UE, mises en œuvre en juillet de l’année dernière, visent à lutter contre la propagation potentielle d’un insecte appelé le faux carpocapse, un ravageur originaire d’Afrique subsaharienne et qui se nourrit de fruits, notamment d’oranges et de pamplemousses.

 

Les nouvelles mesures obligent les agriculteurs sud-africains à appliquer un traitement au froid extrême à toutes les oranges destinées à l’Europe et à conserver les fruits à des températures de deux degrés Celsius ou moins pendant 25 jours. Mais l’Association CGA affirme que cette mesure n’est pas nécessaire car l’Afrique du Sud a prouvé qu’elle disposait déjà de son propre moyen, plus ciblé, de prévenir l’infestation.

 

Les exportations d’agrumes de l’Afrique du Sud soutiennent plus de 140.000 emplois locaux et rapportent 30 milliards de rands de recettes d’exportation par an. La CGA estime que la mise en œuvre de la nouvelle réglementation a ajouté plus de 200 millions de rands de coûts supplémentaires à l’industrie des agrumes du pays en 2022.

 

Une étude récente du Bureau de la politique alimentaire et agricole (BFAP) estime que si les autorités de l’UE continuent d’appliquer les nouvelles réglementations, les coûts supplémentaires et la perte de revenus s’élèveront à plus de 500 millions de rands en 2023.

 

 

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Madagascar :

 

-. Les dirigeants malgaches affichent une fermeté sans précédente dans la résolution des problèmes de la vanille dans le pays.

 

À la suite d’une réunion avec les exportateurs agréés à Iavoloha, en présence du ministre de l’Industrialisation, du Commerce et de la Consommation, Edgard Razafindravahy et de la ministre de l’Economie et des Finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, les exportateurs ont été sommés d’acheter les vanilles auprès des agriculteurs.

 

« Les 88 exportateurs agréés ont renouvellé le lundi 13 février 2023 leur engagement d’achat conformément à leur agrément d’exportation. Ils s’engagent plus particulièrement, dans un délai de 15 jours, à procéder à l’achat effectif de la totalité de la quantité de vanille autorisée dans leurs agréments », a précisé la Présidence dans un communiqué relatif à cette réunion.

 

Dans la mesure où les exportateurs agréés n’honorent pas leur engagement, c’est l’État qui va prendre en charge l’affaire et pourra ainsi en affliger des sanctions aux exportateurs.

 

«En cas de défaillance ou de manquement de leur part, la quantité restante non achetée sera réattribuée par l’Etat au profit des autres exportateurs et fera l’objet d’un nouvel agrément», précise-t-on.

 

En contrepartie de ce renouvellement d’engagement, l’État s’engage également à effectuer un «road show» avec les exportateurs pour mettre en place un plan d’achat et pour convaincre les potentiels acheteurs internationaux.

Ethiopie:

Les exportations de l’Ethiopie ont totalisé plus de 1,75 milliard de dollars au cours des six derniers mois de l’année fiscale 2022/2023.

Sur ce total, le secteur manufacturier représente 10 pc, le secteur minier (6,62 pc), les produits laitiers et la viande (2,9 pc) et la vente d’électricité (2,9 pc), rapporte l’agence l’Agence éthiopienne de presse (ENA).

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