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Bulletin d’informations économiques africaines


  26 Novembre      13        Bulletin d'info économiques africaines (463),

   

Dakar, 26/11/2022 (MAP) – Voici le bulletin d’informations économiques africaines pour la journée du samedi 26 novembre 2022:

Sénégal:

– Le président du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Sani Yaya, a appelé vendredi le nouveau gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, de s’employer à réduire l’inflation et à préserver la valeur de la monnaie commune aux Etats membres.

S’exprimant au cours de la cérémonie officielle d’installation du nouveau gouverneur de la BCEAO, Sani Yaya lui a rappelé les responsabilités qui lui reviennent désormais et les missions qu’il sera appelé à conduire, parmi lesquelles celle consistant à préserver la valeur de la monnaie commune aux Etats membres de l’UEMOA, « gage de la stabilité du pouvoir d’achat des populations ».

« Dans l’exécution de cette mission, l’une des priorités du moment est de réduire l’inflation, qui se situe actuellement à un taux élevé », a dit Sani Yaya à M. Brou, nommé à la tête de cette institution le 2 juillet dernier.

« Vous aurez à consolider l’œuvre entamée, à veiller au respect de l’application des dispositions des traités, des accords et conventions, des statuts et protocoles de la BCEAO… » a-t-il ajouté, s’adressant au nouveau gouverneur.

Selon le président du Conseil des ministres de l’UEMOA, l’exercice de cette « lourde responsabilité » requiert non seulement un concours loyal des collaborateurs du nouveau gouverneur, mais aussi la coopération de la communauté bancaire et financière des Etats membres et des partenaires.

« Vous aurez à mobiliser les instruments de politique monétaire adaptés à cette circonstance, dans un contexte marqué par des chocs multiples, notamment celui induit par la guerre russo-ukrainienne, les défis sécuritaires et les effets de la pandémie de Covid-19 », a souligné Sani Yaya, également ministre des Finances du Togo.

Côte d’Ivoire:

– Le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) a enregistré de janvier à octobre 2022, un volume d’investissements privés de 714 milliards F CFA contre 575 milliards en 2021, soit une hausse de 24%, a indiqué la directrice générale du CEPICI, Solange Amichia.

Au cours de cette année marquée par une « relative » croissance économique comparativement à 2021, les secteurs qui ont enregistré le plus d’investissements sont le transport et l’entreposage avec 28% des investissements, l’agro-industrie, 21%, le secteur des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) qui glane 14% des investissements.

Des investissements ont également été réalisés dans les secteurs du bâtiment et travaux publics (BTP) de l’industrie métallurgique et cosmétique avec respectivement des parts de 6% et 4% de l’ensemble des investissements. Les principaux pays investisseurs étrangers sont les Iles Maurice (11%), le Maroc (8%) et la France (7%).

Cameroun:

– Le parlement camerounais a débuté vendredi l’examen du projet de loi de finances pour l’année 2023 déposé par le gouvernement d’un montant de 6.345,1 milliards de francs CFA (environ 10 milliards de dollars américains), selon un bref communiqué de la direction générale du budget auprès du ministère des Finances.

Ledit projet de budget de l’Etat, en augmentation de 4,4 % par rapport à celui de l’année précédente, a été jugé recevable la veille par la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale.

Globalement, les propositions gouvernementales prévoient notamment une hausse des recettes pétrolières, fiscales et non fiscales, douanières ainsi que des dons, alors qu’un compte d’affectation spéciale de 15 milliards de francs CFA (environ 23,8 millions de dollars) est créé pour le soutien à la reconstruction des régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en proie à des assauts djihadistes de Boko Haram.

Dans une circulaire signée en août dernier et relative à la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2023, le président camerounais Paul Biya projetait une croissance de l’économie nationale de l’ordre de 4,6 %, un déflateur du produit intérieur brut (PIB) de 1,6 %, un déficit budgétaire global de 1,2 % et un déficit du compte courant devant s’établir autour de 2,5 % du PIB.

Ghana:

– Le gouvernement ghanéen envisage de demander aux détenteurs de ses euro-obligations d’accepter des décotes allant jusqu’à 30 % du principal, et de suspendre le versement de coupons aux détenteurs des obligations domestiques dans le cadre des négociations sur la restructuration de la dette du pays, a annoncé le vice-ministre des Finances, John Kumah, jeudi.

« En plus de la suspension des intérêts sur la valeur actuelle nette (VAN) des euro-obligations, nous négocions des décotes allant jusqu’à 30 % du principal avec les investisseurs étrangers. Les détenteurs d’obligations domestiques sont, quant à eux, appelés à renoncer au paiement de certains coupons », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à JoyFM, une radio locale privée.

M. Kumah a également précisé que tous les détails relatifs à ces négociations avec les détenteurs de titres de dettes émis sur le marché local et sur le marché international devraient être annoncés « d’ici fin novembre », notant qu’il n’y aurait pas de décotes pour les détenteurs des obligations domestiques.

Afrique du Sud:

– Les autorités sud-africaines sont appelées à prendre des mesures urgentes pour soutenir la trajectoire de croissance du pays, dans un contexte marqué par un ralentissement économique persistant, a indiqué la société d’audit et de conseil Deloitte.

« Le taux de croissance prévu par le ministère sud-africain des Finances au cours des prochaines années est insuffisant pour relever les défis du pays ou pour répondre à tous les besoins de la population », a déclaré la directrice générale de Deloitte Afrique, Ruwayda Redfearn, dans une rencontre virtuelle sur les prévisions budgétaires de l’Afrique du Sud.

Elle a expliqué que « l’aspect du budget qui devrait nous inquiéter, en tant que chefs d’entreprise et dirigeants politiques, est la prévision selon laquelle au cours des trois prochaines années, la croissance économique de l’Afrique du Sud sera en moyenne de 1,8% ».

« Nous tous, en tant que partenaires sociaux, entreprises, gouvernement, travailleurs et communautés, devrions nous mobiliser pour trouver des moyens de changer cette trajectoire et d’améliorer notre croissance économique », a-t-elle soutenu.

Mozambique:

– La Banque mondiale (BM) a accordé 300 millions de dollars au Mozambique à l’occasion d’un accord marquant la reprise de son soutien à ce pays six ans après avoir suspendu son aide à la suite d’un scandale financier impliquant le gouvernement.

Les fonds décaissés par l’organisation multilatérale sous la forme d’un don seront affectés à des projets d’infrastructures destinés à soutenir l’économie et améliorer les conditions de vie de la population, a déclaré le ministre des Finances mozambicain, Max Tonela.

« C’est le premier financement de soutien au budget de l’État que nous espérons pour les trois prochaines années, a ajouté M. Tonela au cours de la signature de l’accord, à Maputo.

Le directeur pays de la Banque mondiale pour le Mozambique, Idah Pswarayi-Riddihough, a insisté de son côté sur le fait que les fonds alloués par son organisation devaient venir « en soutien à des réformes structurelles » et prolonger les efforts entrepris ces dernières années pour renforcer la responsabilité et la transparence du secteur public.

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