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Coupables d’assassinat, Bani Bio et Bani Adam condamnés respectivement à 10 ans et 12 ans de réclusion criminelle


  8 Juin      68        Justice (1249), Société (34415),

   

Porto-Novo, 08 Juin (ABP) – La vingtième affaire inscrite au rôle de la première session 2018 de la cour d’assises de Parakou, a connu  ce jeudi, la comparution des sieurs Bani Djouldé Bio et Bani Soumanou Adam, accusés d’assassinat sur la personne de Dicko Laya.
Au terme de  l’audience, la cour les a déclarés coupables d’infraction selon les dispositions des articles 295 à 298 du code pénal, et les a condamnés respectivement à 10 ans et 12 ans de réclusion criminelle.
Selon le résumé des faits, le mardi 05 juillet 2011 aux environs de midi, Dicko Laya est allé rendre  visite à Bani Soumanou Adam, cousin de son rival Bani Djouldé Bio.
Après le  départ de Dicko Laya pour le pâturage où il allait  à la recherche d’une de ses bêtes perdue, le nommé Bani Djouldé Bio demanda le concours de son cousin Bani Soumanou Adam, pour aller tendre une embuscade à Dicko Laya qu’il soupçonnait de faire des avances à son épouse.
Ne se doutant de rien, Dicko Laya est tombé dans l’embuscade qui lui est tendue. Il a été roué de coups de machette et de gourdin à la tête, sous le prétexte  d’avoir serré la main à dame Belco Fatima, épouse de Bani Djouldé Bio  dans leur concession.
Le corps de Dicko Laya abandonné dans une marre de sang sera découvert plus tard par d’autres bouviers qui alertèrent son cousin Sabi Ouré. Ce dernier  le conduisit à l’hôpital de zone de Banikoara où il rendit l’âme des suites de ses blessures. Inculpés d’assassinat, seul  Bani Soumanou Adam a reconnu les faits tant à l’enquête préliminaire qu’à la barre.
Quant à l’accusé Bani Djouldé Bio, il a déclaré, à la barre,  qu’il n’était pas présent au moment des faits. « Je suis venu sur les lieux après l’incident. Je ne suis pas mêlé », a-t-il précisé.
Pour le représentant du ministère public, Me. Bernardin Houyovi trois éléments constituent l’infraction de crime. Il s’agit de l’élément légal, dont des articles 295 à 298 du code pénal punissent les faits des mis en cause, de l’élément matériel  qui est relatif aux coups mortels portés par l’accusé  et  de l’élément intentionnel  qui est lié à l’embuscade provoquant   la mort de la victime.
Il a demandé aux membres de la cour de déclarer les sieurs Bani Djouldé Bio et Bani Soumanou Adam, coupables de l’infraction suivant l’article 302 du code pénal et de les condamner,  chacun,  à 12 ans de réclusion criminelle.
« Il faut  de la pédagogie dans l’analyse de ce dossier », a revendiqué l’avocat-conseil des accusés. Selon Me. Raphaël Gnanih, le ministère public, dans sa réquisition, a tenu compte du résumé des faits alors que les accusés ont varié  dans leurs diverses déclarations. Il a plaidé pour une condamnation de 07 ans de prison pour le sieur Bani Djouldé Bio, et 10 ans  de réclusion criminelle pour le sieur Bani Soumanou Adam.
La  cour, au terme de l’audience,  a déclaré les sieurs Bani Djouldé Bio et Bani Soumanou Adam, coupables de l’infraction selon les dispositions des articles 295 à 298 du code pénal, et les a condamnés  respectivement à 10 ans et 12 ans de réclusion criminelle.
Etant sous mandat de dépôt depuis le 08 Juillet 2011, ils retournent en prison pour purger leurs peines respectives.
La cour était composée, du président Epiphane Yéyé, des assesseurs Ignace Adigli  et Pascal Agboton, et le greffier Ambroise Alasane à  la plume.
ABP/RAD/EG/AE

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