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Élections générales en Afrique du Sud : Les protagonistes


  29 Mai      6        Politique (25775),

 

Johannesburg, 29/05/2024 -(MAP)- Plus de 27 millions d’électeurs sud-africains sont appelés, ce mercredi, aux urnes pour élire leurs députés, qui désigneront à leur tour le prochain chef de l’Etat, dans un scrutin qui s’annonce décisif pour l’avenir de l’Afrique du Sud.

Les principaux partis politiques en lice sont le Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir depuis la fin du régime ségrégationniste de l’apartheid en 1994, l’Alliance démocratique (DA), considérée sur l’échiquier politique sud-africain comme le principal parti de l’opposition et les Combattants pour la liberté économique (EFF-opposition) qui est la troisième force politique du pays.

Selon toute vraisemblance, le parti au pouvoir depuis 30 ans, qui détient actuellement 230 des 400 sièges (57,50%) à l’Assemblée nationale, pourrait bien perdre sa majorité au Parlement, pour la première fois depuis l’indépendance du pays et serait donc contraint de nouer des alliances avec d’autres partis pour pouvoir encore gouverner.

Voici les principaux protagonistes :

-Le Congrès national africain (ANC) :

Le Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir en Afrique du Sud, a été fondé en 1912 pour défendre les intérêts de la majorité noire contre la minorité blanche.

En 1994, les premières élections législatives multiraciales permettent à l’ANC de conquérir le pouvoir et à son président Nelson Mandela d’être ensuite élu Président d’Afrique du Sud. Depuis lors, L’ANC domine la vie politique sud-africaine, remportant tous les scrutins nationaux et locaux.

Le parti a connu plusieurs scissions internes, avec la création en 2008 du parti «Congrès du peuple» et en 2013 des Combattants pour la liberté économique (EFF). En décembre 2023, l’ancien président de l’ANC, Jacob Zuma a crée son propre parti «Umkhonto We Sizwe» (MK).

Selon des sondages, le soutien à l’ANC est tombé à 40 %, ce qui rend très probable la formation d’un gouvernement de coalition lors de ce scrutin. Le parti au pouvoir détient actuellement 230 des 400 sièges (57,50%) au Parlement.

-L’Alliance démocratique

L’Alliance démocratique (DA) est considérée, sur l’échiquier politique sud-africain, comme le principal parti de l’opposition.

Le parti a été fondé en 2000 à la suite de l’alliance de trois partis politiques, à savoir le Parti démocratique, le Nouveau Parti national et l’Alliance fédérale, à laquelle s’est joint en août 2010 le parti des Démocrates indépendants.

La DA était à l’origine décrit, notamment par ses opposants, comme étant le parti des Sud-africains blancs. Il est le premier parti de la province du Cap-Occidental où elle a obtenu 59,38 % des suffrages en 2014.

Le soutien au parti a, ainsi, augmenté à 27% contre 23% en octobre dernier, selon des sondages.

-Les Combattants pour la liberté économique (EFF)

Les Combattants pour la liberté économique est un parti politique sud-africain d’extrême gauche, fondé en 2013 par d’anciens membres du Congrès national africain.

Le parti, basé sur l’expropriation des terres et la nationalisation des mines sans compensation, effectue une percée aux élections générales de 2014, entrant à l’Assemblée nationale avec 6,35 % des suffrages.

Lors des élections générales de 2019, l’EFF améliore son score, remportant 10,79 % des suffrages et progresse dans toutes les élections provinciales.

-Le parti «uMkhonto we Sizwe» (MK)

Le parti «uMkhonto we Sizwe» (en abrégé MK) est un parti politique sud-africain fondé en décembre 2023 par l’ex-président Jacob Zuma (81 ans).

Le parti, qui porte le nom de uMkhonto we Sizwe (Lance de la nation), l’aile paramilitaire du Congrès national africain (ANC) pendant l’apartheid, a gravi les échelons pour devenir la quatrième force politique du pays avec 8,4 % des voix.

– Coalition de la Charte multipartite

La coalition de la Charte multipartite est un groupement de plusieurs partis politiques de l’opposition.

L’ambition des 7 partis politiques signataires de la Charte est de mettre fin à l’hégémonie historique de l’ANC. Ils affirment vouloir «sauver l’Afrique du Sud» de la gouvernance actuelle.

Les partis ont déclaré se réunir «à un moment où les Sud-africains ont désespérément besoin d’espoir» et entendent en ce sens établir «un nouveau gouvernement pour construire une Afrique du Sud juste, inclusive et prospère fondée sur les opportunités, la liberté et la sécurité pour tous ses citoyens».

-Commission électorale

La Commission électorale sud-africaine (CEI) est une organisation indépendante qui organise les élections de l’Assemblée nationale, des législatures provinciales et des conseils municipaux.

Une Commission électorale temporaire a été créée en 1993 pour gérer les premières élections non législatives des Assemblées législatives nationales et provinciales, qui se sont tenues du 26 au 29 avril 1994.

La Commission électorale permanente a été créée le 17 octobre 1996 et gère, depuis, les élections générales et locales.

-Cyril Ramaphosa, président de l’ANC et chef de l’Etat

Cyril Ramaphosa brigue un deuxième mandat à la tête du pays alors que la popularité de son parti au pouvoir, l’ANC, est en chute libre.

Né en 1952 à Soweto, Ramaphosa a coupé les ponts avec son propre parti pour se lancer dans les affaires, après son échec pour succéder à Nelson Mandela à la tête de l’ANC en 1999.

Vice-président de l’ANC en 2012, vice-président du pays en 2014, Ramaphosa a été élu président de l’Afrique du Sud en février 2018, après la démission de Jacob Zuma, poussé vers la sortie par son propre parti tant il était englué dans des scandales et accusations de corruption.

Il a été réélu à la tête du Congrès national africain en décembre 2022 et part en position favorable pour ces élections générales

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