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Exécution extrajudiciaire de 55 personnes en Gambie : la Cour de justice de la CEDEAO rend son verdict le 17 mai


  3 Mars      35        Justice (1753),

 

Dakar, 3 mars (APS) – La Cour de justice de la CEDEAO a mis en délibéré au 17 mai prochain son jugement sur l’exécution extrajudiciaire présumée, en 2005, en Gambie, de 55 ressortissants de pays membres de l’espace communautaire, a appris l’APS de la juridiction.

L’affaire oppose notamment Kehinde Enagameh, un frère d’une des victimes, à l’Etat gambien. Le plaignant voudrait que la Cour condamne les autorités gambiennes pour leur responsabilité à l’époque de la survenue des faits. Il a, par la voix de son avocat, réclamé le paiement de dommages et intérêts de l’ordre de 500 000 dollars, près de 310 millions de francs Cfa.

Le juge Edward Amoako Asante, présidant jeudi à Abuja, la séance, a retenu la date du 17 mai 2023 pour vider l’affaire après qu’un panel de trois juge a entendu les parties.

Lors des débats, l’avocat du plaignant a affirmé que le frère de son client en même temps que les autres victimes, avaient été arrêtés, détenus, torturés et tués à divers endroits sur ordre de l’ancien président, Yahya Jammeh.

Les victimes étaient des Nigérians, Ghanéens, Sierra Léonais et Togolais en possession de passeports internationaux valides et d’autres documents de voyage en route pour monter à bord d’un navire en haute mer vers l’Europe.

Ils avaient été arrêtés par des agents de la marine gambienne le 21 juillet 2005 après l’arraisonnement de l’embarcation à bord de laquelle ils avaient pris place.

L’avocat a soutenu que les victimes étaient au nombre de 58. Trois avaient réussi à s’échapper tandis que les 55 autres avaient été détenus, torturés et exécutés sommairement les 22 et 23 juillet 2005, après avoir été dépouillés de leurs documents de voyage, argent et objets de valeur.

A l’audience, il a également soumis à la Cour des articles de journaux montrant certains des cadavres, un rapport graphique préparé par le haut-commissariat du Nigéria en Gambie et des aveux des auteurs présumés dans le rapport de la Commission vérité, réconciliation et réparation qui a siégé en Gambie après la sortie de l’ancien président Jammeh.

D’après le compte rendu de l’audience émanant des services de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest, le gouvernement gambien n’a déposé aucun mémoire en défense.

Kimbeng Tah, avocat principal de l’État gambien n’a pas contesté la valeur et la légalité des documents présentés par le défenseur du plaignant, mais a considéré que l’affaire a été dépassée après qu’un projet de loi sur les réparations a été proposé par le gouvernement à l’Assemblée nationale afin d’indemniser les familles des victimes.

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