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 La filialisation des activités de SENELEC effective en décembre 2023 (expert)


  9 Décembre      171        Economie (21189), Energie (401),

 

Dakar, 8 déc (APS) – La séparation fonctionnelle des activités de SENELEC, la société nationale d’électricité, est prévue en décembre 2023 avec la mise en place d’une holding et des filiales, dans le cadre de la réforme du secteur de l’électricité, a appris l’APS d’un expert de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (CRSE).

La révélation a été faite à Somone (Mbour, ouest)  par E Hadj Diakhaté, expert économiste senior à la CRSE.

« SENELEC avait 30 mois à compter de l’entrée en vigueur du Code de l’électricité pour rendre effective la séparation fonctionnelle de ses différentes activités avec une holding et des filiales », a-t-il déclaré à l’APS, en marge d’un atelier d’information sur le secteur de l’énergie organisé par la CRSE à l’intention du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES).

La filialisation va concerner la production, le transport et la distribution de l’énergie électrique, selon M. Diakhaté.

Il a rappelé que le Code de l’électricité a été initiée en 2021 dans le cadre de la deuxième réforme du secteur intervenue après celle entamée en 2018 dans l’objectif de rendre effective la filialisation des activités de SENELEC.

La Société nationale d’électricité avait selon lui 12 mois pour procéder à la séparation comptable, condition sine qua none de la séparation fonctionnelle.

Cette séparation comptable est désormais effective et la Commission de régulation du secteur de l’électricité l’a actée par une décision qui a été récemment publiée, a-t-il signalé.

Dorénavant, informe-t-il, SENELEC a l’obligation, en plus de ses comptes sociaux, de fournir, conformément à la réglementation en vigueur, des comptes séparés par activités concernant la production, le transport, la distribution de l’énergie électrique.

Ces filiales auront en charge les principales activités de SENELEC. Des centrales de la société seront regroupées dans la filiale production qui va exercer à côté des producteurs indépendants, a-t-il expliqué.

Il a toutefois indiqué que l’activité de transport, qui est un monopole naturel, tout comme l’exploitation du système électrique, ne pourrait pas faire l’objet de concurrence. La filiale distribution aura en charge l’acheminement de l’électricité vers les clients finaux et sa commercialisation, a-t-il précisé.

« Cette filialisation des activités de SENELEC s’inscrit dans l’objectif global de la création d’un marché national de l’électricité », qui nécessite des acteurs « bien identifiés, et aujourd’hui, SENELEC, telle qu’intégrée, ne permet pas d’opérationnaliser ce marché national de l’électricité », a-t-il expliqué.

Il a cependant prévenu que « la séparation fonctionnelle aura inéluctablement des coûts », soulignant néanmoins que des « gains [en]sont attendus » également.

« Dans tous les cas de figure, dit-il, nous devons faire en sorte que le niveau de séparation n’induise pas des coûts qui pourraient être supérieurs aux gains qui sont attendus. »

Il estime a priori que les gains attendus de la production et de l’optimisation des coûts d’acheminement devraient largement dépasser les coûts de la séparation fonctionnelle. »

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