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Le Kenya a réduit de 1,3 milliard de dollars ses emprunts sur les marchés monétaires à fin septembre


  18 Décembre      35        Economie (13124),

   

Nairobi, 18/12/2018 (MAP) – Le Kenya a réduit de 130 milliards de shillings (environ 1,3 milliard de dollars) ses emprunts sur les marchés monétaires à fin septembre 2018, en ramenant le total de ses dettes à 520 milliards de shillings durant la période janvier-septembre, contre 650 milliards de shillings durant la la même période de l’année précédente.

Les données de la Banque centrale montrent que le Trésor national kényan a emprunté 520 milliards de shillings entre janvier et septembre pour atténuer le déficit budgétaire, contre 650 milliards de shillings l’année dernière.

Le Kenya était sous le radar au cours de l’année auprès d’institutions financières mondiales, y compris la Banque mondiale et la société mondiale de notation Moody’s, citant la mauvaise gestion de la dette du pays et son incapacité à suivre les politiques budgétaires.

Les deux institutions estiment que l’augmentation de la dette contractée par le pays pourrait avoir un impact négatif sur sa capacité future d’obtenir un financement.

« Bien que la stratégie de la dette à moyen terme fournisse un cadre pour une gestion prudente, il n’est pas clair qu’elle soit suivie, compte tenu de la trajectoire de la dette souveraine qui a continué de croître à un rythme soutenu ces dernières années», écrit la Banque mondiale dans son rapport sur l’évaluation des politiques et des institutions en Afrique, publié en septembre.

Le 27 novembre, le gouverneur de la Banque centrale, Patrick Njoroge, avait déclaré que la dette du pays restait viable, ajoutant que le gouvernement privilégiait davantage la dette intérieure que la dette extérieure.

Il a déclaré que cela réduirait le risque du dollar lié aux emprunts extérieurs, étant donné que les intérêts et le remboursement sont libellés en devises.

Malgré une croissance soutenue, la part de la dette publique kényane est toujours aussi élevée et inquiète le Fonds monétaire international. Estimée aujourd’hui à 42 milliards d’euros, cette dette s’est grandement accentuée ces dernières années et pourrait atteindre 60 milliards d’euros à l’horizon 2022.

La dette publique du Kenya a atteint un niveau inquiétant. Celle-ci est rapidement passée de 15,4 milliards d’euros en à 42,7 milliards ces dernières années et pourrait atteindre d’ici 2022, la barre des 60 milliards d’euros, selon les estimations du Fonds monétaire international.

D’après la presse, la question aujourd’hui est de savoir si le pays pourrait relever le défi de soutenabilité de sa dette alors que celle-ci frôle les 58% du PIB. Déjà la Banque africaine de développement, dans ses perspectives 2018 pour le Kenya, a averti que « la poursuite des fortes dépenses publiques de consommation maintient le déficit budgétaire à près de 10% du PIB, tandis que la maturité de la dette publique pourrait entraîner un surendettement ».

Cette situation est cependant quelque peu surprenante au vu des performances macroéconomiques du pays.

Toujours selon la banque panafricaine, le Kenya a enregistré en 2016 une croissance économique réelle de 5,8%. Celle-ci a ensuite chuté à 5% en 2017 en raison de la faible croissance du crédit due au plafonnement des taux de prêt des banques commerciales, de la sécheresse et de l’impasse politique prolongée qui a suivi l’élection présidentielle.

La Banque estime que la croissance économique devrait remonter à 5,6 % cette année et à 6,2 % en 2019.

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