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Le Président Tshisekedi attache un intérêt particulier à l’agriculture familiale en RDC 


  27 Septembre      16        Agriculture (2361),

   

Kinshasa, 27 Septembre 2021(ACP)_Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, s’est engagé à renforcer la gouvernance du secteur agricole qui sera axée  sur l’encadrement  de l’agriculture familiale et la promotion  des chaînes de valeurs  agricoles locales  diversifiées, dans un message vidéo  adressé aux participants  du Forum national sur les états généraux de l’agriculture, ouvert lundi au Fleuve Congo  Hôtel à Kinshasa. 

Les deux axes, a-t-il dit, vont s’appuyer sur la recherche ainsi que sur des financements innovants tel que recommandé à Malabo dans le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA ).

Pour sortir de l’insécurité alimentaire qui sévit en milieux urbains et ruraux, le Chef de l’Etat entend faire de l’agriculture le fer de lance  de l’action gouvernementale, parlant de la revanche du sol sur le sous-sol.  Celle- ci in fine, permettra de relancer l’économie du pays et de contribuer  à l’amélioration du social  des populations congolaises. 

Il est établi, selon un rapport de l’Organisation des Nations unies sur l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur la situation alimentaire, que 73% des populations en RDC  se trouvent  dans une situation  de précarité  alimentaire ; les stocks des denrées alimentaires en grandes parties importés et la pauvreté est accrue  dans les zones rurales. 

C’est dans le but de mettre en place des stratégies qui conduiront à la levée de ces contraintes et asseoire une agriculture comme  » clé de la croissance économique durable et la réduction de la pauvreté en RDC »,  que ce Forum national se tient à l’initiative du ministère de l’Agriculture.

 

Le Premier ministre annonce la création d’une banque agricole

 

Se référant au mot d’ordre du Président de la République consacrant le primat de l’agriculture sur les autres secteurs, le Premier ministre Sama  Lukonde Kyenge, a annoncé, le même jour , la création d’une banque qui aura pour vocation de financer  le développement du secteur agricole au pays. 

Le chef du gouvernement a indiqué, à cette occasion, que l’organisation de ce Forum national est un moment important dans l’agenda du gouvernement qui voudrait créer des conditions de croissance et de diversification de l’économie nationale. La relance du secteur agricole étant un des piliers du programme du gouvernement, a-t-il soutenu. 

Et d’ajouter que la diversification de l’économie repose d’abord sur l’agriculture. Sama Lukonde a encore précisé que le développement durable d’une nation n’est possible que s’il repose sur ce secteur primaire. 

Le Premier ministre a pour conclure son intervention, invité les participants à réfléchir sur ce projet de création d’une banque agricole dans le cadre de la relance de l’agriculture. 

 

Évaluation du secteur agricole

 Le ministre de l’Agriculture, Désiré M’zinga Birihanze, a de son côté, souligné qu’une évaluation du secteur agricole s’avère être une exigence capitale pour justifier la tenue de ces assises.

 Il a signalé que les experts du secteur agricole ont identifié des contraintes qui entravent le développement de l’agriculture congolaise. 

 Il s’agit notamment du faible financement du secteur agricole ; de l’absence d’une politique agricole adéquate ; du vieillissement des plantations familiales ; de l’abandon des plantations industrielles ainsi que la perte de confiance des investisseurs privés dans les cultures d’exportation. 

 Le ministre de l’Agriculture a relevé par ailleurs qu’avec ses 8 millions d’hectares de terre arable et ses multiples potentialités agricoles, une grande partie de la population de la RDC souffre d’insécurité alimentaire et nutritionnelle. 

 Désiré M’zinga Birihanze a enfin demandé aux participants de debattre sur ces pesanteurs et de produire des résolutions susceptibles de contraindre le gouvernement à honorer le principal enjeu de ces assises qui demeure le faible financement du secteur agricole. 

 L’objectif étant de respecter la recommandation de Maputo d’allouer près de 10% du budget national au secteur agricole, rappelle-t-on.

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