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Le programme RAM : Un système pour lutter contre la contrefaction des téléphones mobiles


  22 Février      62        Technologie (469),

   

Kinshasa, 22 février 2021 (ACP).- Le secteur de la télécommunication et le marché téléphonique mondial connaissent depuis quelques années des avancées significatives et un accroissement concurrentiel du jour au lendemain.

C’est dans ce cadre que l’Union internationale des télécommunications (UIT) a recommandé à ses 193 (cent quatre-vingt-treize) pays membres et entités privées, l’intégration du système de Registre des appareils mobiles (RAM) dans leurs pays respectifs, en vue de lutter contre la contrefaçon des téléphones mobiles.

La République démocratique du Congo (RDC) en tant que pays africain, membre de cette organisation internationale, s’est conformée à cette recommandation, à travers le ministère des Postes, télécommunications et nouvelles technologies de l’information et de la communication (PT-NTIC) ainsi que l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC).

Cette recommandation s’inscrit également dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui prône l’utilisation et émergence du numérique dans tous les secteurs et les services de l’administration publique.

Selon un expert du ministère de la PT-NTIC abordé par une équipe de journalistes de l’ACP, mais qui a requis l’anonymat, le programme « RAM » lancé depuis le mois de septembre 2020 dernier en RDC, permet d’une part, de protéger les appareils mobiles de la contrefaction, et d’autre part, d’améliorer la qualité du réseau en bloquant les appareils non conformes aux normes internationales en cas de vol ou de perte.
Ce système permet également, selon le même expert, aux populations congolaises de contribuer à l’économie du pays à partir de la facturation opérée lors des recharges. Dans ce cadre, la redevance téléphonique est prélevée par l’ARPTC qui travaille en collaboration avec les différents opérateurs téléphoniques œuvrant en RDC, par une facturation automatique de la recharge annuellement, sans que les utilisateurs du téléphone mobile ne le ressentent.

Cette redevance est repartie en 06 (six) cycles selon la génération du téléphone. Pour les téléphones mobiles de la 2ème génération, c’est-à-dire les téléphones munis de touches, le montant de la facturation est de 0,17 (cents) USD de recharge. Quant aux téléphones de la 3ième et 4ième génération (Androïdes et Smartphones), la facturation est de 1,17 (un dollar dix-sept cents) USD de recharge.

Pour ce qui est de l’enregistrement ou de l’identification au service RAM, la source indique que cette opération requiert l’obtention du numéro « IMEI » en composant *#06# qui reprend 15 (quinze) chiffres à envoyer au 470 (quatre-cent soixante-dix) par message.

« Le numéro IMEI est un code crée pour identifier un appareil connecté aux réseaux mobiles et qui permet de connaitre le statut du téléphone en mettant à la disposition du propriétaire du téléphone les informations relatives à la date de fabrication, de facturation et de son origine », précisé l’expert du ministère des PT-NTIC, avant d’ajouter qu’en ce qui concerne les appareils téléphoniques contenant deux ou trois cartes Sim, la l’enregistrement et la facturation se font avec le numéro « IMEI » du choix de l’opérateur téléphonique de l’abonné et ceci prend en charge les deux numéros.

Les opérateurs téléphoniques ne cessent de sensibiliser quotidiennement les abonnés à s’inscrire à ce système pour les sécuriser en cas de vol ou de perte ou encore contre des téléphones contrefaits.

Cependant, malgré plusieurs appels émanant du ministère des PT-NTIC aux usagers à se conformer à cette inscription, la population congolaise demeure réticente à cette demande avec comme motif la crainte d’un quelconque espionnage par le gouvernement.

Le ministère de la communication et medias, les organisations de la société civile et autres acteurs du secteur de medias devraient saisir cette occasion pour conscientiser la population à cette inscription qui est, à la fois une obligation fiscale et une recommandation internationale qui met la RDC aux mêmes diapasons que d’autres pays évolués et qui permet d’attirer des investissements dans ce secteur.

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