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Les acteurs de l’aviation civile africaine appelés à échanger pour un secteur aérien « plus fort »


  9 Mars      63        Economie (21786), transport (637),

 

Dakar, 9 mars (APS) – Le directeur des transports aériens du Sénégal, Racine Dia, a plaidé, jeudi, à Dakar, pour un échange régulier entre les acteurs de l’aviation civile africaine, en vue de construire un secteur fort et plus sûr.

« Il est important que les différents acteurs de l’industrie se retrouvent périodiquement, réfléchissent ensemble et se parlent. Car c’est en nous parlant, en échangeant que nous inventerons et construirons l’aviation civile africaine de demain que nous espérons plus forte, plus prospère et plus sûre », a-t-il déclaré.

M. Dia intervenait lors d’un atelier national des parties prenantes du transport aérien, axé sur le thème de l’amélioration de la collaboration entre les nationaux.

Selon le directeur des transports aériens du Sénégal, la démarche participative adoptée par les organisateurs, en mobilisant l’ensemble des acteurs de l’industrie aéronautique, constitue un facteur de succès.

Il a rappelé qu’il y a « un plus de 3 mois », la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC) célébrait à Dakar le 23e  anniversaire de la déclaration de Yamoussoukro, un traité relatif à la libéralisation de l’accès au marché du transport aérien en Afrique.

Ce texte approuvé par 44 membres de l’Union africaine en 1999 et est devenue contraignante en 2002.

M. Dia estime qu’au regard de la diversité des acteurs concernés et de la complexité de la prise en charge des spécificités propres à chaque Etat, la mise en œuvre complète de cette déclaration pourrait prendre du temps.

Selon lui, « le plus important, c’est de faire des pas » vers la mise en œuvre complète de ce traité.

« Et grâce aux initiatives de la CAFAC et au dynamisme des autorités d’aviations civiles africaines comme l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), nous nous rapprochons chaque année de l’objectif finale », a-t-il dit.

« Nous nous réunissons pour la première fois dans le cadre de l’atelier national des acteurs de l’aviation pour nous engager de manière collaborative, pour responsabiliser, développer et nous approprier de l’engagement et de la relation de travail avec la communauté aéronautique au Sénégal », a pour sa part soutenu la secrétaire générale de la CAFAC, Adefunke Adeyemi.

D’après Mme Adeyemi, les acteurs de l’aviation doivent s’approprier davantage « le mécanisme de suivi et d’évaluation des activités » du secteur, « en vue du développement effectif de l’industrie aéronautique au niveau national ».

Aussi note-t-elle que cet atelier vise à « accélérer la mise en place des marchés uniques africains du transport aérien (MUTAA) dans le but de permettre aux acteurs de partager leur ensemble de priorités stratégiques », a-t-elle noté.

« Même si certaines préoccupations ont été notées par rapport à ce projet de libéraliser le ciel africain, il n’en demeure pas moins qu’il est source de croissance et de prospérité pour tous les pays », a soutenu le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), Sidy Guèye.

« C’est donc un projet que toutes les parties prenantes en Afrique doivent soutenir afin que le continent puisse prendre ce qu’elle mérite dans le transport aérien mondial », a indiqué M. Guèye.

Et de conclure que cet atelier devrait permettre « aux acteurs de l’industrie aéronautique de mieux comprendre les dispositions prévues dans le MUTAA notamment les textes réglementaires relatifs à la protection des consommateurs et à la concurrence au niveau continental, régional et national, et favoriser ainsi la collaboration entre les parties prenantes ».

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