GNA COVID-19: GHS to source more vaccines GNA NYA develops programme framework to encourage youth volunteerism GNA Diasporan Africans in Canada donate to Street Academy APS CORONAVIRUS : 712 NOUVELLES CONTAMINATIONS ET 05 DÉCÈS ANP Niger : Les épreuves écrites de la session 2021 du baccalauréat, prévues pour le 27 juillet, reportées au 4 août prochain ANP Le Niger se dote d’une stratégie nationale de couverture sanitaire universelle pour la période 2021-2030 ACAP Plus de 300.000 doses de vaccin Johnson-Johnson offertes à la RCA ACP Les ministres provinciaux de l’éducation invités à lutter contre les antivaleurs dans leurs entités ACP Sud-Kivu : 153 personnes touchées par la covid-19 en cette troisième vague ACP L’ambassadeur américain Mike Hammer visite le barrage d’Inga

LES ARCHITECTES INVITÉS À ’’ÉVEILLER LES CONSCIENCES’’ SUR LES ATOUTS DES MATÉRIAUX ET SAVOIR-FAIRE LOCAUX


  3 Novembre      9        Non classé (323),

   

Thiès, 3 nov (APS) – Les architectes doivent ’’éveiller les consciences’’ des Sénégalais au sujet des possibilités de construction que leur offrent les matériaux et les savoir-faire locaux, a indiqué

samedi, Malick Guèye, directeur du relais pour le développement urbain participé d’Enda tiers-monde.

‘’Que les architectes jouent leur rôle d’enseignement. Leur mission n’est pas de construire, mais d’éveiller les consciences des Sénégalais, pour leur montrer la voie et aider les autorités’’, a dit

M. Guèye, en marge d’un atelier dédié au suivi des indicateurs locaux des ODD 6 et 11.

Ces ODD sont relatifs, respectivement à l’accès à l’eau, à l’assainissement, à la gestion intégrée des ressources en eau, ainsi qu’aux communautés durables qui construisent les villes du monde.

Il note que toute une anarchie prospère dans le monde de la construction, du fait de l’ignorance. Les gens ne font pas confiance aux matériaux et savoir-faire locaux, pensant qu’ils ne sont pas

durables.

Pourtant divers types d’habitat traditionnel locaux prouvent le contraire. C’est le cas des maisons à étage en terre de Mlomp Kadjinol dans le département d’Oussouye, indique le technicien.

Selon lui, elles montrent qu’on peut construire des maisons à un étage, sans briques ni chaînage dans les angles, et juste avec de la boue. Pourvues d’escaliers, de balustrades et dalles en terre

couvertes de paille, ces constructions génèrent un bioclimat à l’intérieur.

La cheminée de la cuisine est disposée de telle sorte qu’elle débouche sur le grenier, où la fumée protège le riz pendant très longtemps des insectes qui pourraient le détruire.

Les cases à impluvium d’Enampore, sont un autre exemple de maison traditionnelle reliant habitat et environnement. Elles sont dotées d’un système de captage et de stockage des eaux de pluie pour la saison sèche, grâce à un entonnoir, note M. Guèye.

Dans tout le Manhattan aux Etats Unis, les murs sont en terre cuite, sans chaînage, poursuit Malick Guèye, lui-même architecte de formation. ‘’Pourquoi ici, on renchérit ici les constructions en

faisant des choses qu’on ne comprend pas ?’’

L’école d’architecture qui a fermé ses portes, ainsi que les nouveaux instituts répertorient et documentent ces technologies locales, a-t-il relevé. Une bonne partie de ces types d’architecture traditionnelle

sont consignés dans des livres, a ajouté Malick Guèye qui, étudiant, s’était rendu au Burkina pour étudier les architectures gouroumsi, nankana, siwo, Léla, Pougouli, etc.

Dans la même catégorie