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Les Malgaches toujours dans l’attente d’un nouveau gouvernement


  2 Juillet      3        Politique (26037),

 

Antananarivo, 02/07/2024 -(MAP)- Maintenant que les résultats des élections législatives à Madagascar sont officiellement proclamés par la Haute cour constitutionnelle, les yeux sont rivés sur la formation d’un nouveau gouvernement qui aura de grands défis à relever.

Deux principales entités politiques sont sorties du lot à l’issue du scrutin du 29 mai dernier. Il s’agit de la coalition pour la majorité présidentielle ou Irmar, qui a remporté 84 sièges à l’Assemblée nationale et de la plateforme d’opposition “Firaisankina”, avec ses 22 députés. Celle-ci se présente comme une force d’opposition pouvant intervenir avec efficacité dans les débats qui vont se tenir durant la législature.

Sauf qu’on ne connaît pas encore le poids des 50 députés indépendants dont on ignore la tendance et qui peuvent jouer un rôle essentiel à la Chambre basse. Ainsi, pour gonfler l’effectif de leur groupe parlementaire, les deux blocs cibleront principalement, à travers des opérations de charme, ces cinquante indépendants. En effet, la Loi fondamentale dispose que «le député élu sans appartenance à un parti peut adhérer au groupe parlementaire de son choix au sein de l’Assemblée nationale”.

De surcroit, la configuration des forces à la Chambre basse sera déterminante dans la composition du Bureau permanent de l’institution. La coalition Irmar serait déjà à pied d’œuvre pour enrôler des indépendants.

La partie est donc lancée. À peine les résultats des législatives proclamés officiellement, les tractations ont déjà démarré en coulisses en vue de la session spéciale des nouveaux députés. Selon l’alinéa 1er de l’article 78 de la Constitution, «l’Assemblée nationale se réunit de plein droit en session spéciale le deuxième mardi qui suit la proclamation des résultats de son élection pour procéder à la constitution de son Bureau et à la formation des Commissions”.

En principe, la première réunion des nouveaux députés se tiendra à partir du 9 juillet. Mais avant, il faudra d’abord former les groupes parlementaires et définir l’effectif minimum d’un groupe.

Au regard des résultats des législatives et à l’instar de la législature qui s’achève, il y aura à nouveau une domination sans partage des Orange durant la nouvelle mandature. Dans l’effectif actuel du Bureau permanent de l’institution de Tsimbazaza, outre la majorité, le groupe des indépendants et celui de l’opposition y sont représentés. Seulement, après les vives tensions autour de la Présidentielle et des législatives, reste à voir si le groupe Irmar sera enclin à partager les sièges au perchoir, sauf en cas d’alliance.

C’est que ces dernières élections ont notamment redéfini le rapport de force sur l’échiquier politique malgache. En appliquant la règle du «winner takes all», la domination de la coalition présidentielle est incontournable. La plateforme Firaisankina doit trouver la bonne formule pour pouvoir peser politiquement. En tous cas, pour ses leaders, les législatives du 29 mai sont juste «une étape et non un objectif».

Il sera aussi question de déterminer qui siégera à la vice-présidence de l’institution de Tsimbazaza. Un poste qui sera dévolu au groupe «Firaisankina», vraisemblablement.

Comme le stipule la Constitution, «l’opposition a droit à un poste de vice-président et préside au moins l’une des Commissions». Le siège de vice-président destiné à l’opposition est resté vacant depuis le début de la 5e République. Reste à voir si la coalition «Firaisankina» parviendra à s’accorder sur une personnalité à hisser au perchoir. Le nom du député de Toliara, Siteny Randrianasoloniaiko, circule à cet effet.

Avec la fin des élections, une page est donc tournée. Les Malgaches s’attendent maintenant à ce que les députés et le nouveau gouvernement jouent pleinement leur rôle.

Cependant, la dure réalité continue de s’imposer. L’exécutif se doit donc de déployer un surcroit d’efforts pour tenter de résoudre les nombreux problèmes socio-économiques auxquels la Grande île fait face actuellement.

Hamid AQERROUT

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