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L’inventaire forestier et faunique national présente ses résultats le 29 juin


  22 Juin      27        Environnement/Eaux/Forêts (3095),

   

Abidjan, 21 juin 2021 (AIP)- Après deux ans et demi de projet, l’Inventaire forestier et faunique national (IFFN) de la Côte d’Ivoire présentera ses résultats à l’occasion de l’atelier final qui se tiendra le 29 juin 2021, à Abidjan, en présence du ministre des Eaux et Forêts et de nombreux partenaires techniques et financiers, indique une note d’information transmise à l’AIP.
Les résultats, qui seront présentés, lors de l’atelier final, seront repris dans un Atlas de la faune de Côte d’Ivoire qui sera publié à l’issue du projet. Ils confirment la nécessité de mettre en place une structure pérenne pour poursuivre le travail engagé. Ce point sera en discussion lors de l’atelier. Il s’agira en effet de présenter le fonctionnement d’une future structure autonome et indépendante chargée d’assurer un suivi permanent des forêts et de la faune de Côte d’Ivoire.
Le précédent inventaire forestier datant en effet de 1979 et uniquement sur la partie méridionale du pays. L’objectif de l’IFFN était d’actualiser les connaissances sur les ressources forestières et fauniques et de caractériser la pression anthropique sur ces écosystèmes.
Sur le volet « forêt », la couverture forestière nationale est en effet désormais estimée à 2,97 millions d’hectares. Ce qui représente 9,2% du territoire. Seulement 13,3% des forêts classées et 32,2% des aires protégées contiennent encore une couverture forestière.
Au cours des 60 dernières années, c’est donc 90% de la surface de la forêt ivoirienne qui a disparu, faisant de la Côte d’Ivoire un des pays en Afrique dont le taux annuel de déforestation est le plus élevé. A ce rythme, il restera moins de deux millions d’hectares de forêts en 2035 en Côte d’Ivoire et plus de forêt dans sa partie sud (hormis les aires protégées).
Cette projection est d’autant plus inquiétante qu’à la même date, la population ivoirienne pourrait atteindre plus de 37 millions d’habitants (contre 27 millions aujourd’hui), précise la note.
S’agissant du volet « faune », les résultats sont aussi préoccupants. Cent vingt espèces (ciblées) ont été recensées lors des inventaires mais trois espèces seulement totalisent plus de 40% des observations (le lièvre, le guib harnaché et l’aulacode).
Confrontés au braconnage et à la destruction progressive de leur habitat naturel (ce qui occasionne des conflits homme/faune de plus en plus fréquents), les grands mammifères ont quant à eux quasiment disparu.
Trente-quatre espèces ont rejoint la liste rouge UICN (actualisation nationale), cinq espèces sont en danger critique d’extinction (crocodile à nuque cuirassée, panthère, cercopithèque Diane, colobe magistrat et chimpanzé) et neuf espèces en danger d’extinction.
L’inventaire faunique met ainsi en évidence la nécessité de protéger, entre autres, les chimpanzés, les buffles et les éléphants.
Enfin, la présence humaine est importante dans les différents domaines cadastraux en vue de cultures de rente et vivrières. Ainsi, les forêts classées sont majoritairement occupées par des allogènes investis dans la cacaoculture alors que les autochtones sont plus impliqués dans le domaine rural pour la production d’anacarde.

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