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Louis Camara remonte aux origines de sa connexion avec la culture yorouba


  1 Décembre      29        Culture (1560),

 

Saint-Louis, 1er déc (APS) – L’écrivain sénégalais Louis Camara, Grand-Prix du chef de l’Etat pour les lettres, explique par le hasard d’une lecture sa rencontre avec la culture yorouba qui va ensuite inspirer beaucoup de ses œuvres et contribuer à sa renommée internationale, spécialement au Nigéria où il bénéficie d’une grande reconnaissance.

Louis Camara a déclaré à l’APS avoir découvert la culture yorouba « à travers les livres, particulièrement [celui] du professeur Wande Abimbola intitulé Sixteen Greats Poems of IFA [Seize grands poèmes d’Ifa] ».

Il révèle que ce livre lui a permis de « découvrir la richesse de la mythologie yorouba » dont il s’est inspiré pour écrire son premier livre, « Le choix de l’Ori », qui a remporté le Grand Prix du président de la République pour les lettres en 1996.

« C’est le point de départ de mon immersion dans la culture yoruba », souligne l’écrivain sénégalais, récemment honoré par les dignitaires yorouba au cours d’une manifestation au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES), à Dakar.
Il s’est vu décerner à cette occasion un diplôme de reconnaissance en qualité de Baba Lawo (dignitaire) pour la promotion de la culture yorouba au Sénégal.

Louis Camara dit prendre « avec beaucoup de plaisir et de fierté cette distinction unique en son genre », parce que décernée par une organisation culturelle de « grande envergure » dénommée Oodua Progressive Union (OPU).

Cette organisation non gouvernementale et non religieuse vise à favoriser l’unité au sein de l’ethnie Yoruba et fournir une plate-forme à tous les fils et filles Yoruba de la diaspora pour travailler dans l’intérêt commun du Yorubaland.

L’écrivain sénégalais affirme avoir trouvé « énormément de vertus d’abord culturelles et créatrices » dans la culture yorouba, qui, dit-il, lui a permis d’exprimer son « désir d’écriture ».

Il dit y avoir également trouvé « une authentique culture africaine accueillante dans laquelle » l’écrivain désormais adopté par les yoroubas se sent « très à l’aise ».

Dans la culture yorouba, « il y a beaucoup de choses en partage qu’il nous faut apprendre à découvrir en nous rapprochant ». Ce qui a contribué à le conforter dans l’idée que « toutes les cultures d’Afrique de l’Ouest ont des similitudes ».

Louis Camara est revenu sur son séjour au Nigéria, dont il considère que les coutumes et mœurs et même les différents types d’éducation ont « énormément de ressemblances » avec la culture sénégalaise.

Abeiodun, – son prénom yorouba signifiant celui qui est né un jour de fête -, considère que les écrivains et les artistes peuvent dans ce sens « jouer un grand rôle de passeurs en rapprochant les nations ».

Aussi déplore-t-il l’absence d’accompagnement des structures publiques dans ses recherches.

« En dehors de ma production littéraire, j’ai fait des recherches sur la pratique oraculaire des Babalawo qu’on appelle la divination d’IFA, qui s’est répandue en dehors de l’Afrique et qui se retrouve à Cuba et au Brésil », au sein des populations de descendance yorouba, signale-t-il.

Louis Camara compte à son actif plusieurs œuvres inspirées de la culture yorouba, dont « Histoire d’Iyewa, ou les pièges de l’amour », un roman édité par les éditions Xamal (1998), « Le tambour d’Orunmila : contes tirés de la poésie d’IFA » (NEA, 2003).

Il a aussi adapté « La Forêt aux mille démons », un roman épique yorouba adapté de l’œuvre de l’écrivain nigérian Daniel Olorunfemi Fagunwa.

Louis a aussi enseigné la culture yorouba au sein de l’UFR des Civilisations, Religions, Arts et Communication (CRAC) de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis.

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