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Nord-Kivu : les dix ans d’existence du collectif de femmes journalistes célébrés à Butembo


Kinshasa, 08 mars 2020 (ACP).- Le centre d’accueil Joli Rêve de Butembo a servi ce samedi 07 mars 2020 de cadre à la célébration du dixième anniversaire d’existence du collectif de femmes journalistes de Butembo, une occasion pour les membres  d’aller au chevet des déplacés encadrés dans la cour de la cathédrale Mater Ecclesia  de Butembo par l’ONG Ispron. Sur place, ces personnes en détresse ont reçu  des vivres et non vivres.

Cette  commémoration a démarré par une messe d’action de grâce en la chapelle des Assomptionnistes de la COFACO, à l’issue de laquelle, le Célébrant a, dans son homélie, insisté sur les actes de charité recommandées à tout fidèle pendant cette période du carême.

A l’occasion, Mme Alicia Kapisa, une des  animatrices au sein du CFJ, a expliqué le sens accordé au geste philanthropique par le souci de voler au secours de nécessiteux en cette date anniversaire spéciale. «C’était à l’occasion des dix ans d’existence de notre organisation que nous sommes venus assister les personnes qui sont ici à la cathédrale. Nous avons également lié cet acte aux festivités du mois de mars, le mois de la femme». a-t-elle indiqué.

De son coté, Mme Marie-Jeanne, responsable de l’ONG ISPRON, a eu les mots justes pour saluer le geste posé par le Collectif de femmes journalistes de Butembo pour avoir tenu à «fêter avec les déplacés, est un signe de générosité». Elle a émis le vœu de voir toutes les personnes de bonne volonté emboiter les pas à ces femmes professionnelles des medias qui, au lieu de fêter seules, ont plutôt songé à partager avec des personnes en détresse.

Outre  cette action caritative, une conférence a été organisée autour des objectifs et réalisations du CFJ à Butembo a été animé au centre d’accueil Joli-Rêve. Ici, Mme Rose Kahambu Tuombeane, coordonnatrice du Collectif de femmes journalistes a reçu un prix d’initiative et de Mentorat. Quatre autres journalistes hommes ont été  primés à leur tour pour avoir accompagné les femmes dans les activités visant  à promouvoir leurs droits.

Ituri : une marche de « détresse » en signe de deuil pour réclamer la paix

Les femmes de la province de l’Ituri, à travers celles de la ville de Bunia toutes vêtues en noir en signe de deuil et arborées de bandons blancs à la tête pour réclamer la paix, ont organisé samedi à Bunia, une « marche de détresse » sur boulevard de libération en prévision de la commémoration ce 08 mars  de la journée internationale des droits des femmes.

Cette marche qui a  eu comme point de chute, la tribune publique de Bunia, a été marquée par la présence du vice gouverneur de province, Martin Chalo Dudu, de certains ministres et des élus provinciaux, des chefs de services Étatiques et privés, et d’une foule nombreuse.

Certaines femmes touchées par le degré de cruauté orchestrée par des miliciens de la CODECO n’ont pas pu retenir leurs larmes pour exprimer leur colère par rapport aux effets néfastes de la guerre inutile et injuste de Djugu, Mahagi, et Mambasa caractérisée par les massacres, les mutilations, la déportation de leurs enfants, époux, parents, sœurs et frères.

Dans son mot de circonstance, le chef de l’exécutif provincial adjoint, Martin Shalo Dudu a demandé instamment aux femmes de réfléchir durant ce mois de mars sur ce qu’elles ont eu à faire et sur ce qu’elles feront avant de les encourager dans leur engagement d’accompagner le gouvernement de la République et provincial dans la recherche de la paix et de sécurité qui passe, a-t-il fait savoir, par l’unité et la solidarité entre elles en vue de réussir cette mission.

Le rapporteur de l’Assemblée provinciale, Julie Adabayi a plaidé, à cette occasion,  pour l’effectivité du respect du quota de trente (30)% des femmes au sein du gouvernement provincial.

Pour elle, ce respect doit se faire sur base de la « méritocratie » étant donné que la province ne manque pas des femmes compétentes, capables d’exécuter certaines fonctions comme les hommes.

Séance tenante, Julie Adabayi a interpellé les parents sur l’importance de faire étudier leurs enfants filles tout comme garçons.

De son coté, la cheffe de division provinciale de genre, famille et enfants, Marie-Louise Uronya, a indiqué que l’organisation de cette marche « de détresse » initiée par son service est une expression non seulement de colère par rapport aux atrocités de Djugu et Mahagi mais également un soutien indéfectible de femmes de l’Ituri aux efforts qui sont déployés jusqu’ici par le gouvernement central et provincial pour le rétablissement d’une paix durable dans les zones affectées par l’insécurité.

Par ailleurs les femmes déplacées installées dans différents sites à Bunia ont réclamé le retour de la paix dans leurs villages afin de leur permettre de regagner leurs entités respectives.

Haut Lomami : organisation d’une caravane motorisée à Kamina

La journée internationale de la femme a été marquée  ce dimanche 08 mars à Kamina par une caravane motorisée partie du lycée Mahidio/Mater Dei jusqu’à la Cathédrale Notre-Dame de la Paix/Saint Bavon sous la conduite du gouverneur intérimaire du Haut Lomami, Denis Ngandu Ngoy.

Durant la marche, les femmes, toutes catégories confondues, brandissaient des calicots, des pancartes et scandaient des slogans axés sur les droits de la femme.

Dans son mot, le gouverneur intérimaire a rendu un vibrant hommage au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour sa détermination de promouvoir  les droits de la femme en RDC.

Il a invité les autorités provinciales de chaque secteur de la vie à tout mettre en œuvre pour lutter, ensemble, afin que le thème national « Congolaises et congolais, levons nous pour défendre les droits de la femme »soit réellement d’application dans le Haut Lomami.

Une série de conférences-débats, axés sur « les violences faites à la femme et à la jeune fille »; viols et grossesses non désirées « ;  » mariages précoces » et la scolarisation de la fille » dont les oratrices sont triées parmi les femmes leaders de chaque organisation de masse ont sanctionné cette journée d’ouverture des activités du mois de la femme.

Les femmes de différentes organisations vont se déployer sur terrain à travers la province pour intensifier les campagnes de sensibilisation de leurs égales sur la défense de leurs droits.

Historique de la journée internationale des  droits des Femmes

Au début du 20ème siècle, des femmes de tous pays se sont unis pour défendre leurs droits. L’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières où des nombreuses manifestations des femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre hommes et femmes qui agitèrent l’Europe et le monde occidental.

La reconnaissance «d’une journée internationale des femmes» est  proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes par Clara Zetkin et s’est vite inscrit alors dans une perspective révolutionnaire. La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de saint Petersburg aux Etats-Unis d’Amérique, que la tradition du 8 mars s’est mise en place. Après 1945, la journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

Jusqu’à nos jours…

La date est réinvestie avec la région féministe des années 70 et la «Journée internationale des femmes» est reconnue officiellement par les Nations unies en 1977, puis en France en 1982. C’est une journée de manifestations à travers le monde, l’occasion de faire un bilan. La journée des femmes reste aujourd’hui d’une brulante actualité. Car tant que l’égalité entre homme et femme ne sera pas manifeste, l’humanité toute entière continuera de la célébrer.

ACP/Kayu/FMB

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