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OCDE/UA: La plus‑value socio‑économique d’une meilleure éducation est plus forte en Afrique que dans d’autres régions (rapport)


  5 Juillet      14        Economie (21767),

 

Paris, 05/07/2024 (MAP) – La plus‑value socio‑économique d’une meilleure éducation est plus forte dans le continent africain que dans d’autres régions du monde, selon un nouveau rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’Union africaine (UA).

Intitulé « Dynamiques du développement en Afrique 2024: Compétences, emplois et productivité », ce rapport relève que chaque année supplémentaire de scolarisation pourrait se traduire par une augmentation des revenus comprise entre 8,2% et 11,4% en Afrique, contre 7,6‑9,1 % pour l’Amérique latine et les Caraïbes.

Dans le secteur manufacturier, les données de 27 pays africains montrent, en outre, qu’une augmentation de 10 points de pourcentage de la proportion d’employés diplômés du deuxième cycle du secondaire ou du supérieur est associée à une hausse de la productivité moyenne des entreprises de respectivement 4,2 % et de 4,8%, soulève le rapport.

« Si tous les enfants d’Afrique parvenaient à une maîtrise de base des compétences fondamentales, le produit intérieur brut du continent pourrait être multiplié par plus de 22 (plus que toute autre région du monde), et donc s’étoffer d’environ 154.000 milliards de dollars », estiment, par ailleurs, les auteurs du rapport.

Le même document relève aussi que la population africaine, « plus instruite et en pleine croissance », redessine la main‑d’œuvre mondiale. « La population en âge de travailler du continent (les 15‑64 ans) est ainsi amenée à quasi doubler au cours des 26 prochaines années, avec un bond de 849 millions en 2024 à 1.556 millions en 2050 ».

Cette croissance, note la même source, contribuera à hauteur de 85% à l’augmentation de la population mondiale en âge de travailler, précisant que le nombre annuel de jeunes africains diplômés du deuxième cycle du secondaire ou du supérieur devrait en outre plus que doubler entre 2020 et 2040, passant de 103 millions à 240 millions.

Il ressort également du rapport que les marchés du travail africains s’adaptent aux nouvelles tendances, avec à la clé une redéfinition de l’offre et de la demande de compétences. « À mesure que la numérisation du continent progresse, le nombre d’emplois nécessitant des compétences numériques augmente. D’ici 2030, 70% de ces emplois exigeront des compétences numériques de base et 23% des compétences numériques intermédiaires, notamment dans les services », souligne-t-on

Le développement des énergies renouvelables et des infrastructures durables pourrait générer plus de 9 millions d’emplois à l’horizon 2030, et 3 millions d’emplois supplémentaires à l’horizon 2050, un secteur où les pénuries de compétences concernent surtout les profils issus de la formation technique et professionnelle, relève-t-on aussi, ajoutant que les mesures d’adaptation au changement climatique, notamment le renforcement de la littératie climatique et la pratique d’une agriculture intelligente face au climat, augmenteront la productivité et offriront des possibilités d’emploi supplémentaires.

D’après le rapport, il est possible également pour les régions africaines de mettre mieux à profit leurs avantages comparatifs afin d’accélérer la transformation productive et la création d’emplois.

L’Afrique du Nord dispose, à titre d’exemple, du plus grand potentiel du continent en matière d’énergies solaire et éolienne, et est en passe de devenir le premier exportateur d’hydrogène vert, avec des possibilités d’exportations valorisées à 110 milliards de dollars par an d’ici 2050.

Fruit d’un partenariat entre la Commission de l’Union africaine et le Centre de développement de l’OCDE, l’ouvrage « Dynamiques du développement en Afrique », publié chaque année, décrypte les expériences des cinq sous-régions africaines – Afrique centrale, de l’Est, du Nord, australe et de l’Ouest –, identifie les politiques publiques les plus innovantes et propose des recommandations adaptées aux spécificités des économies.

Étayée par les plus récentes statistiques, cette analyse des dynamiques de développement vise à aider les dirigeants africains à réaliser la vision stratégique de l’Agenda 2063 à tous les niveaux : continental, régional, national et local.

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