AGP Guinée: 100 OPJ et autres fonctionnaires de justice reçoivent leur habilitation à Forécariah AGP Guinée : Le barreau décide de boycotter les audiences jusqu’au 31 juillet pour protester contre ce qu’il qualifie ‘’d’arrestations et détentions arbitraires’’ ANG Política/Porta-voz da Coligação PAI Terra Ranka considera que não há condições para a realização de eleições no ano em curso ANG Comunicação Social/CNOI qualifica de “incursão odiosa” contra o Presidente da República a nota de protesto do Sindicato dos Jornalistas Angolanos ACI Turquie/Politique: Le diplomate turc réitère la volonté de son pays à défendre la liberté des citoyens APS Le dialogue sera de mise entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants, selon Moustapha Guirassy AIB Burkina : les jeunes du Nord invités à s’engager sans réserve dans la lutte anti-terroriste. ANG Política/Presidente da República marca eleições legislativas antecipadas para 24 de novembro MAP Le Maroc en mesure de produire jusqu’à 70% de ses besoins en médicaments (ministre) ACI Congo/Santé: Le gouvernement reçoit 230 mille doses de vaccin Bcg pour les enfants

Plus de 26 milliards de dollars de besoins pour lutter contre les VBG et les pratiques néfastes en Côte d’Ivoire


  24 Mars      29        Société (45909),

 

Abidjan, 24 mars 2023 (AIP)- On estime à 26 milliards USD l’investissement que doit faire la Côte d’Ivoire pour réduire radicalement les violences basées sur le genre (VBG) et autres pratiques néfastes d’ici l’an 2030.

Cela a été démontré lors de la cérémonie de présentation du dossier, organisée jeudi 23 mars 2023, au Cabinet du Ministère de la femme, de la famille et de l’enfant (MFFE).

Les différents besoins sont respectivement répartis à 11,2 milliards pour les mutilations génitales féminines (MGF), 2,9 milliards pour les mariages des enfants et 12 milliards USD pour les violences basées sur le genre (VBG).

« Ce dossier sur les VBG nous permet de prendre conscience de l’urgence à renforcer la mobilisation des ressources auprès du Gouvernement pour la lutte. Pour véritablement inverser la tendance, il doit être soutenu et vulgarisé pour renforcer la mobilisation des ressources auprès de différents décideurs étatiques, aux partenaires au développement et au secteur privé pour une synergie d’actions entres les acteurs. Il sera présenté au président de la République, Alassane Ouattara», a expliqué la MFFE, Nassénéba Touré.

Elle a aussi affirmé qu’il faudra réfléchir à de nouveaux paradigmes pour impliquer davantage les hommes, les leaders communautaires, les communautés et autres exciseuses contre ces pratiques néfastes qui sont injustement associées à des normes et/ou croyances socio-traditionnelles.

« Les différents types de VBG et autres mutilations génitales féminines (MGF) ont des conséquences lourdes sur la santé mentale et physique des victimes. Inverser la tendance permettra d’avoir une économie nationale florissante. Ce document est un puissant support opérationnel et de plaidoyer pour la mobilisation générale de tous les secteurs socio-économique et professionnels », a affirmé la représentante résidente de l’UNFPA en Côte d’Ivoire, Cécile Compaoré-Zoungrana.

Le statisticien-démographe Rahimi Fassissi, par ailleurs chef-projet de cette étude, a avancé que 36,7% des femmes de 15 à 49 ans sont excisées, dont 10% de filles dont l’âge est compris entre 13-14 ans. Aussi, il souligne que les violences physiques, émotionnelles et sexuelles concernent une femme sur trois dans les foyers.

« Cela est dû à la pauvreté, aux normes sociales fixées par les communautés et l’indisponibilité des services de soins et soutien à proximité. Nous devons mener des actions de communication car une femme bien portante dans tous les domaines de sa vie est une vraie pépite pour la société », rappelle-t-il. Il reconnait cependant des avancées notables dans la lutte contre ces pratiques ont baissé, de 35,6% en 2012 à 9,4% en 2022, pour ce qui concerne les mariages précoces.

La mise en œuvre de ce dossier d’investissements pour lutter contre les VBG , MGF, et autres pratiques néfastes en Côte d’Ivoire devrait permettre au gouvernement et à ses partenaires de mettre en œuvre les engagements pris tant au niveau national qu’international, et éviter ainsi un peu plus de 4.000 cas de MGF, 622.303 mariages d’enfants, et plus de 4 millions de cas de VBG d’ici 2030.

Dans la même catégorie