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Pour mener sa transition énergétique, l’Afrique a besoin de financements, selon l’ONU et l’UA


  29 Novembre      21        Environnement/Eaux/Forêts (6306),

 

Nations Unies (New York) 29/11/2023 (MAP) – L’Afrique, historiquement peu émettrice en carbone, aura besoin de financements pour mener sa transition énergétique, ont insisté l’ONU et l’Union Africaine (UA).

A la veille de la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP28) aux Émirats arabes unis, cette réalité a été rappelée mardi à New York par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat.

« Ce grand rendez-vous doit être l’occasion de faire un plaidoyer, notamment pour le continent africain, qui est négativement impacté par les changements climatiques alors qu’il est le moins pollueur », a souligné M. Faki, lors d’un point presse conjoint à l’issue de la 7e session du dialogue de haut niveau entre l’UA et les Nations Unies.

Sur la question de la transition énergétique qui sera débattue à Dubaï, M. Faki a, à la fois, vanté les potentialités du continent en terme de développement énergétique et remis les choses en perspective, en rappelant que le continent africain comptait près de 600 millions d’habitants « ne connaissant pas encore l’électricité ».

« Ce n’est pas des dons que nous attendons, juste des investissements », a-t-il insisté, en rappelant que la transition doit aussi tenir compte du rythme à adopter pour abandonner l’énergie fossile en Afrique sans compromettre le développement.

« Je sais qu’à [la COP 27 de] Glasgow, il a été décidé de ne pas financer les énergies fossiles. Nous sommes tous pour l’énergie propre, mais cela doit être graduel et en fonction des besoins des pays », a-t-il souligné.

La promesse de « 100 milliards de dollars par an pour l’Afrique » n’a pas été atteinte, « alors que les besoins sont 10 fois plus importants, selon les estimations des institutions spécialisées. Donc voilà la question : nous attendons que des mesures concrètes soient prises à l’occasion de cette COP 28 », a insisté le chef de la Commission de l’UA.

Le SG de l’ONU a partagé l’analyse de M. Faki s’agissant de la notion de justice « dont l’Afrique a besoin avant tout ». Particulièrement « dans les relations internationales, car l’Afrique a été victime des injustices structurelles de nos relations internationales », a constaté M. Guterres.

Pour M. Guterres, l’Afrique est « victime d’une double injustice » : l’injustice historique liée au colonialisme et à l’esclavage ; et l’injustice actuelle liée à l’architecture des relations internationales, notamment par rapport au pouvoir financier et économique.

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