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Présidentielle au Sénégal: la campagne bat son plein, les candidats poursuivent leurs meetings


  15 Mars      46        Politique (25753),

 

Dakar, 15/03/2024 (MAP)- Les candidats à la présidentielle prévue le 24 mars au Sénégal poursuivent pour le septième jour leur campagne dans les différentes régions du pays à la conquête du pouvoir pour succéder au chef de l’Etat sortant Macky Sall, dont le mandat expire le 2 avril prochain.

Quelque 7.033.854 électeurs inscrits dans le fichier électoral se rendront aux urnes le 24 mars pour élire le cinquième président de la République,  après Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky Sall.

Ce chiffre représente une augmentation de plus de 300.000 électeurs par rapport à l’élection présidentielle de 2019, remportée par Macky Sall, le chef de l’Etat sortant qui a décidé de ne pas se présenter pour un 3ème mandat.

La campagne électorale avait démarré le samedi 09 mars et prend fin le 22 à minuit. Les jours restants de la campagne seront marqués cette fois-ci par l’entrée sur le terrain du candidat du parti « Pastef » dissous, Bassirou Diomaye Faye, qui est sorti jeudi soir de la prison en compagnie de son chef, Ousmane Sonko, candidat déclaré, mais non retenu par le Conseil constitutionnel.

Leur sortie de la prison du cap Manuel jeudi tard dans la soirée a provoqué la liesse de milliers de Dakarois descendus spontanément dans les rues de la capitale sénégalaise.

Cette libération était anticipée comme un évènement majeur depuis plusieurs jours après l’adoption, le 6 mars dernier, d’une loi d’amnistie votée à l’instigation du président Macky Sall pour apaiser le climat social dans le pays.

Faye, secrétaire général du Pastef était lui-même détenu depuis avril 2023. Il a été inculpé d’outrage à magistrat, diffamation et actes de nature à compromettre la paix publique, selon un de ses avocats, après la diffusion d’un message critique contre la justice dans le dossier Sonko.

Son camp a fait campagne pour lui durant ces derniers jours et présenté en son absence le programme d’un homme qui se veut le « candidat du changement de système » et d’un « panafricanisme de gauche », promet de restituer au Sénégal sa souveraineté et renégociera, s’il est élu le 24 mars, les contrats d’exploitation du gaz et du pétrole ainsi que les accords de défense.

Le candidat de « Pastef » fait d’ailleurs face à 18 autres concurrents principalement le candidat de la mouvance présidentielle, Amadou Ba, l’ancien maire de Dakar, Khaifa Ababacar Sall, membre de l’opposition et l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, entre autres.

Dans un meeting organisé mardi à la ville de Tivaouane, l’ex-Premier ministre du Sénégal, Amadou Ba, a promis de créer un million d’emplois au profit des jeunes, s’il était élu.

« Dans mon programme de gouvernement, j’entends investir massivement pour que les jeunes obtiennent plus d’emplois décents. J’ai prévu de créer un million d’emplois », a réaffirmé Amadou Ba qui avait été désigné comme candidat du parti au pouvoir par Macky Sall pour cette élection.

Le candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY, Unis par l’espoir en wolof) a également insisté sur sa volonté de changer le mode de financement des femmes.

« Avec moi comme président de la République, je ferai faire aux femmes une révolution », a poursuivi Amadou Bâ, annonçant « plus de financement avec des  sommes équivalentes à 200.000F ».

« Ce sera avec des millions pour permettre aux femmes de bien jouer leur rôle dans la société », a-t-il promis, relevant que « sans les femmes, les ménages du Sénégal ne fonctionnent pas correctement ».

Pour sa part, Khalifa Sall, leader et candidat de la coalition Taxawu Senegaal, exprime son opposition catégorique à la proposition du candidat Bassirou Diomaye Faye de créer le poste de vice-président au Sénégal.

Lors d’une intervention dans le cadre de sa campagne électorale jeudi à Joal (sud-est de Dakar), Khalifa Sall a révélé qu’il avait tiré des leçons des événements de 1962 entre Senghor et Mamadou Dia.

« J’ai tiré la leçon de 1962. Je veux éviter la dualité au sommet de l’État avec l’élection au suffrage universel d’un vice-président », a-t-il déclaré notant qu’ il est crucial de limiter les pouvoirs du Président de la République en rééquilibrant les institutions et en renforçant les pouvoirs du Premier ministre.

Khalifa Sall envisage une réforme institutionnelle une fois élu, avec un Premier ministre jouissant de responsabilités accrues et une Assemblée nationale restaurée dans ses prérogatives.

« Quand je serai Président, le Premier ministre sera chef du gouvernement avec des responsabilités fortes. Je vais reformer l’Assemblée nationale en restaurant ses pouvoirs. Elle pourra ainsi avoir un pouvoir de censure sans avoir des contraintes », précise l’ancien maire de Dakar.

De plus, il s’engage à ne pas cumuler les fonctions présidentielles avec celles de président du Conseil supérieur de la Magistrature, à garantir l’indépendance du parquet vis-à-vis du gouvernement et à réformer le Conseil constitutionnel pour assurer une composition plus juste.

Quant à Idrissa Seck, candidat pour la quatrième fois après 2007, 2012 et 2019, il compte mettre en place un programme de formation massive, pratique et décentralisée des jeunes en adéquation avec les besoins et opportunités locales, dans les secteurs de l’agriculture, d’élevage, de la pêche etc.

Idrissa Seck ambitionne aussi de développer la formation technique en milieu rural, en vue de la professionnalisation des organisations communautaires de base essentiellement composées de jeunes comme les ASC. Il projette de créer et développer des pôles industriels adossés sur les chaines de valeur agricoles et minières pour une création massive d’emplois pour les jeunes.

Une fois à la magistrature suprême, M. Seck s’engage à augmenter les fonds d’accompagnement des jeunes pour la création d’entreprise dans les domaines de l’agro-business, de la transformation et d’exportation de produits halieutiques, mécanique, menuiserie, inventions technologiques.

Pour cette élection, la carte électorale recense 6341 lieux de vote dans lesquels les citoyens accompliront leur devoir dans 15.633 bureaux de vote.

S’agissant des 338.040 Sénégalais inscrits à l’étranger, 367 lieux de vote sont mis à leur disposition ou ils voteront dans 807 bureaux de vote.

Les résultats provisoires du premier tour de la présidentielle seront proclamés au plus tard le 1er avril 2024 par la Commission nationale de recensement des votes, soit un jour avant la fin du mandat de Macky Sall

Dans les cinq jours francs suivant le dépôt d’une réclamation sur ces résultats, le Conseil constitutionnel, l’arbitre principal du scrutin, statuera avant de proclamer les résultats définitifs du vote.

La date du deuxième tour probable n’est pas encore fixée.

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