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Projection de « Razzia » de Nabil Ayouch dans le cadre de la compétition officielle du 1er festival Manarat de Tunis


  14 Juillet      81        Arts & Cultures (1641), Cinéma (185), Photos (4343),

   

Tunis, 14/07/2018 (MAP), Le film marocain du réalisateur Nabil Ayouch « Razzia », qui traite des droits des femmes et des libertés individuelles, a été projeté jeudi à Tunis, dans le cadre de la compétition officielle de la première édition du Festival du Cinéma Méditerranéen de Tunisie « Manarat ».

Ce long-métrage relate une histoire qui se passe dans la métropole, où cinq destinées sont reliées sans le savoir, à travers des situations aux problématiques contemporaines et universelles. Les personnages ont en commun la même quête de liberté.

Le principal personnage, Salima, s’émancipe du patriarcat, notamment dans des scènes de femmes prêtes à défendre leurs droits. La trame tourne autour des histoires croisées des autres protagonistes, qui veulent s’affranchir, chacun à sa manière, des carcans sociaux.

« Razzia », dont les premiers rôles sont notamment campés par Amine Ennaji, Abdelilah Rachid, Dounia Binebine, Abdellah Didane et Saadia Ladib, a été projeté pour la première fois en 2017 dans le cadre de l’ouverture du Festival International du film de Toronto. Il avait été choisi pour concourir à la présélection des Oscars 2018, dans la section « Meilleur film étranger ».

Le Maroc, qui a été choisi aux côtés de la Palestine comme invités d’honneur, participent à cette rencontre, qui se tient du 10 au 15 juillet, avec les films « Mille mois » de Fawzi Bensaïdi, « Les chevaux de Dieu » de Nabil Ayouch, « Sur la Planche » de Leila Kilani, « Badis » de Abderrahman Tazi, « Wechma » de Hamid Bennani et « El Chergui ou le silence violent » de Moumen Smihi.

La clôture de cette première édition aura lieu dimanche prochain avec l’attribution du Manar d’Or, prix du meilleur film de la Méditerranée et d’un prix d’interprétation.

Les films en compétition sont « Les bienheureux » de Sofia Djama (Algérie), « Men don’t cry » d’Alan Drljevic (Bosnie-Herzégovine), « Withered Green » de Mohammed Hammad (Egypte), « Eté 93 » de Carla Simon (Espagne), « La Villa » de Robert Guediguian (France), « A Ciambra » de Jonas Carpignano (Italie), « Razzia » de Nabil Ayouch (Maroc), « Ghost Hunting » de Raed Andoni (Palestine), « Vent du Nord » de Walid Mattar (Tunisie) et « More » de Onur Saylak (Turquie).

Parmi les moments forts de ce festival, la signature d’un mémorandum d’accord entre 7 pays arabes pour le lancement d’une instance intitulée « Arab Film Institute Commission » regroupant les centres d’Image de 7 pays arabes à savoir la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, l’Égypte, la Jordanie, la Palestine et le Liban.

Cette première édition du festival rend hommage également au cinéma palestinien à travers la projection des films « Noces en Galilée » de Michel Khleifi, « Leila’s Birthday » de Rashid Masharawi, « Paradise Now » de Hany Abu Assaad, « Le temps qu’il reste » de Elia Suleiman, « Fix me » de Raed Andoni et « 3000 nuits » de Mai Masri.

Une sélection de 52 films de 12 pays est au line-up de ce festival, organisé par le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), en partenariat avec l’Institut français de Tunisie (IFT) et le Centre national français du cinéma et de l’image animée (CNC).

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