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Revue de la presse quotidienne internationale africaine (RPQI-Afrique)


  7 Décembre      21        revue de presse (625),

 

Dakar, 07/12/2022 (MAP)- Plusieurs sujets retiennent l’attention de la presse africaine parue ce mercredi, particulièrement la confrontation entre l’opposant sénégalais, Ousmane Sonko, et la masseuse Adji Sarr qui l’accuse devant la justice de ‘’viols’’ et ‘’de menaces de mort’’,  la visite au Gabon d’une délégation du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), et la tenue à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan d’un atelier de renforcement des capacités sur la télédétection appliquée à l’océanographie .

Les quotidiens africains s’intéressent aussi au rapport de la Banque mondiale qui avertit quant au ratio du coût du service de la dette par rapport aux recettes du Nigeria qui pourrait atteindre 160 pc dans cinq ans, au rôle des universitaires dans le développement de l’Ethiopie, à la scolarisation des enfants au Kenya, à la crise de l’électricité qui continue de frapper l’Afrique du Sud  ainsi qu’au problème de la criminalité dan ce pays.

Au Sénégal, la confrontation entre l’opposant Ousmane Sonko et la masseuse Adji Sarr qui l’accuse de ‘’viols’’ et ‘’de menaces de mort’’  après leur comparution devant le juge d’instruction, constitue le principal sujet commenté par les quotidiens nationaux de ce mercredi.

Après leurs auditions séparées dans le cadre de l’affaire de viols les opposant, le leader de Pastef et la jeune masseuse du salon de massage ‘’Sweet Beauty » se sont retrouvés mardi dans le bureau du Doyen des juges, Oumar Maham Diallo pour une confrontation, rapportent les médias locaux.

 

‘’Sweet beauty en mode face à face !’’, affiche à sa Une « Sud Quotidien », notant que ‘’’la confrontation entre la masseuse Adji Sarr et Ousmane Sonko qu’elle accuse de +viols répétés’’ et de ‘’menaces de mort’’ a eu lieu, mardi. Après avoir été entendus séparément sur le fond du dossier, les deux protagonistes ont passé plusieurs heures dans le bureau du Doyen des juges’’, indique la publication dakaroise.

 

‘’Reste maintenant à savoir qu’elle suite sera donnée à scabreuse affaire teintée de politique, ayant causé la mort de plus d’une dizaine de jeunes Sénégalais’’, ajoute le média.

Adji Sarr ex-employée du salon de massage ‘’Sweet Beauty’’ accuse depuis février 2021 le leader de Pastef, Ousmane Sonko, de ‘’viols répétés et de menace de mort’’. L’opposant et ancien député, sous contrôle judiciaire depuis mars 2021, nie les faits dont il est accusé et soutient être la cible d’un ‘’complot’’ tramé par ses adversaires politiques. Le déclenchement de cette affaire avait provoqué de violentes manifestations occasionnant la mort de 14 personnes et de nombreuses destructions en mars 2021, rappelle-t-on.

L’accusatrice qui vit sous protection policière a fait une apparition, lundi, à la Place du souvenir africain où elle a pris part à une rencontre présidée par la ministre de la Femme sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles.

 

 

‘’Une confrontation à l’épreuve des…preuves’’, barre à sa Une le quotidien « Vox Populi », indiquant qu’après le face à face, place à ‘’la farouche bataille de l’opinion’’.  Ousmane Sonko confie que ‘’c’était un massacre, ce n’était pas une confrontation’’ alors que pour Adji Sarr, déclare : ‘’c’était décevant, car il (Sonko) a refusé de parler’’, souligne le journal .

 

Quant à « l’Observateur », il rapporte qu’’’aucune des deux parties n’a voulu dévoiler sa stratégie’’. ‘’La masseuse déroule un film érotique. Le leader de Pastef accrédite la thèse du complot et nie le viol’’, indique le média.

Pour sa part « Le Quotidien » parle de ‘’leurres de vérité’’ et écrit que ‘’Ceux qui s’attendaient à des révélations explosives (…) ont déchanté. Les deux parties se sont emmurées dans le silence. Aucune d’entre elles n’a voulu répondre aux questions de l’autre. Les avocats de Sonko plaident pour un non-lieu +faute de preuve de viol+ tandis que ceux de Adji Sarr estiment qu’il n’y a pas eu de confrontation’’, note la publication.

‘’Après cet épisode tant attendu, la décision finale de la poursuite ou non de la procédure va dépendre du Doyen des juges d’instruction en charge de ce dossier brûlant’’, ajoute-t-elle.

Selon « WalfQuotidien », ‘’La confrontation n’a pas eu lieu’’.  Le journal, qui s’est intéressé au port vestimentaire de Adji Sarr, apparue ‘’en robe rouge moulante -tiens, tiens !-, talons aguichés’’ à bord d’une ‘’Range Rover’’, écrit : ‘’De la tragédie d’un viol présumé à un cirque de mauvais goût, il n’y a qu’un pas que Adji Raby Sarr est en train de franchir sans difficulté’’.

‘’Hier, c’est en robe rouge moulante -tiens, tiens !-, talons aguichés, Range Rover que la présumée victime de +viols répétés sous la menace d’armes+ a débarqué au Palais de justice’’, décrit  le journal.

Au Gabon, « L’Union » rapporte qu’une délégation du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) séjourne en terre gabonaise depuis quelques jours, notant qu’elle a exprimé au chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, sa volonté de renforcer la coopération avec le Gabon, notamment dans l’accompagnement de la mise en oeuvre du Plan d’accélération et de transformation (PAT).

« Présent à Libreville dans le cadre d’une mission de prospection, le MEDEF est venu exprimer au président de la République son souhait de renforcer le partenariat avec le Gabon à travers un accompagnement dans la mise en œuvre des projets prioritaires inscrits dans le PAT tels que les infrastructures, l’énergie, la pêche, le numérique et l’environnement« , indique le communiqué, relayé par le journal.

Cette visite du premier réseau d’entrepreneurs français, poursuit-on, intervient au moment où le Gabon est considéré à l’échelle internationale comme un partenaire fiable et stable, au regard de la mise en place d’une économie de transformation diversifiée dans les secteurs du bois, de la pêche, de l’écotourisme, des services financiers, entre autres.

En Côte d’Ivoire, ’’Fraternité Matin’’ écrit que pour mieux comprendre le changement constant de l’océan à différentes échelles spatiales et temporelles afin d’apporter des solutions adéquates, un atelier de renforcement des capacités sur la télédétection appliquée à l’océanographie se tient à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, du 5 au 9 décembre.

Selon le Professeur Affian Kouadio, président au sein de l’Unesco de la commission océanographique intergouvernementale pour l’Afrique, «le but de cette initiative du Centre universitaire de recherche et d’application à la télédétection (Curat), secrétariat du Goos Africa, est d’obtenir un océan sain. Ce qui s’inscrit dans le cadre de la vision de la décennie des Nations unies des sciences sociales au service du développement durable», rapporte la publication.

A l’en croire, ce renforcement de capacités des jeunes issus de plusieurs pays, vient à point nommé parce qu’il permettra à ces derniers de surveiller l’environnement à partir d’un satellite, de prendre en main la question de l’étude de l’océan qui est pourvoyeur de ressources, notamment en matière de pêche, du transport maritime et du tourisme, ajoute le média.

Au Nigeria, « The Guardian » écrit que la Banque mondiale a averti que le ratio du coût du service de la dette par rapport aux recettes du Nigeria pourrait atteindre 160 % dans cinq ans, à moins que des réformes de grande ampleur ne soient mises en œuvre pour « dégeler » l’espace fiscal.

Dans un rapport distinct, la banque mondiale a également déclaré que les pays les plus pauvres qui sont éligibles pour emprunter auprès de l’Association internationale de développement (IDA) dépensent désormais plus d’un dixième de leurs recettes d’exportation pour assurer le service de leurs dettes extérieures à long terme, publiques et garanties par l’État – la proportion la plus élevée depuis 2000,  indique le journal.

Le rapport intervient alors que le gouvernement ghanéen se bat pour sevrer son économie du risque de défaut de paiement de la dette et retrouver la stabilité économique. Une déclaration publiée dimanche par le ministre ghanéen des finances, Ken Ofori-Atta, indique que les obligations nationales existantes seront échangées contre un ensemble de quatre nouvelles obligations arrivant à échéance entre 2027 et 2037, ajoute le média.

Le pays d’Afrique de l’Ouest compte sur le soutien du Fonds monétaire international (FMI) pour éviter une détresse majeure, alors qu’il risque une nouvelle dégradation de sa note face à l’agitation sociale liée à une crise du niveau de vie insupportable, poursuit le quotidien.

En Ethiopie « The Ethiopian Herald » consacre son éditorial au rôle des universitaires dans le développement de l’Ethiopie en focalisant sur un forum initié dans ce sens à Addis-Abeba qui a été axé sur les moyens par lesquels les universitaires peuvent renforcer leur rôle dans les efforts nationaux de défense de la souveraineté du pays.

Le Premier ministre, Abiy Ahmed, qui était présent au forum de consultation organisé par des universitaires venus de toutes les régions du pays, a souligné le rôle que les intellectuels peuvent jouer dans la résolution des problèmes complexes auxquels l’Ethiopie est confrontée, en plus de s’acquitter de leur responsabilité civique de soutenir durablement la paix et construire un pays uni, souligne l’éditorialiste.

Comme l’a affirmé le Premier ministre, le gouvernement a mis en oeuvre un certain nombre d’actions allant des réformes politiques et économiques aux restructurations institutionnelles pour relever tous les défis et réaliser la prospérité du pays, écrit l’éditorialiste, relevant que pour atteindre avec succès cet objectif, les intellectuels doivent soutenir les efforts du gouvernement et apporter leur contribution en optimisant la participation à la recherche de résolution aux problèmes.

Côté sport, «Fana bc » s’est fait l’écho de la qualification des Lions de l’atlas aux quarts des finales de la coupe du monde Qatar 2022 en relevant que l’équipe du Maroc est la seule sélections africaine restante dans ce mondial.

L’entraîneur Walid Regragui a exhorté ses hommes à croire qu’ils peuvent vaincre la puissante Espagne alors qu’ils tentent d’atteindre les quarts de finale de la coupe du monde pour la première fois de leur histoire, note le média.

Au Kenya, « The Star » rapporte que plus de 3,5 millions d’enfants ne seront pas scolarisés au titre de la prochaine année scolaire qui commence en janvier 2023 en raison de la sécheresse actuelle.

Citant une étude de 2021 réalisée par l’Initiative mondiale pour les enfants non scolarisés, le journal révèle que plus de deux millions d’enfants âgés de quatre à 17 ans n’ont pas été scolarisés depuis le troisième trimestre de 2021.

Le rapport d’évaluation des longues pluies de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes prévoit que 1,6 million d’enfants supplémentaires courent un risque élevé d’abandonner l’école l’année prochaine, alors que la crise de la faim s’aggrave, souligne la publication.

L’auteur de l’article ajoute en outre qu’une enquête réalisée en juin dernier par l’ONG Save the Children sur l’impact de la sécheresse dans 17 comtés du pays montre une baisse significative des inscriptions des élèves, expliquant que les causes du décrochage scolaire observés sont notamment le manque de repas scolaires, la mauvaise qualité de l’environnement d’apprentissage, le manque d’enseignants, les conflits liés aux ressources et les urgences liées au climat.

En Afrique du Sud, « City Press » revient sur la crise de l’électricité qui continue de plonger le pays dans le noir.

Le journal relève ainsi que les performances de production de la société d’électricité publique d’Eskom ne cessent de se détériorer depuis plusieurs années, ce qui affecte les revenus et les flux de trésorerie, tandis que le règlement du fardeau de sa dette n’a toujours pas été accompli.

Eskom manque de fonds pour investir dans la maintenance et l’expansion de la capacité de production et de transport, à un moment où l’économie est paralysée par les délestages quotidiens, déplore le quotidien.

Il ajoute que la compagnie publique survit actuellement grâce aux renflouements réguliers du gouvernement, qui détournent les fonds publics nécessaires à d’autres interventions socio-économiques urgentes.

Pour sa part, « The Mail and Guardian » revient sur le problème de la criminalité, signalant que les fusillades, les conflits de territoire, et les règlements de comptes entre les gangs continuent de sévir dans la région du Cape Flats, à l’est de la ville du Cap.

« Des échanges de tirs fréquents entre les voyous ont semé la terreur et gardé les gens enfermés à l’intérieur de leurs maisons, les habitants décrivant les combats qui faisaient rage dans leurs quartiers comme une vraie guerre », explique la publication.

Elle ajoute que des ressources supplémentaires, notamment les agents de police, ont été mobilisées dans les différents points chauds afin faire face à ce fléau qui menace la vie des populations.

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