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Revue de la presse quotidienne internationale africaine (RPQI-Afrique)


  19 Janvier      40        revue de presse (625),

 

Dakar, 19/01/2023 (MAP) – Plusieurs sujets d’actualité font la Une de la presse africaine de ce jeudi qui évoque notamment le renvoi de l’affaire de l’opposant Ousmane Sonko devant la chambre criminelle au Sénégal, la remise du Prix Félix Houphouët-Boigny de l’UNESCO pour la recherche de la Paix en Côte d’Ivoire, le rejet par la Cour constitutionnelle du Gabon d’une requête introduite par la plateforme « Copil Citoyen » pour inconstitutionnalité de la Loi de Finances 2023 , la révision des lois électorales au Kenya, la célébration éthiopienne orthodoxe du baptême de Jésus dans le Jourdain et de l’Épiphanie, ainsi que la crise énergétique qui frappe l’Afrique du Sud.

Au Sénégal, « Sud Quotidien » écrit que le règlement de l’affaire de viols et menaces de mort opposant le maire de Ziguinchor et leader de Pastef, Ousmane Sonko, à l’ex-employée d’un salon de beauté, Adji Rabi Sarr, se fera devant la Chambre criminelle, ajoutant que Oumar Maham Diallo qui a hérité de cette affaire à la suite de sa nomination Doyen des juges d’instruction, en novembre 2021 en remplacement de feu Samba Sall, décédé au mois d’avril dernier, a finalement pris une ordonnance de renvoi.

Dans un avis d’ordonnance de règlement définitif signé le mardi 17 janvier dernier, adressé aux avocats des différentes parties prenantes de cette affaire, l’ex-président de chambre à la Cour d’appel de Ziguinchor a informé sa décision de « l’envoi et de mise en accusation contre Ousmane Sonko et Ndeye Khady Ndiaye. Ces derniers étaient placés sous contrôle judiciaire depuis mars 2021 », explique la publication.

Par ailleurs, le Doyen des juges d’instruction, Oumar Maham Diallo a indiqué que le procès dont il n’a pas précisé la date, se tiendra à la Chambre criminelle de Dakar, fait savoir la même source, notant qu’avec cette décision de renvoi, le Doyen des juges d’instruction a suivi le Parquet qui, dans son réquisitoire à charge, avait non seulement demandé une mise en accusation d’Ousmane Sonko mais aussi son renvoi devant la Chambre criminelle, pour viols et menaces de mort.

Pour sa part, « Enquête » qui affiche à la Une « Affaire Sweet beauté: un procès toxique », indique que la décision du doyen des juges était très attendue, depuis la fin des auditions menées dans le cadre de cette enquête.
« Maham Diallo a entendu les sieurs Mamour Diallo, le capitaine Seydina Oumar Touré, MC Niasse ou encore Ndèye Fatou Touré (Mme Tall) à la demande des avocats de la défense », souligne le quotidien, précisant que cela ne l’a pas empêché d’envoyer l’affaire en procès, face aux accusations de complot politique brandies par Ousmane Sonko.

« En effet, le candidat à l’élection présidentielle de 2024 ne cesse de clamer, avec plein d’éléments allant vers ce sens, que toute cette histoire n’est qu’un coup monté au plus haut sommet de l’Etat, afin de l’empêcher de participer à la Présidentielle » de 2024, poursuit-il.

Avec ce renvoi devant la chambre criminelle, « Ousmane Sonko risque gros’’, estime pour sa part la publication « Bës Bi le Jour, notant que « s’il se définit comme un anti système, Ousmane Sonko risque d’avoir le même destin que des acteurs politiques qu’il pourfendait par le passé.

Après Karim Meissa Wade, Khalifa Ababacar Sall, le maire de Ziguinchor est le 3e grand opposant et candidat déclaré à une élection présidentielle à devoir se présenter au tribunal pour un procès. Malgré les audios de Mc Niasse, la fameuse enquête interne de la gendarmerie, les témoignages à décharge du capitaine Touré, le supposé sms de Me Dior Diagne…, le Doyen des juges a signifié aux parties d’aller au tribunal pour s’expliquer ».

« Un renvoi en chambres criminelles qui fait courir à Ousmane Sonko un gros risque et des nuages planent sur la candidature de l’ancien député à la présidentielle de 2024. Le leader de Pastef, accusé de +viol et de menaces de mort+, crie au +complot+ visant à l’empêcher de participer à la prochaine élection. Il perd une manche puisque ses avocats avaient travaillé pour un non-lieu », ajoute la publication.

Sur un autre registre, « Le Soleil » rapporte que « l’Etat reste ferme » sur la mise en œuvre des mesures d’urgence de la sécurité routière, indiquant qu’en Conseil des ministres, mercredi, le chef de l’Etat a invité le gouvernement à « veiller à la mise en œuvre des mesures d’urgence de la sécurité routière avec », entre autres, « l’application de toutes les mesures validées en Conseil des ministres, notamment l’intensification des visites techniques, la limitation de vitesse à 90 km/heure maximum des véhicules de transports publics et l’arrêt de l’importation et le rechapage des pneus d’occasion ».

 

En Côte d’Ivoire, ’’Fraternité Matin’’ rapporte que le Conseil des ministres, réuni mercredi, a adopté une communication relative à la cérémonie de remise du Prix Félix Houphouët-Boigny de l’UNESCO pour la recherche de la Paix.

Le Prix Félix Houphouët-Boigny de l’UNESCO pour la recherche de la Paix, édition 2022, a été attribué, le 23 août 2022, à Mme Angela Merkel, ancienne Chancelière Fédérale d’Allemagne, en reconnaissance de son action pour l’accueil des réfugiés.

La remise de ce Prix aura lieu, le 08 février prochain, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la Paix, à Yamoussoukro.

Pour sa part le journal électronique ’’Linfodrome’’ écrit que la Côte d’Ivoire, un pays de l’Afrique de l’ouest, enregistre le 3eme taux de suicide le plus élevé en Afrique après le Lesotho et la Guinée Equatoriale, selon une étude menée par l’Unité de Médecine Légale du service d’Anatomopathologie du CHU de Treichville (Abidjan) après 8 années d’étude allant du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2020.

Au Gabon, « GabonActu’ écrit que dans une décision datant du 13 janvier 2023, relative à la requête introduite par la plateforme « Copil Citoyen » pour inconstitutionnalité de la Loi de Finances 2023 qu’elle estimé déséquilibrée, la Cour Constitutionnelle a rejeté ladite requête.

« La Requête présentée par Messieurs Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, Paul Aimé Bagafou et Madame Justine Judith Lekogo est rejetée », a décidé la haute juridiction dans son article premier.

Sur les suggestions de la modification de la loi de la Loi de Finances faites par les requérants qui représentaient la plateforme de la société civile, la gardienne de la loi considère qu’au regard des « dispositions de l’article 55 de la constitution, les citoyens autres que les membres du parlement ne disposent pas du droit d’amendement ; qu’en toute état de cause, l’examen de la Loi de Finances 2023 ne laisse apparaître aucune erreur matérielle dans les chiffres y contenus ; qu’il suit de là, que le moyen n’est pas pertinent ».

Au Kenya, »Daily Nation » écrit que les lois électorales doivent être révisées avant les échéances de 2027, notant que l’amélioration continue de la technologie, des processus et des systèmes électoraux d’un pays est la marque de fabrique de la démocratie.

Tout organe de gestion électorale devrait, en collaboration avec les organes législatifs et les autres parties prenantes, chercher en permanence à améliorer les modes de déroulement des élections, préconise l’éditorialiste, saluant dans ce sens les recommandations de la Commission électorale sur les modifications à introduire.

Ces recommandations, insiste-t-il, doivent être mises en œuvre à la lettre au lieu de d’être abandonné sur les étagères comme c’est souvent le cas de la plupart des propositions faites dans des rapports d’évaluation post-électoraux similaires.

En effet, la Commission, dirigée par Wafula Chebukati, qui vient de terminer un mandat de six ans non renouvelable, n’a pas donné suite à la plupart des recommandations faites après le scrutin de 2017, qui auraient pu façonner les élections de 2022, relève le journal,

Avec cette seconde chance, les parties prenantes, en particulier la Commission électorale, mais aussi tous les Kényans, devraient saisir le moment et soumettre les propositions de l’équipe de Chebukati à un processus rigoureux de participation publique et veiller à mettre en œuvre immédiatement les changements convenus.

 En Ethiopie, « The Ethiopian Herald » consacre son éditorial au Timket, « célébration éthiopienne orthodoxe à la fois du baptême de Jésus dans le Jourdain et de l’Épiphanie », en relevant qu’au-delà d’être une fête religieuse, Timket affiche l’excellence culturelle, l’unité et la tolérance du peuple ce qui est à même de promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité de l’Ethiopie.

La magnifique célébration du Timket, la joie et le bonheur sont partagés par tous indépendamment des différences ethniques et religieuses, souligne l’éditorialiste, notant que cette célébration constitue l’un des événements annuels où les gens quittent leur domicile avec leurs costumes traditionnels pour passer de bon moment entre eux avec bonheur.

En plus des hymnes religieux, les gens chantent et dansent également lors de cette fête qui se poursuit pendant 2 à 3 jours, ajoute l’éditorialiste, soulignant que cette célébration montre que la paix et la tolérance sont possibles tant que les gens s’y engagent.

En Afrique du Sud, « Sunday Independent » s’arrête sur la crise énergétique qui frappe le pays, faisant savoir que le gouvernement a besoin d’un an et demi pour mettre fin au coupures de courant qui ont paralysé l’économie.

Revenant sur les propos du ministre des Finances Enoch Godongwana, qui s’est exprimé en marge du Forum économique mondial (FEM), la publication fait savoir que l’Afrique du Sud a un plan pour améliorer l’approvisionnement en électricité d’ici 12 à 18 mois.

Le ministre a argué, à cet égard, que la hausse de 18,65 % du prix de l’électricité décidée par le régulateur sud-africain de l’énergie (NERSA), donnera à la compagnie d’électricité publique « Eskom » les ressources financières nécessaires pour remédier à cette situation.

Pour sa part, « Eyewitness News » revient sur le bilan lourd des accidents de la route durant la dernière saison des fêtes, rapportant que plus de 1.400 personnes ont trouvé la mort du 1er décembre 2022 au 11 janvier de cette année.

« Ce chiffre représente une baisse de 14% par rapport l’année dernière, où le nombre de décès a atteint plus de 1.600 », a révélé le ministre des Transports, Fikile Mbalula, dans une conférence de presse dédiée à la présentation des dernières statistiques sur les accidents enregistrés dans le pays, selon le journal.

M. Mbalula a ajouté que les décès de piétons constituent une préoccupation majeure pour le gouvernement après une hausse de 10%, passant de 31% du total des victimes en 2022 à 41% durant cette année, poursuit le média.

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