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Revue de la presse quotidienne internationale africaine (RPQI-Afrique)


  25 Janvier      33        revue de presse (625),

 

Dakar, 25/01/2023 -(MAP)- La presse africaine parue ce mercredi focalise son attention sur un ensemble de sujets d’actualité, notamment la déchéance du mandat parlementaire de l’ancienne Premier ministre sénégalaise, Aminata Touré, la journée internationale de l’éducation célébrée en Côte d’Ivoire, la confiance accordée au gouvernement dirigé par Alain Claude Bilié-by-Nzé au Gabon, la campagne présidentielle au Nigéria, le fléau de la violence à l’égard des femmes en Afrique du Sud, le dialogue national en Éthiopie, ainsi que la polémique autour de l’intégrité des dernières élections au Kenya.

Au Sénégal, la politique occupe l’essentiel de l’actualité dans les parutions de mercredi notamment la déchéance du mandat parlementaire de l’ex-Premier ministre Aminata Touré dite « Mimi », par ailleurs tête de la liste nationale de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY- unis pour l’espoir, au pouvoir) lors des élections législatives du 31 juillet dernier.

« BBY obtient la peau de Mimi’’, titre « En Quête » qui note que Mme Touré est déchue de son mandat de député, grâce à la détermination de Benno Bokk Yakaar (BBY) et l’aide de la coalition Wallu (sauver-opposition). Dans une réplique, Mme Touré avait fait état de sa détermination à poursuivre son « combat » contre la tentative du Président Macky Sall de briguer un 3ème mandat, indique la publication.

Pour « L’AS’’ qui revient sur l’éviction d’Aminata Touré de l’Assemblée nationale, écrit que « le PDS prend sa revanche sur Mimi’’.

Sur cette affaire, souligne le journal, les avis divergent car « l’Alliance pour la République (APR) invoque la constitution et le règlement intérieur pour justifier +la démission de Mimi+ alors qu’un ancien député, Alioune Souaré, soutient que +le bureau de l’Assemblée nationale n’a pas le pouvoir de démettre un député.

Même son de cloche chez le Professeur Ndiougou Sarr pour qui, +on ne peut pas s’appuyer sur une pratique parlementaire politique pour démettre un député+’’.

« Mimi siège dehors’’, titre pour sa part « Bes Bi Le Jour », indiquant qu’elle +reste déterminée à poursuivre le combat+. Le média s’interroge aussi si elle ne sera pas livrée à la justice, car elle est citée dans un rapport de l’Inspection générale d’État (IGE)’’.

De son côté, « Sud Quotidien » indique que « Benno évince Mimi Touré’’, relevant que « le règlement intérieur de l’Assemblée nationale est piétiné et la loi constitutionnelle tronquée ».

À sa Une, « Walf Quotidien » s’interroge sur « Comment Benno et Wallu ont liquidé Mimi’’ à l’Assemblée nationale qui a affirmé que « cela ne me fera pas reculer d’un iota ».

Cette même interrogation est soulevée à la Une de « Vox Populi » qui titre « Comment l’APR a scellé le sort de Mimi ».

« C’est à la réunion du 7 janvier 2023 que la décision a été prise de saisir le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY). Les motifs invoqués par l’APR se basent sur la jurisprudence Mbaye Ndiaye et Issa Sall. La demande de déchéance a été écrite par Augustin Tine, Secrétaire administratif de l’APR. De fait, le président de l’Assemblée nationale accélère la cadence. Ainsi, la coalition Wallu (sauver-opposition), sans le député Mamadou Lamine Diallo qui a voté contre, se joint à la coalition au pouvoir (Benno Bokk Yakaar), pour chasser la parlementaire de l’hémicycle », explique le journal.

Sous un titre ironique, le journal « Le Quotidien » écrit « Le Touré joué » pour parler de Mimi déchue de son mandat de député et qui se dit +déterminée à poursuivre son combat+ alors que pour le président du groupe parlementaire de la coalition au pouvoir, M. Oumar Youm, ce vote « est conforme à la pratique parlementaire ».

Loin de ce sujet politique, le quotidien « Le Soleil » revient sur le sommet sur la souveraineté alimentaire au Sénégal, dont l’ouverture est prévue mercredi à Diamniadio (pôle urbain de la région de Dakar). « Intense ballet diplomatique » titre-t-il. « 19 chefs d’État et de Gouvernement, 3 Vice-présidents, 4 Premiers ministres et Vice-Premiers ministres, 11 ministres et chefs de délégation et 6 dirigeants d’organisations internationales sont à Dakar’’, rapporte le quotidien.

En Côte d’Ivoire, ’’Linfodrome’’ rapporte qu’à l’occasion de la célébration de la 5ème journée internationale de l’éducation, la ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation, Mariatou Koné a rappelé les acquis du système éducatif ivoirien et lancé un appel à tous les acteurs du secteur.

«Le Gouvernement ivoirien voudrait compter sur la responsabilité de chacun et de chacune pour une éducation de qualité au bénéfice des enfants, des jeunes et des adultes de Côte d’Ivoire», écrit la publication en citant les propos de la ministre.

Selon Mme Koné, malgré les acquis remarquables enregistrés dans le domaine de l’éducation, des défis sont encore à relever. Ainsi, le gouvernement compte sur les actions de tous les acteurs pour instaurer une école de qualité, écrit l’auteur de l’article.

‘’L’Inter’’ indique, de son côté, que lors de la cérémonie de lancement officiel des activités du nouveau Dispositif institutionnel de suivi de la mise en œuvre du PND 2021-2025, qui a eu lieu lundi à Abidjan, la ministre du Plan et du Développement, Nialé Kaba, a fait le point de la mobilisation des ressources pour le financement du PND en cours d’un montant de 59.000 milliards de FCFA.

Elle a informé que sur un total de 15.706 milliards de FCFA d’annonces de financement du PND enregistrées au Groupe consultatif qui s’est tenu en juin 2022, les engagements des partenaires au développement sur la période 2021-2022 s’élèvent à 4.920 milliards de FCFA, correspondant à 31% des annonces, ajoute le journal.

 

Au Gabon, « L’Union » souligne que l’assemblée nationale a accordé sa confiance au gouvernement dirigé par Alain Claude Bilié-by-Nzé avec 122 voix contre 12, à la suite de sa déclaration de politique générale (DPG).

Pour obtenir ce vote de confiance, le Premier ministre a présenté une feuille de route articulée sur 12 points, à savoir la lutte contre la vie chère, les routes, l’eau et l’énergie, la santé, les affaires sociales, l’emploi, l’éducation et la formation, le conflit Homme-faune, les questions électorales, les relations avec les institutions et la diplomatie, ajoute la même source.

Ces 12 points, a dit Bilié-by-Nzé, reposent sur la poursuite des réformes visant à contenir la masse salariale sur la période 2020 – 2023, ainsi que la systématisation de la mise en concurrence et le renforcement des marchés publics pour lutter contre la corruption, la surfacturation et assurer ainsi à l’État la fourniture de biens et services dans les limites budgétaires fixées par la loi des finances.

Au Nigeria, « The Nation » rapporte que le gouverneur de l’État de Rivers, Nyesom Wike, a insisté sur le fait que les campagnes en cours pour les candidats du Parti démocratique populaire (PDP) dans l’État n’incluent pas le candidat présidentiel du parti, Atiku Abubakar.

Le gouverneur a déclaré qu’ils ne feraient pas campagne pour M. Abubakar parce qu’il n’y a pas d’entente justifiant un tel soutien à Rivers, indique le journal.

M. Wike s’est exprimé mardi à Bonny lors de l’inauguration de la campagne des gouvernements locaux organisée par le Conseil de campagne du PDP de l’État de Rivers, précise le média.

Pour sa part, « The Guardian » écrit que le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria (CBN), Godwin Emefiele, a indiqué que la banque centrale ne prolongera pas la date limite pour l’utilisation des anciens billets en naira.

M. Emefiele a déclaré cela lors de la réunion mensuelle du Comité de politique monétaire (MPC) qui s’est tenue à Abuja mardi, fait savoir le quotidien.

« Je n’ai pas de bonnes nouvelles pour ceux qui pensent que nous devrions déplacer la date limite, mes excuses », a regretté M. Emefiele.

Il a souligné que le délai de 90 jours déjà accordé pour l’échange des anciens billets en naira contre la nouvelle monnaie était suffisant pour que les Nigérians se rendent dans leurs différentes banques commerciales, poursuit la publication.

M. Emefiele a ajouté qu’il ne voit pas pourquoi la date devrait être prolongée, expliquant que toutes les mesures ont été prises par la banque centrale pour s’assurer que le public a pu déposer ses anciennes devises avant la date limite.

En Afrique du Sud, « Eyewitness News » revient sur le fléau de la violence à l’égard des femmes et des féminicides.

Revenant sur les propos de la ministre à la Présidence chargée des femmes, de la jeunesse et des personnes handicapées, Maite Nkoana-Mashabane, le journal souligne qu’un message clair doit être envoyé aux auteurs de ces crimes, quelle que soit la position qu’ils occupent dans la société.

Faisant allusion à l’affaire d’un député du Congrès national africain (ANC au pouvoir) accusé d’avoir tué sa conjointe, Mme Nkoana-Mashabane, a déploré que « les femmes et les enfants sont attaqués dans ce pays, sans qu’il n’y ait de réaction appropriée pour arrêter cette guerre, le nombre de victimes étant en augmentation continue ».

La ministre a ajouté que le système judiciaire doit rassurer les citoyens en prenant des mesures strictes contre tous les criminels, en particulier dans les cas de violence sexiste et de féminicide.

Sur un autre sujet, « Sunday Independent » s’arrête sur la crise de l’électricité, soulignant que le gouvernement sud-africain est incapable de remédier immédiatement aux coupures de courant quotidiennes.

« Bien que nous souhaitons tous désespérément mettre fin aux délestages électriques, nous ne pouvons pas atteindre cet objectif du jour au lendemain », a déclaré le Président Cyril Ramaphosa, dont les propos ont été relayés par le journal.

Il a ajouté que la fermeture de nombreuses entreprises à travers le pays révèle une partie de l’impact dévastateur des coupures de courant persistantes sur les moyens de subsistance des citoyens et sur leurs rêves d’une vie meilleure.

Au Kenya, « The Star » s’intéresse à la polémique autour de l’intégrité des dernières élections, notant que le chef de l’opposition Raila Odinga, candidat perdant à la présidentielle de 2022, a intensifié ses sorties médiatiques contre le Président William Ruto.

Le journal rapporte que M. Odinga a déclaré, lundi dernier, qu’il n’accepte pas l’élection de Ruto et ne reconnaît pas son gouvernement, ajoutant qu’il a convoqué ses partisans à un meeting à Nairobi, lors duquel il augmentera vraisemblablement la tension en appelant à une forme de résistance contre le gouvernement Ruto.

Le chef du parti Jubilé, Jeremiah Kioni, a déclaré la semaine dernière que Raila avait obtenu 58% des voix le 9 août, tandis que Ruto n’en avait obtenu que 42%, rappelle la publication, notant que Kioni a cité des affirmations d’un dénonciateur anonyme de l’ONG Vanguard Africa.

Cependant, la Commission électorale et la Cour suprême insistent sur le fait que Ruto a été légitimement élu et rejettent les allégations d’un précédent lanceur d’alerte, note l’éditorialiste, relevant que le président de la Commission et plusieurs agents ont affirmé que l’État les a poussés à annuler le résultat et à déclarer Odinga vainqueur.

« Cette confusion ne peut pas continuer,” insiste-t-il, estimant que Ruto devrait donner suite à sa suggestion précédente et mettre en place une commission d’enquête indépendante pour enquêter publiquement sur le déroulement de l’élection.

En Éthiopie, « The Ethiopian Herald » consacre son éditorial au dialogue national, rappelant qu’il y a un an la Chambre des représentants du peuple (Chambre basse du Parlement éthiopien) avait approuvé la création de la Commission éthiopienne de dialogue national dans le but d’identifier les principaux problèmes, résoudre pacifiquement les différends et les désaccords, parvenir à un consensus sur les questions nationales et par conséquent maintenir la paix et l’intégrité du pays et créer une Éthiopie prospère et démocratique.

Dans le cadre de ses actions, la Commission a tenu au cours des derniers mois des discussions et des consultations avec les organes pertinents, les partis politiques, les chefs religieux et d’autres membres de la société, souligne l’éditorialiste.

Il précise que suite aux travaux effectués en tenant compte de la réalité sur le terrain et de l’expérience mondiale, la Commission gagne actuellement en popularité et se trouve sur la bonne voie pour mettre en œuvre ses objectifs.

La Commission a enregistré des réalisations remarquables et jeté les bases indispensables à la tenue du dialogue national, ajoute le commentateur.

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