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Revue de la presse quotidienne internationale africaine (RPQI-Afrique)


  27 Janvier      73        revue de presse (625),

 

Dakar, 27/01/2023 -(MAP)- Les journaux africains parus ce vendredi abordent plusieurs sujets d’actualité, notamment l’affaire « Sweet Beauté » au Sénégal, l’élimination des anciens billets de naira au Nigéria, la validation du plan stratégique conjoint de la Communauté économiques des États d’Afrique centrale (CEEAC) et du Centre coopératif et politique alternative (COPAC), la digitalisation de l’administration en Côte d’Ivoire, la frustration populaire en Afrique du Sud à cause de la crise de l’électricité, la consolidation de l’intégration africaine, ainsi que l’efficacité de la réforme économique en Éthiopie.

Au Sénégal, la sortie de l’ancien procureur de la République, Serigne Bassirou Gueye, sur l’affaire « Sweet Beauté », opposant le leader politique Ousmane Sonko et l’employée d’un salon de beauté Adji Sarr, ainsi que la réaction de l’ex-Première ministre Aminata Touré après son éviction de l’Assemblée nationale, occupent l’actualité des publications.

« La justice dans la rue ! », s’exclame « En Quête », évoquant l’affaire Adi Sarr-Ousmane Sonko. « D’une affaire privée, on est passé à une affaire judiciaire, voire une affaire d’État. Un chaos presque généralisé, une sorte de sauve-qui-peut où chacun cherche à sauver sa peau. Magistrats, avocats, officiers, marabouts, politiciens. Le karma pour le régime qui refuse de mettre en œuvre les réformes pour une justice plus indépendante’’, relève le journal.

Sous le titre « L’ex-procureur se blanchit du +complot+ contre Sonko », « Vox Populi’’ indique que Serigne Bassirou Gueye sort de sa réserve en soulignant « qu’il y a six contradictions notées dans le Procès-verbal d’Ousmane Sonko contre trois chez Adji Sarr ».

« Le Quotidien » présente « Serigne Bass à la barre’’, faisant observer qu' »Ousmane Sonko ne connaît pas son dossier, c’est la politique qui l’intéresse. Je le défie de publier le vrai rapport de la gendarmerie ».

Pour « Le Réveil Journal », « Serigne Bassirou Gueye se perd dans ses explications et s’enfonce » concernant le dossier « Sweet Beauté ».

« Le Témoin » renchérit sur « le réquisitoire à charge de Serigne Bassirou Gueye contre Sonko’’. Selon le journal, « face à la presse, l’ancien procureur de la République a nié jeudi avoir voulu faire arrêter le leader de Pastef (Les Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité) en mars 2021, Ousmane Sonko.

De son côté, « L’Info’’, relève que « M. Gueye déballe et menace’’ après s’être acculé et accusé sur l’affaire Ousmane Sonko-Adji Sarr.

Rapportant les propos de l’ex-procureur, le journal écrit « j’ai choisi d’aller en enquête. Et une fois que j’ai choisi cette voie, je suis dans l’impossibilité juridique de l’arrêter. Si je voulais l’arrêter (Ousmane Sonko), j’allais choisir la procédure de flagrant délit’’.

Concernant la réaction d’Aminata Touré à son éviction de l’Assemblée nationale, « Bes Bi Le Jour » relève que l’ex-Première ministre se dit « prête » après sa destitution de son mandat de député, notant qu' »Avec Macky, je m’attends à tout ».

« Dans ce combat contre le 3ème mandat, j’y laisserai mon dernier souffle » a-t-elle averti, selon le journal ‘’Tribune’’.

Au Nigeria, « The Guardian » écrit qu’alors que la date limite pour l’élimination des anciens billets en naira se rapproche, la Banque centrale du Nigeria (CBN) a appelé les personnes vivant dans les communautés rurales à se rendre dans les agences et ouvrir des comptes bancaires pour éviter la perte de leur argent.

Atiku Mohammed, directeur du service de sécurité de la Banque centrale du Nigeria (CBN), a lancé cet appel aux habitants des zones rurales de l’État lors d’une tournée de sensibilisation dans les 13 conseils locaux de l’État, indique le journal.

S’adressant aux commerçants des conseils locaux de Doma, Obi, Akwanga et Wamba mercredi, M. Atiku a déclaré que la CBN souhaite que les citoyens ouvrent un compte dans les banques pour faciliter les transactions, précise le média.

« Nous décourageons la pratique consistant à garder l’argent à la maison et à effectuer des transactions en espèces », a-t-il souligné.

« Vous pouvez ouvrir un compte bancaire auprès des agences ainsi qu’un compte portefeuille électronique si vous ne pouvez pas accéder à la banque et retirer de nouveaux billets de naira, tandis qu’ils accepteront les dépôts d’anciens billets de naira avant la date limite », a-t-il poursuivi.

Sur un autre registre, le quotidien indique le ministre de la Défense, Bashir Salihi Magashi, a félicité les Forces aériennes nigérianes (NAF) pour sa volonté de soutenir la Commission électorale nationale indépendante (INEC) pour le transport aérien de son personnel et de sa logistique avant, pendant et après les élections générales de 2023.

M. Magashi a déclaré qu’il était heureux de reconnaître les préparatifs de la NAF en vue des prochaines élections, fait savoir la publication.

Au Gabon, « L’Union » souligne que les travaux d’un atelier de validation du plan stratégique conjoint de la Communauté économiques des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) et du Centre coopératif et politique alternative (COPAC) se sont tenus, jeudi à Libreville, avec pour objectif de permettre aux participants de valider un cadre d’intervention commun.

Cet atelier, soutenu par le Fonds Canadien des initiatives locales, a vu la participation des experts de la CEEAC, du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), ainsi que les leaders des Organisations de la Société civile (OSC), rapporte le journal.

Il précise que la rencontre avait pour but principal d’instaurer une franche collaboration entre la COPAC et la CEEAC, en se dotant d’un plan stratégique conjoint qui encadrerait les missions et les actions communes à mettre en œuvre au niveau régional et national.

Pour le représentant de la CEEAC, Bonheur Djerabe Djatto, également responsable du service Observation et banque de données du MARAC, « nous voulons nous rassurer que les activités de votre coalition pour cette année et les années à venir, puissent s’aligner sur le plan stratégique indicatif à moyen terme de la CEEAC qui va de 2023 à 2025. Il s’agit également faire un arrimage à notre plan d’action prioritaire 2023 de manière à ce que tout ce que vous avez prévu faire avec le soutien de la CEEAC soit bénéfique à la population ».

En Côte d’Ivoire, « Fraternité Matrin » indique que la ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, Mariatou Koné, et le ministre de la Communication et de l’Économie numérique, Amadou Coulibaly, ont scellé mercredi un partenariat visant à hisser la Côte d’Ivoire au rang des pays aux administrations les plus « digitalisées » d’Afrique et même du monde.

À cette occasion, le ministre Amadou Coulibaly a présenté à la première responsable de l’école ivoirienne le mécanisme de digitalisation de la Côte d’Ivoire, le Comité national de digitalisation (CNDigit), rapporte le journal.

«C’est un mécanisme mis sur pied par le Premier ministre, Patrick Achi qui vise à porter de la coordination, de la cohérence dans tous les projets de digitalisation qui touchent notre pays», a expliqué le ministre, notant que le CNDigit se veut une plateforme pour agencer les différentes actions numériques menées dans les ministères et services de la Côte d’Ivoire pour les rendre plus opérationnels.

Au terme d’une présentation détaillée de cet important outil étatique dont l’objectif est de bâtir une «Côte d’Ivoire sans papier » d’ici à 2030, Mariatou Koné s’est dite disposée à l’accompagner, souligne le quotidien.

En Afrique du Sud, « SA News » revient sur la frustration populaire suscitée par les coupures de courant imposées à cause des pannes affectant les unités de production de la compagnie d’électricité publique Eskom.

Revenant sur les propos du ministre à la Présidence, Mondli Gungubele, le journal fait savoir que le gouvernement « est conscient des problèmes liés aux prestations des services de base et appelle à ce que les préoccupations des citoyens soient exprimées dans un cadre pacifique et légitime ».

Il a ajouté qu’au cours de cette période difficile, les citoyens, les entreprises, les syndicats, les formations sociales au sens large et le gouvernement doivent s’unir pour surmonter les défis actuels.

Par ailleurs, le responsable a souligné que la Constitution garantit le droit des citoyens d’organiser des manifestations, mettant en garde que « cela doit être fait de manière responsable et dans les limites de la loi, car la destruction de biens et l’atteinte aux droits d’autrui ne peuvent être tolérées ».

Pour sa part, « The Mail and Guardian » estime que dans le contexte de tensions sociales actuelles, l’anarchie qui avait ravagé le pays en juillet 2021 pourrait se reproduire.

Dix-huit mois après, l’identité de ceux qui ont planifié les violences et les pillages généralisés reste inconnue, déplore le journal, notant que ces événements sans précédent ont fait plus de 354 morts et environ 3 milliards de dollars en dommages économiques.

Au Kenya, « KBC » rapporte que Nairobi et Dakar ont convenu de travailler ensemble pour défendre l’intégration de l’Afrique.

Le président William Ruto et son homologue sénégalais, Macky Sall, ont déclaré qu’ils veilleront à prendre des positions communes sur les questions touchant le continent, écrit le journal, notant que les deux dirigeants ont eu un entretien à Dakar en marge des travaux du Sommet Dakar 2 sur l’alimentation en Afrique.

Le président Ruto a déclaré que le rapprochement Nairobi-Dakar est à même de faire avancer l’agenda de l’Afrique et consolider sa position aux Nations Unies, appelant à unir et à amplifier les voix des dirigeants africains au niveau mondial.

Pour sa part, le président Sall a appelé les pays africains à abolir les exigences de visa pour les Africains afin de faciliter la circulation des personnes, relève le journal.

De son côté, « The Standard » s’intéresse aux propositions de la compagnie d’électricité du pays, visant à augmenter les tarifs, notant que le coût élevé de l’électricité est l’une des causes de la flambée du coût de la vie et décourage les investisseurs en augmentant le coût de production.

« En tant que pays, nous ne pouvons pas nous plaindre continuellement du chômage lorsque nos propres politiques chassent les employeurs potentiels. Le gouvernement est appelé ainsi à trouver des moyens pour maîtriser le coût de l’électricité, notamment en réduisant les taxes perçues », souligne l’éditorialiste.

Les consommateurs supportent déjà le fardeau de payer les producteurs d’électricité indépendants par le biais de la redevance sur le coût du carburant, indique l’auteur, estimant qu’il est malhonnête de parler de baisse du coût de la vie alors que le coût de l’électricité explose.

En Éthiopie, « The Ethiopian Herald » revient dans son éditorial sur « l’efficacité de la réforme économique du pays », relevant que l’économie nationale devrait connaître une croissance qui fera de l’Éthiopie l’une des plus grandes économies d’Afrique subsaharienne.

« Le Fonds Monétaire International (FMI) s’attend à ce que l’économie éthiopienne progresse cette année de 13,5%. En effet, c’est l’indication la plus claire que le pays poursuit une réforme économique efficace », note l’éditorialiste.

Le commentateur qui a mis en avant le programme de réforme du gouvernement et son ambitieuse ouverture économique, ajoute notamment que l’Éthiopie a mieux réussi à attirer les investissements étrangers.

En raison de l’engagement sans relâche dont le gouvernement fait preuve actuellement, le pays est sur le point de se remettre complètement des effets de la guerre et a besoin de milliards de dollars pour les travaux de reconstruction post-conflit, écrit l’éditorialiste, signalant que le maintien de la croissance économique aidera le pays à sortir des millions de personnes de la pauvreté.

Pour relever ces défis, les bailleurs de fonds et les partenaires au développement doivent disposer des ressources nécessaires et travailler en étroite collaboration avec le gouvernement éthiopien, souligne l’éditorialiste.

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