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Revue de la presse quotidienne internationale africaine (RPQI-Afrique)


  6 Mars      34        revue de presse (625),

 

Dakar, 06/03/2023 (MAP)- La presse africaine a consacré, lundi, ses principaux commentaires et titres à la Une à la Présidentielle du 25 février 2024 au Sénégal et à la décision de la Cour suprême au Nigéria de donner cours légal aux anciens billets en naira.

La polémique suscitée par la corruption au sein de la compagnie publique d’électricité en Afrique du Sud et le programme de gouvernance de la migration de main d’œuvre pour le développement en Ethiopie retiennent également l’attention des journaux.

Au Sénégal, la politique en perspectives de la Présidentielle du 25 février 2024, l’édition 2023 du  »Daaka » de Médina Gounass, une retraite spirituelle annuelle qui se tient dans le département de Vélingara (sud-est), entre autres sujets, sont les questions d’actualité les plus commentées par les publications de ce lundi.

 »L’Equation des gains politiques’’ , titre le journal ‘’En Quête’’ à sa Une, se penchant sur les tournées économiques du Président Macky Sall pour qui, « ces tournées sont une formule qui gagne ». « Après les résultats mitigés des législatives, il est dans une logique de reconquête de bastions perdus. Va-t-il réussir à obtenir à nouveau, une majorité sociologique ?’’, se demande le journal.

A sa Une le quotidien ‘’L’Info’’ se focalise sur ‘’Les vérités de Seydina Oumar Sy’’ ancien ambassadeur qui se prononce sur le leader Ousmane Sonko, le parrainage, et le mandat présidentiel…

D’après lui, +le seul fait d’empêcher Ousmane Sonko de candidater est une source d’affrontements violents. Il faut éviter les affrontements. Ce garçon que je ne connais pas. Je ne l’ai jamais vu. Il a un discours qui porte, qu’on le veuille ou non. Pour le moment ce sont les forces de l’ordre qui tombent sur lui et ses partisans. Ce n’est pas bon. De plus, ajoute-il, +je ne suis pas partisan de la limitation des mandats. Si les conditions de transparence sont remplies, je ne vois pas pourquoi limiterait les mandats+, ajoute le journal.

Sur le parrainage, il estime que « c’est une arme qu’on a mise à la disposition de l’Etat qui utilise la Justice pour choisir celui qui doit se présenter à la Présidentielle et celui qui ne doit pas. De quel droit ?+’’, indique la publication.

Par ailleurs, plusieurs quotidiens relèvent une  »polémique » soulevée par l’ancien Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré, lequel demande des clarifications au chef de l’Etat Macky Sall concernant une  »mallette d’argent » que ce dernier aurait donnée à une personnalité française..

‘’L’Observateur’’ sur la polémique de ce présumé don, titre ’’Macky et les 7 milliards de Pen’’, soulignant ‘’l’accusation indirecte de Hadjibou Soumaré, (ancien Premier ministre sénégalais mais également du Budget, sous le régime de Me Abdoulaye Wade à la Présidence de la République), le +mépris+ du Palais et la réplique politique salée de la +Task force républicaine+’’.

‘Avez-vous donné récemment 7,9 milliards de francs CFA ? » à une personnalité française que plusieurs journaux présentent comme Marine Le Pen, demande M. Soumaré dont l’interrogation fait la Une du quotidien « Bès Bi Le jour ». « WalfQuotidien « titre à ce sujet :  »Les huit milliards de la polémique ».

En réplique, Birane Faye de l’Alliance pour la République (APR), le parti pouvoir, déclare dans le même journal :  »Le président n’a offert à Marine Le Pen qu’un livre; Hadjibou cherche une résurrection politique ».

Le journal ‘’Yoor-Yoor Bi’’ parle ainsi de ‘’graves interrogations de l’ex-Premier ministre Hadjibou Soumaré’’, et se demande ‘’Macky Sall a-t-il offert 7,9 milliards à Marine Le Pen ?’’.

Sur un registre social, le journal ‘’Le Soleil’’ prête la parole au khalife de Médina Gounass (cité religieuse de la région sud) à l’ouverture du ‘’Daaka’’, une retraite spirituelle d’une dizaine de jours en récital de Coran. ‘’+Qu’Allah vous aide à parachever votre œuvre+’’. ‘’+En douze ans, vous avez réussi et démultiplié les travaux, ce qui témoigne d’une bonté divine à vous accordée+ a lancé le Khalife à l’endroit du chef de l’Etat qui se dit +honoré+ et exprime son +bonheur+’’, écrit le média.

Le journal ajoute que le chef de l’Etat, Macky Sall, a assisté à l’ouverture de cette retraite spirituelle annuelle qui se tient dans le département de Vélingara .

A cette occasion,  »Macky Sall a demandé au guide religieux Amadou Tidiane Bâ de prier pour la paix au Sénégal et dans le monde », rapporte « Le Soleil ». Le quotidien L’As parle d’une  »demande pressante de prières de Macky Sall au khalife ».

Au Nigeria, « The Nation » rapporte que le président élu Bola Tinubu est rentré dimanche à Lagos en pleine gloire, décrivant son certificat de retour comme une Coupe du monde qu’il a ramenée à la maison.

Bouillonnant d’excitation, il a remercié les Nigérians d’avoir voté pour lui, assurant qu’il ne les décevrait pas, indique le journal.

M. Tinubu, qui a visité le palais de l’Eleko de Lagos, Oba Rilwan Akiolu, a remercié le monarque et les autres dirigeants communautaires pour leur soutien et leurs prières, fait savoir le média.

Dans un autre registre, « The Guardian » écrit que trois jours après, le président Muhammadu Buhari et la Banque centrale du Nigeria (CBN) n’ont toujours pas répondu à la décision de la Cour suprême qui a donné cours légal aux anciens billets en naira jusqu’au 31 décembre 2023.

La Cour suprême a rendu cet arrêt vendredi, annulant la décision du gouvernement fédéral de mettre fin au cours légal des anciens billets de 500 et 1000 naira, qui a pris effet le 10 février, précise le quotidien.

Près d’un mois après que la majorité des anciens billets aient été retirés de la circulation, le problème de la compression des liquidités persiste, car les nouveaux billets ne sont toujours pas disponibles, explique la publication.

Suite à la condamnation générale de cette politique et de ses conséquences sur les Nigérians, le président Buhari s’est adressé aux Nigérians le 16 février, ordonnant que les anciens billets de 200 nairas soient remis en circulation afin d’atténuer les difficultés rencontrées par les citoyens, rappelle-t-on.

Au Gabon, « L’Union » écrit que l’ancien Premier ministre gabonais, Jean Eyeghe Ndong, a annoncé, samedi à Libreville lors d’une déclaration, son retour au Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir).

«Je prends ce jour précisément la liberté, en votre présence, de réintégrer librement la maison du père, c’est-à-dire le Parti démocratique gabonais», a-t-il annoncé, sous les ovations des populations ayant fait le déplacement de l’école publique Martine Oulabou, dans le deuxième arrondissement de Libreville.

Justifiant sa décision, il a indiqué que cette décision résulte de la liberté qui est une définition de la démocratie, poursuit-on.

«La démocratie c’est la liberté d’être en accord ou en désaccord avec autrui. La démocratie c’est la faculté de se redéfinir autrement au point de vue politique, plutôt que de se renfermer dans des positions qui sont assimilables à une prison », a-t-il dit.

En Afrique du Sud, la presse se fait l’écho de la controverse suscitée par les déclarations de l’ancien PDG de la compagnie publique d’électricité «Eskom», Andre de Ruyter, qui a accusé de hauts responsable du Congrès National Africain (ANC), parti au pouvoir, de corruption.

City Press et The Citizen rapportent, à cet égard, que l’ANC a donné à de Ruyter, qui vient de démissionner de son poste il y a à peine quelques semaines, jusqu’au 7 mars pour produire des preuves de l’implication présumée du parti au pouvoir dans la corruption au sein de la compagnie d’électricité, faute de quoi le parti portera l’affaire devant les tribunaux.

Les journaux rappellent que l’ancien PDG d’Eskom a dévoilé, dans une interview télévisée à la veille de sa démission, l’étendue de la complicité présumée de l’ANC dans la corruption au sein d’Eskom. Il a ainsi déclaré qu’il y avait des preuves indiquant que certains membres de l’ANC considéraient Eskom comme une «mangeoire».

L’interview a suscité l’ire du Président Cyril Ramaphosa et du ministre des Entreprises publiques, Pravin Gordhan, qui ont tous publiquement appelé De Ruyter à présenter des preuves de l’implication de hauts responsables de l’ANC dans des affaires de corruption au sein de la compagnie d’électricité qui croule sous une dette de plus de 23 millions de dollars et qui, très souvent, plonge le pays dans le noir à cause des délestages électriques récurrents.

Idem pour Business Day qui croit savoir que deux membres du gouvernement avaient des liens avec au moins quatre cartels qui sont au cœur de la corruption et du pillage du service public d’électricité en difficulté.

En Ethiopie « Fana bc » s’intéresse au programme conjoint de gouvernance de la migration de main d’œuvre pour le développement et l’intégration en Afrique.

Le média éthiopien revient dans ce sens sur l’atelier initié dans le cadre de ce projet par la Commission de l’Union africaine, le Département de la santé, des affaires humanitaires et du développement social, en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations et l’Organisation internationale du travail.

La rencontre vise à partager les résultats et les bonnes pratiques sur la manière dont les interventions futures répondront mieux aux besoins des bénéficiaires, souligne le média.

Le programme conjoint de gouvernance de la migration de main-d’œuvre est un projet prioritaire, relève le média qui cite l’Union africaine.

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