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Revue de la presse quotidienne internationale africaine (RPQI-Afrique)


  9 Mars      16        revue de presse (625),

 

Dakar, 09/03/2023 (MAP)- La presse africaine s’est attardée, jeudi, sur plusieurs sujets d’actualité, notamment la convocation à la Sûreté urbaine de l’ex-Premier ministre sénégalais Cheikh Hadjibou Soumaré, les élections des gouverneurs et des chambres d’assemblée des Etats au Nigéria et l’élection présidentielle au Gabon.

Les journaux s’intéressent aussi à la crise économique en Afrique du Sud et aux investissements étrangers directs en Ethiopie.

Au Sénégal, la convocation à la Sûreté urbaine de l’ex-Premier ministre du Sénégal sous le régime du Président de la République Me Abdoulaye Wade, Cheikh Hadjibou Soumaré qui avait formulé un questionnement sur une somme d’argent de plus de 7 milliards de francs Cfa qu’aurait offert le Président Macky Sall à Marine Le Pen, entre autres sujets, résume l’essentiel de l’actualité des publications de ce jeudi.

« Hadjibou Soumaré, un +crime+ de questions’’, affiche « Le Témoin Quotidien’’, soulignant que l’ancien Premier ministre Hadjibou Soumaré est convoqué ce matin à la Sureté urbaine. « Il lui est reproché d’avoir posé des questions qui agacent et de nature à discréditer le Président Macky Sall et son gouvernement. Ce à propos d’un don supposé de 7 milliards de frs offert à Mme Marine Le Pen récemment de passage à Dakar’’, ajoute la publication.

« Présumés 7,9 milliards de Macky à Marine Le Pen, Hadjibou Soumaré à la Sûreté urbaine aujourd’hui’’, écrit pour sa part  « Vox Populi’’ selon qui, le leader du mouvement « Taxawu’’ Sénégal (veiller sur le Sénégal), Khalifa Sall, « dénonce une tentative de musèlement’’ alors que Alioune Tine de la société civile, « regrette cette convocation +pour des questions qui peuvent être justifiées dans le débat démocratique sur la question de la redevabilité des gouvernants+.

« Pour le ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, +Cheikh Hadjibou Soumaré a sciemment voulu manipuler l’opinion. L’ex-Premier ministre cherche une émergence politique par une engeance langagière. Il faut crier, vociférer, insulter, calomnier, accuser, pour être érigé en héros, se faire porter au pinacle+’’, rapporte le journal.

D’après  le journal « Tribune’’, « Cheikh Hadjibou Soumaré risque le déferrement’’, se référant à sa convocation à propos de 8 milliards « offerts’’ à Marine Le Pen…Son honneur ou celui du Président Macky Sall, pile ou face !’’, indique le média.

« Hadjibou Soumaré risque gros’’, écrit ‘’Kritik’’. ‘’Après avoir démenti officiellement les insinuations faites, à travers un questionnement, sur une somme d’argent qu’aurait gracieusement reçue Marine Le Pen, le gouvernement passe à l’acte. Cheikh Hadjibou Soumaré qui fera face aux enquêteurs de la Sûreté urbaine (Su) risque de tomber sous le coup de l’article 80’’, commente le quotidien.

« En Quête’’ à sa Une, présente Macky aux trousses de Hadjibou’’, se focalisant aussi sur cette convocation de l’ex-Premier ministre à la Sûreté urbaine (Su). « Hadjibou Soumaré est prié de se présenter aujourd’hui, à la Su en compagnie de son avocat. A partir du PV (procès verbal) qui en découlera, le procureur pourra intenter ou non des poursuites. L’Etat s’y prend-il de la bonne manière pour régler cette question ?’’, se demande le média.

D’autre part, la célébration de la journée internationale du 8 mars, fait ses prolongements, poussant ‘’Sud Quotidien’’ à relever les problèmes d’accès au foncier pour les femmes sous le titre ‘’Souveraineté alimentaire hypothéquée’’ !’’. Il fait une radioscopie des réalités sur le terrain à Ziguinchor, Sédhiou, Saint-Louis, Matam, Mbour, Kaolack et Diourbel. Pour Kader Fanta Ngom, expert foncier, +l’accès et le contrôle d’un foncier sécurisé par les femmes est de nature à améliorer la résilience de leurs familles+’’, écrit le journal.

Sur une question sociale, « Le Président presse le gouvernement’’, écrit à sa Une « Le Soleil’’ concernant une révision exceptionnelle des listes électorales, les prix homologués sur le marché… ect.

Au Nigeria, « The Nation » écrit que les élections des gouverneurs et des chambres d’assemblée des Etats n’auront pas lieu samedi, précisant qu’elles ont été reportées au 18 mars, selon la Commission électorale nationale indépendante (INEC).

Cette annonce fait suite au rejet, par un tribunal de la demande de M. Peter Obi et de son Parti travailliste (LP) visant à empêcher l’INEC de reconfigurer le système bimodal d’accréditation des électeurs (BVAS) pour les élections au poste de gouverneur dans 28 États et pour les élections à l’Assemblée dans 36 États de la fédération, indique le journal.

M. Obi, le candidat présidentiel du LP et le parti avaient demandé au tribunal d’empêcher l’INEC de modifier les informations intégrées dans les machines BVAS en vue de l’élection présidentielle du 25 février, jusqu’à ce qu’ils effectuent leur inspection et que la copie certifiée conforme (CTC) soit mise à leur disposition, poursuit le média.

Mais la Commission a déclaré que la décision du tribunal de lui permettre de reconfigurer les BVAS pour l’élection des gouverneurs était arrivée trop tard, ajoutant qu’elle devait prendre la douloureuse décision de reprogrammer l’élection.

Au Gabon, « L’Union » souligne que Victoire Issembe-Lasseni Duboze a rendue officielle, mardi à Libreville, sa candidature à l’élection présidentielle prévue en août 2023.

«C’est le moment pour moi de mettre fin au suspens : Je m’appelle Victoire Issembé épouse Lasseni Duboze. Vous l’avez deviné, Je suis candidate à l’élection présidentielle de 2023», a-t-elle clamé évoquant «un moment historique de notre destin commun» dans une salle de l’Arche de l’Alliance qui a regroupé un public de différentes générations.

Victoire Issembé-Lasseni Duboze a expliqué les multiples raisons personnelles, juridiques, socio-économiques et politiques de sa candidature, indiquant qu’elle ne s’oppose pas à quelqu’un, ajoute le journal.

Première gabonaise candidate à la présidentielle en 2009, Victoire Issembe-Lasseni Duboze s’était retiré de la vie politique en 2013.

En Afrique du Sud, la presse commente la crise économique qui se ressent de plus en plus par les entreprises et les citoyens et qui s’est contractée de 1,3 pour cent au quatrième trimestre de de 2022.

Citant des données publiées par l’Agence des statistiques «Stats SA», City Press précise que l’économie nationale a augmenté de 2 % l’année dernière pour atteindre 4,60 billions de Rands, contre 4,58 billions de rands en 2019.

Plusieurs secteurs ont contribué à cette performance, notamment la finance, l’immobilier, les services, la fabrication, le commerce et le transport, relève le journal, notant que six industries n’avaient pas encore retrouvé leurs niveaux d’avant la pandémie de covid-19, y compris l’industrie minière, qui a été le principal frein à la croissance économique annuelle l’année dernière. Le secteur a diminué de 7 % en glissement annuel.

Idem pour Sowetan qui rapporte que malgré les vents contraires auxquels sont confrontés de nombreux ménages en raison de l’augmentation du coût de la vie, notamment des niveaux d’inflation et des taux d’intérêt élevés, les dépenses de consommation des ménages ont résisté après avoir augmenté de 2,6 % et ont contribué à hauteur de 1,7 point de pourcentage à la croissance.

Cependant, relève la publication, l’investissement en capital est resté à un chiffre et a enregistré un taux de croissance annuel de 4,7 %, ce qui indique un faible appétit persistant pour les investissements, provoqué par les délestages électriques récurrents, les inquiétudes concernant la politique et l’augmentation des niveaux de criminalité dans le pays.

« Malgré tous les sommets sur l’investissement depuis 2018, la formation brute de capital est dans le marasme. Rien ne prouve qu’il se passe quoi que ce soit qui puisse sortir l’économie nationale des ennuis».

Et d’ajouter que l’économie sud-africaine a été frappée par des délestages électriques qui ont entravé l’activité, en particulier dans les secteurs industriels qui nécessitent une disponibilité constante de l’énergie. Les secteurs de la fabrication, des mines et de l’électricité ont enregistré une baisse collective de 6,1 % au quatrième trimestre, précise-t-on.

En Ethiopie, « The Ethiopian Herald » revient dans son éditorial sur les investissements étrangers directs dans le pays en relevant que compte tenu des facteurs attractifs de l’Ethiopie, Addis-Abeba s’attend à l’arrivée d’autres investisseurs.

Cette semaine a vu l’arrivée de groupes d’investissement du Pakistan et de Russie entre autres, souligne l’éditorialiste, notant que la commission éthiopienne des investissement devra s’appuyer sur les réalisations entreprises jusqu’à présent pour assister à encore plus de flux d’investissement étranger direct.

Le Pakistan et la Russie ne sont que quelques-uns des nombreux pays ou entreprises désireux d’investir en Éthiopie, écrit le journal, relevant que malgré les dommages causés par l’instabilité dans la partie nord du pays au cours des deux dernières années, l’Éthiopie continue de prospérer et d’être une destination des investisseurs potentiels de divers coins du monde.

“En effet, l’Éthiopie possède de nombreux facteurs forts qui en font l’une des destinations préférées des investissements étrangers directs sur le continent ainsi que dans le monde. Son économie en constante croissance est l’une des principales raisons qui jouent un rôle crucial en attirant l’attention des sources de ces investissements”, souligne le commentateur.

Avec sa population qui s’élève à plus de 115 millions d’habitants, l’Éthiopie est le deuxième pays le plus peuplé de la région de l’Afrique subsaharienne. Cela s’accompagne d’un large potentiel de marché local pour les produits des industries manufacturières dans lesquelles les entreprises étrangères manifestent un intérêt à investir, ajoute l’éditorialiste.

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