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Revue de la presse quotidienne internationale africaine (RPQI-Afrique)


  21 Avril      42        revue de presse (625),

 

Dakar, 21/04/2023 -(MAP)- La presse africaine a abordé, vendredi, plusieurs sujets d’actualité, notamment, la célébration de Aïd al-Fitr et la polémique suscitée au sein du Conseil économique, social et environnemental au Sénégal, la débâcle de l’élection du gouverneur de l’Adamawa au Nigéria, la visite du Président de la Gambie, Adama Barrow, en Côte d’Ivoire et l’annulation de l’élection du Bâtonnier Raymond Obame Sima, ainsi que de celle des membres du Conseil de l’Ordre des avocats au Gabon.

Les journaux focalisent aussi leur attention sur les crises d’eau, d’électricité et de sécurité en Afrique du Sud, la célébration de Aid Al-Fitr par les musulmans en Éthiopie, les réformes fiscales au Rwanda et les accidents de la route au Kenya.

Au Sénégal, la célébration de l’Aïd al-Fitr et la polémique suscitée au sein du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sont les principaux sujets traités par les quotidiens locaux.

« Sud Quotidien » écrit que « contrairement au démarrage, le Ramadan 2023/1444H s’achève dans la division au Sénégal. Alors qu’une partie de la communauté musulmane annonce la Korité ou l’Aïd al-Fitr pour ce vendredi 21 avril, la majorité va prier le lendemain samedi 22 avril, conformément à la décision de la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (Conacoc) qui a siégé à la Radiodiffusion télévision nationale du Sénégal, la Rts ».

la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire a appelé la communauté musulmane à célébrer la fin du mois du jeûne le samedi, ajoute le journal, notant que « le croissant lunaire n’ayant été aperçu dans aucune localité du pays ».

« Pendant ce temps, la Commission d’observation du croissant lunaire (Cocl) de la Coordination des musulmans du Sénégal (Cms), qui s’est réunie à Pikine, pour sa traditionnelle séance d’observation du croissant, a appelé à prier ce vendredi », précise-t-il.

Pour sa part, « Le Quotidien » indique qu' »il y aura deux Korité étalées entre ce vendredi et demain. C’est la rupture ! », rappelant que les musulmans ont entamé le jeûne à l’unisson, le même jour.

Sur un autre registre « WalfQuotidien » pose la question de savoir pourquoi le président Macky Sall ‘’hésite’’ à procéder au ‘’limogeage’’ d’Idrissa Seck, le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

M. Seck, un opposant devenu un allié du président de la République, a fait une déclaration de candidature à l’élection présidentielle du 25 février 2024 et a soutenu que Macky Sall n’a pas le droit d’y participer.

Des membres du bureau du CESE ont empêché la tenue d’une session de l’institution, mercredi, pour lui faire payer ce qu’ils considèrent comme une double faute : annoncer unilatéralement une candidature et déclarer Macky Sall non partant.

« Idrissa Seck jouit-il d’un privilège que les autres responsables de l’APR et de la coalition Benno n’ont pas ? » s’interroge la publication, ajoutant que le président du CESE « se permet certaines libertés comme le fait de dire que Macky Sall ne peut pas briguer un troisième mandat sans être inquiété ».

Au Nigeria, « The Nation » rapporte que le président s’est montré ferme hier dans sa première réaction directe à la débâcle de l’élection du gouverneur de l’Adamawa.

Il a ordonné la suspension immédiate, l’ouverture d’une enquête et des poursuites judiciaires si nécessaire, du commissaire électoral résident (REC) de l’État d’Adamawa, Hudu Yunusa-Ari, fait savoir le média.

Le président Muhammadu Buhari a également ordonné à l’inspecteur général de la police, au directeur général du département des services de l’État (DSS) et au commandant général du corps de sécurité et de défense civile du Nigeria d’ouvrir une enquête immédiate sur les rôles joués par leurs officiers et leurs hommes dans le fiasco de l’élection complémentaire, ajoute la publication.

Dimanche, le commissaire électoral résident controversé a violé le processus de collecte des résultats de l’élection en annonçant que le candidat au poste de gouverneur du Congrès des progressistes (APC), le sénateur Aishatu Dahiru Binani, était le vainqueur, ce qui a provoqué une crise, rappelle le journal.

L’action de M. Yunusa-Ari, menée en compagnie d’agents de sécurité de haut rang, est contraire à la loi électorale de 2022, qui confère la responsabilité de l’annonce des résultats au bureau du directeur du scrutin, précise le quotidien.

En Côte d’Ivoire, ’’Fraternité Matin’’ rapporte que le Président de la Gambie, Adama Barrow, sera à Abidjan le 26 avril 2023, dans le cadre d’une visite de travail et d’amitié.

L’information a été donnée par le ministre de la Communication et de l’Economie numérique, Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement à l’issue du Conseil des ministres tenu mercredi sous la présidence du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, précise-t-on.

Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de coopération entre la Côte d’Ivoire et la Gambie, fait savoir la publication.

 

Au Gabon, « L’Union » écrit que le Conseil d’État a annulé l’élection du Bâtonnier, Raymond Obame Sima, ainsi que celle des membres du Conseil de l’Ordre des avocats.

«Après de nombreux recours, nous sommes satisfaits du verdict. Nous n’avons plus de Bâtonnier. Le combat que je mène aujourd’hui n’est pas personnel, mais pour l’ensemble du corps de métier et donc, pour le barreau. Je ne fais pas de distinctions entre les anciens et les jeunes, même si les jeunes ne veulent pas écouter la voix de la sagesse», s’est exclamé Jean Paul Moumbembe.

Selon lui, ajoute le journal, les avocats ayant introduits recours auprès du Conseil d’État se sont penchés sur des arguments sérieux.

À en croire ses propos, poursuit-on, le Conseil d’État a statué ses réquisitions sur l’article 59 de la loi d’avocats qui exige la publication, 15 jours avant, de la liste des candidats.

«C’est le jour de l’élection que ladite liste a été publiée. Ce qui est contraire à la loi. Le Conseil d’État en a décidé ainsi et surtout que la loi le dit clairement que si cette disposition n’est pas respectée l’élection est nulle», a fait savoir l’ancien Bâtonnier, Maître Justin Taty, précisant que Maître Raymond Obame Sima n’était pas à mesure de représenter les avocats devant la cour constitutionnelle.

«Il lui faut au préalable prêter serment devant la Cour de cassation pour agir dans ce sens au sein de cette haute juridiction. Or, il n’en est rien de tout cela», a renchéri Me Justin Taty.

En Afrique du Sud, « Sowetan » rapporte que de nombreux analystes estiment que le pays présente tous les symptômes d’un État défaillant.

« Alors que des aspects fondamentaux comme l’accès à l’eau, à l’électricité, à la nourriture et à la sécurité se transforment en crise, il faut reconnaitre que nous subissons certainement l’impact d’un gouvernement défaillant », relève le journal.

Il ajoute que les services de base devraient être le principal moteur de toute politique mise en place par le gouvernement, notant que le problème avec l’échec des institutions publiques est que ses conséquences affectent la vie quotidienne des populations de manière très sévère.

Sur un autre sujet, « Sunday Independent » revient sur l’affaire du meurtrier et violeur sud-africain, Thabo Bester, qui s’est échappé de prison l’année dernière avec la complicité des autorités carcérales.

« La direction de la police a été critiquée pour sa réponse laxiste à l’évasion de Bester et la lenteur des enquêtes », relève le quotidien, notant que le ministre de la Police Bheki Cele, a affirmé que de nombreuses personnes seront arrêtées pour être suspectées d’avoir facilité l’évasion du criminel condamné à perpétuité.

Il rappelle également que Bester et sa compagne ont été arrêtés la semaine dernière en Tanzanie et extradés vers l’Afrique du Sud pour y être jugés.

En Ethiopie, « Fana bc » s’intéresse à la célébration de Aid El-Fitr par les musulmans en Éthiopie en rapportant que plusieurs événements religieux seront organisés à travers le pays.

Le média éthiopien a également focalisé sur les vœux adressés par le Conseil suprême des affaires islamiques d’Ethiopie à l’occasion de la célébration de cette fête bénie et sur ses appels aux fidèles à aider les nécessiteux et à se soutenir mutuellement.

La célébration de la fête de Aid Al-Fitr marque la fin du mois sacré du Ramadan, mois béni pour les prières et les bonnes actions des musulmans, a souligné le Conseil.

Les musulmans éthiopiens célèbrent cette fête par des prières dans les mosquées et dans plusieurs espaces publics ouverts en présence de chefs religieux et de centaines de milliers de fidèles, écrit le média.

De retour chez eux après la prière, les Éthiopiens célèbrent Aid El-Fitr en famille et en rendant visite à leurs proches et parents, relève le média.

Au Rwanda, The New Times rapporte que le Conseil du gouvernement a approuvé une série de réformes fiscales visant à assurer une trajectoire stable de croissance des recettes.

Les réformes ont été dirigées par le président Paul Kagame, qui a appelé en janvier dernier à des réformes fiscales qui garantiront que les gens ne soient pas surchargés d’impôts, rappelle le journal, ajoutant que pour alléger le fardeau, Kagame a appelé à l’élargissement de l’assiette fiscale.

Ces réformes sont également conformes à la stratégie révisée de recettes à moyen terme (MTRS) et font suite à un tollé de plusieurs mois contre les taxes prohibitives dans un environnement économique difficile, souligne l’auteur de l’article, notant que les réformes réduiront les taux d’imposition, élargiront l’assiette fiscale et amélioreront la conformité fiscale, tout en garantissant que les recettes augmentent d’au moins 1% du PIB d’ici l’exercice 2025/26.

 

Au Kenya, Daily Nation continue de s’intéresser au problème des accidents de la route, commentant les mesures prices par le ministre des Transports, Kipchumba Murkomen, pour stopper l’hémorragie, suite au nombre grandissant des victimes de la guerre des routes.

Dans une réaction « impulsive, » le ministre a annoncé une série de mesures strictes qui ne sont pas facile à mettre en oeuvre, écrit le journal, relevant que M. Murkomen a décidé que tous les véhicules utilitaires lourds doivent être équipés de limiteurs de vitesse et que tous les les véhicules de service public (PSV) fassent l’objet d’un contrôle technique entre le 25 avril et le 31 mai.

De même, les agences routières ont été chargées de réaliser des audits de sécurité routière et d’installer des panneaux de signalisation, des réflecteurs et un éclairage public au niveau des points noirs dans les 30 jours, poursuit la publication, ajoutant qu’elles doivent également installer des cameras de surveillance.

Cependant, l’éditorialiste souligne que le ministre a beau avoir de bonnes intentions, le plan qu’il vient d’annoncer ne semble pas réaliste, notant que cette réaction du responsable gouvernementale semble être une continuation des réactions instinctives qui caractérisent les autorités dans leur précipitation à mettre en œuvre des contrôles.

Le problème avec les directives précipitées, c’est que, une fois que l’excitation s’estompe, les choses reprennent comme d’habitude, fait-il observer.

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