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Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine (RPQI-Afrique)


  13 Décembre      44        revue de presse (625),

 

Dakar, 13/12/2018 (MAP) – La presse africaine parue ce jeudi focalise sur plusieurs sujets, notamment, le Plan Sénégal Emergent, la croissance économique au Rwanda, le secteur de a santé au Ghana et la lutte contre le terrorisme au Mali.

Au Sénégal, +Enquête+ écrit sous le titre « Financement du Plan Sénégal Emergent, les nouveaux défis de Macky », que le chef de l’Etat sénégalais a appelé le gouvernement, lors du conseil des ministres tenu mercredi, à préparer, après le groupe consultatif de Paris, l’adoption d’un projet de loi de programme sur le financement du Plan Sénégal Emergent (PSE).

La phase II du PSE sera présentée, lors du 7è groupe consultatif pour le Sénégal, les 17 et 18 décembre prochain à Paris, croit savoir la publication, ajoutant que le chef de l’Etat a exhorté le gouvernement à renforcer la place stratégique et le rôle majeur du secteur privé national et international dans le financement et l’exécution des programmes et projets publics durant la période 2019-2023.

Son confère +Libération+ se fait l’écho d’un rapport de la GSMA, une association internationale regroupant les opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile, intitulé « les bénéfices socio-économiques des services G5 en bandes millimétriques », selon lequel le PIB mondial pourrait augmenter de 565 milliards USD avec 152 milliards USD de revenus fiscaux additionnels entre 2020 et 2034.

Les services 5G de nouvelle génération permettront d’améliorer l’accès aux soins de santé, à l’éducation et à la mobilité, tout en réduisant la pollution et en renforçant la sécurité, ajoute la même source.

Au Gabon, +l’Union+ écrit sous le titre « Contentieux électoral : Des recours au parfum de mauvais perdants » que certaines requêtes, sinon le plus grand nombre, traduisent l’attitude peu convenable des candidats ayant mordu la poussière aux dernières législatives.

L’ouverture en fin de semaine dernière, des auditions relatives au contentieux électoral, a donné lieu à un constat sur le caractère séditieux de certains recours dont la démarche, inconsistante, trahit parfois la mauvaise foi des perdants des dernières législatives, explique la publication, ajoutant que certes, les frais jugés exorbitants, cinq cent mille francs pour le dépôt des dossiers de recours, ont découragé nombre de requérants, mais cela n’a guère empêché certains « vaincus » de vouloir coûte que coûte faire invalider l’élection de leurs challengers.

Et de poursuivre que dans les travées de la haute juridiction, il transpire que plusieurs dossiers « fantaisistes » ont atterri sur le bureau des juges, relevant qu’entre les rejets sur le fond et les désistements, certains observateurs y voient la traduction du refus de la manifestation de la démocratie.

Au volet société, la presse s’intéresse au programme de sensibilisation aux consommations des substances psychoactives dans le milieu scolaire, indiquant que ce programme, organisée par la direction générale des oeuvres scolaires, en collaboration avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), s’inscrit dans le cadre du projet de l’agence onusienne axé sur la promotion de la santé des adolescents.

Au Burkina, +Aujourd’hui au Faso+ revient sur l’affaire de l’assassinat du journaliste d’investigation burkinabè, Norbert Zongo, rappelant qu’il y a deux décennies que ce dernier a été « boucané » au sud-ouest de Ouagadougou.

« Deux décennies qu’une Commission d’enquête indépendante a déposé un rapport circonstancié épinglant +6 suspects sérieux+ aujourd’hui quasiment tous morts », indique le journal, ajoutant que le collectif d’organisations de masse et de partis politiques ou le Cohen-Bendit du Burkina ou encore le président du pays, a marché et manifesté pour exiger la vérité et la justice sur ce « crime d’Etat ».

Entre 1998 et 2000, le pouvoir de Blaise Compaoré (ancien président du Burkina Faso, Ndlr) a vacillé sous l’affaire Norbert, mais ne s’est pas écroulé, même si un gros ressort s’est cassé, car depuis cet assassinat peu ou prou, le régime ne s’est jamais bien porté jusqu’à sa chute en fin octobre 2014, souligne l’éditorialiste du quotidien.

Selon la publication, la justice a bien instruit un dossier Norbert Zongo, a investigué et même inculpé un des « suspects sérieux », l’adjudant Marcel Kafando, qui bénéficiera d’un non-lieu en juillet 2006, pour mourir trois ans plus tard, le 23 décembre 2009.

« Chapeau bas à la transition qui a exhumé ce dossier de la République, et l’a remis dans les arcanes judiciaires. Au jour d’aujourd’hui, tous les regards sont tournés vers Paris, ou plus précisément vers François Compaoré (frère cadet de l’ex-président), un François qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt lancé par le Burkina Faso et qui est sous contrôle judiciaire depuis le 29 octobre 2017, dans la capitale française, et est extradable selon la décision de la Chambre d’appel de Paris dans un délibéré du 5 décembre dernier, sous réserve de la levée d’hypothèses juridiques », relève l’éditorialiste.

En Ethiopie, le groupe médiatique « FANA BC » revient sur un communiqué du Premier ministre Abiy Ahmed dans lequel il a affirmé que son gouvernement est déterminé à traduire en justice toute personne accusée d’avoir commis des crimes.

« Quelle que soit leurs ethnies, nous allons chasser et traduire en justice toutes les personnes accusés d’avoir commis des crimes », a souligné le Premier ministre cité par « FANA BC ».

« Nous devrons amender les lois et mettre en place des institutions démocratiques pour que les violations flagrantes des droits de l’Homme commises dans le passé ne se reproduisent plus », a noté d’autre part le Premier ministre qui a cité dans ce sens les réformes entreprises dans le système judiciaire, le conseil électoral, le champ médiatique, les institutions de défense et de sécurité, la police et l’administration pénitentiaire.

Au Rwanda, le journal anglophone +The New Times+ rapporte que le pays va atteindre une croissance économique de 7,2% en 2018, conformément aux prévisions du gouvernement.

Citant le dernier rapport du Groupe de la Banque Mondiale, le quotidien explique que cette croissance a été soutenue par la hausse de la productivité de l’activité agricole à 7,6% au premier semestre de 2018, la relance des activités de construction ainsi que la diversification des exportations vers l’étranger.

Par ailleurs, la publication note que la croissance réalisée cette année est en nette amélioration par rapport à l’année dernière durant laquelle la croissance économique s’est établie à 6,1%.

Sur un autre registre, le quotidien +KT Press+ indique que le procureur général du Rwanda, Jean Bosco Mutangana, a annoncé mercredi lors d’une conférence de presse que le parquet va faire appel de l’acquittement le 6 décembre de l’opposante Diane Rwigara et de sa mère pour « incitation à l’insurrection » et « falsification de documents ».

L’accusation a estimé que les preuves présentées devant la Haute Cour n’ont pas été complètement prises en compte, écrit le journal, rappelant que la Haute Cour de Kimihurura a acquitté, en début décembre, Diane Rwigara et ses cinq coaccusés dans ce dossier, dont sa mère Adeline.

Au Ghana, +Daily Graphic+ écrit que le parlement du Ghana vient d’approuver un accord relatif à un projet de livraison de produits de santé par drones vers les régions éloignées.

Ainsi, les services de santé ghanéens et leurs partenaires, Zipline International Inc., une start-up californienne spécialisée dans l’acheminement par drone, vont mettre en oeuvre ce projet qui permettra d’assurer des livraisons fiables, en temps opportun et en toute sécurité de produits de soins de santé à destination d’hôpitaux ou d’autres établissements de santé.

Le service, qui sera conçu, installé et exploité par l’entreprise Zipline, basée aux Etats-Unis, va tirer parti de la technologie pour améliorer la chaîne d’approvisionnement d’importants produits de santé, réduire les déchets et sauver des vies humaines, selon les autorités de santé ghanéennes.

En Côte d’Ivoire, « Le Jour plus » titre « Vol d’oeuvres d’art à la Côte d’Ivoire : La bataille du gouvernement pour la récupération a commencé », soulignant que quelque 20.000 objets d’art d’origine ivoirienne, dont la valeur est estimée à 6.000 milliards FCFA, sont aujourd’hui détenus à l’extérieur notamment en occident.

Citant le porte-parole du gouvernement ivoirien qui s’exprimait à l’issue d’un conseil des ministres, la publication précise que dans le cadre du processus de retour de ces biens culturels mis en place avec l’UNESCO et la branche africaine du Conseil international des musées, AFRICOM, la Côte d’Ivoire a désigné deux médiateurs et conciliateurs auprès de ces organisations et une première liste de 148 objets d’art à restituer a été transmise.

Sur un autre registre, « Fraternité Matin » indique que le gouvernement a adopté en conseil des ministres mercredi une communication instituant une brigade de répression des infractions au code minier, en vue de renforcer et d’accroître la lutte contre l’orpaillage clandestin qui connait un regain en dépit des efforts réalisés.

« En dépit de cinq opérations successives de déguerpissement menées dans le cadre du programme national de rationalisation, l’orpaillage clandestin connait un regain d’intensité sur l’étendue du territoire national », a déploré le porte-parole du gouvernement ivoirien, cité par le quotidien gouvernemental.

Au Mali, +l’essor+ qui cite un communiqué des services de renseignements maliens, indique que deux jihadistes présumés originaires du Burkina Faso, un autre du Mali et un de Côte d’Ivoire, soupçonnés de préparer des attentats dans ces trois pays, ont été interpellés la semaine dernière.

Les quatre membres de cette « cellule terroriste » démantelée jeudi dernier par la DGSE (services de renseignements) malienne aux environs de Koutiala (sud), près de la frontière burkinabè, « ont participé au double attentat effectué le 2 mars dernier à Ouagadougou », ainsi qu’à l’enlèvement d’une religieuse colombienne en février 2017 dans cette région du Mali, précise la même source.

Ils ont été « appréhendés alors qu’ils s’apprêtaient à perpétrer des attentats dans certains points sensibles d’Abidjan, Bamako et Ouagadougou lors des fêtes de fin d’année », selon le même communiqué, identifiant « Adama Konaté, 31 ans, originaire de Yira Dioubasso au Burkina », comme « le chef de la cellule ».

Il « assurait la succession du son mentor Abdallah Sawadogo tué par les forces burkinabè le 22 mai » et « était devenu le point focal des groupes terroristes dans la jonction des trois frontières (Mali, Burkina et Côte d’Ivoire) et avait entamé une opération de recrutement », selon la même source citée par le journal.

Au Kenya, les quotidiens titrent ce jeudi sur la tournée tant attendue du président Uhuru Kenyatta dans les comtés de Kisumu et de Siaya et qui pourrait donner l’impulsion nécessaire pour relancer les pourparlers entre les communautés à travers tout le pays.

« Daily Nation » rapporte ainsi que le leader de l’opposition Raila Odinga, président de l’ODM (Mouvement démocratique Orange) a déclaré que la tournée dans cette région autrefois agitée marquerait le début du chaos post-électoral qui a secoué cette partie du pays l’année dernière.

Dans une interview accordée à la radio mardi, M. Odinga a déclaré que sa visite de Kisumu avec le chef de l’Etat réunirait des dirigeants de diverses communautés et marquerait le début d’une réconciliation à l’échelle nationale.

Pour sa part, le journal « The Star » rappelle que le 9 mars, les deux hommes se sont serrés la main et ont promis de travailler ensemble pour remédier aux maux qui ravageaient le pays, notamment la corruption, la conduite électorale et les problèmes économiques généraux.

Aujourd’hui, les deux dirigeants seront dans le comté de Siaya, où ils recevront un doctorat honorifique de l’Université des sciences et technologies Jaramogi Oginga Odinga pour leur contribution aux initiatives de paix dans le pays à la suite de leur poignée de main du 9 mars, souligne la publication.

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