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Salon international de l’agriculture : un privé relève les difficultés de la filière sel au Sénégal


  3 Mars      145        Agriculture (4218),

 

Paris, 3 mars (APS) – Le président-directeur général du complexe industriel Sels Sine, Baboucar Bop, s’est inquiété, vendredi, à Paris, des difficultés auxquelles sont confrontés les producteurs et les exportateurs de sel du Sénégal.

De l’envoyé spécial de l’APS, El Hadj Souleymane Faye

‘’Aujourd’hui, la filière est en difficulté […] Malheureusement, les changements climatiques ont réduit nos capacités de production. Au moment où je vous parle, il y a une pénurie […] de sel artisanal au Sénégal. C’est du jamais vu dans l’histoire du Sénégal’’, a déclaré M. Bop.

Il participait à un panel de la délégation sénégalaise à la 59e édition du SIA, le Salon international de l’agriculture (25 février-5 mars), sur ‘’les exportations et les solutions logistiques’’ au Sénégal.

‘’En dehors des salins du Sine-Saloum (régions de Fatick et de Kaolack), il n’y a pas de sel au Sénégal’’, s’est inquiété Baboucar Bop en présence de dirigeants du Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC) et du Port autonome de Dakar.

Des représentants de l’Institut sénégalais de recherches agricoles et de l’Agence nationale de conseil agricole et rural ont également pris part au panel.

La production de sel a fortement baissé à cause de la forte pluviométrie de l’année dernière, selon l’opérateur économique. ‘’En 2022, il y a une pluie de plus de 1.000 millimètres. Quand je venais de m’installer dans la zone en 1984, il y avait 200, voire 300 millimètres de pluie dans l’année’’, a-t-il dit pour expliquer l’impact de la pluviométrie sur la production de sel.

‘’En 2022, a ajouté le patron de Sels Sine, il y a eu une installation précoce de l’hivernage. La première pluie est tombée le 27 mai, avec 127 millimètres. Cette période était habituellement la meilleure de l’année pour la production. Le sel s’est dissous et nous avons perdu plus de 75 % de la production.’’

‘’Un malheur ne venant jamais seul, nous avons perdu deux mois de production cette année.

‘’Enormément de difficultés’’

Les récoltes qui commençaient en janvier tardent encore à démarrer. L’évaporation de l’eau de mer a été retardée par le haut niveau de dilution de la mer. Nous envisageons de commencer les récoltes à la fin du mois de mars’’, a expliqué M. Bop.

Il a installé le complexe industriel Sels Sine dans la région de Fatick (centre), dans les années 80, devenant l’un des premiers exportateurs industriels sénégalais de cette denrée produite avec des techniques d’évaporation de l’eau de mer.

La commercialisation du sel à l’étranger s’opère difficilement depuis une dizaine d’années, selon Baboucar Bop. ‘’Depuis l’entrée en vigueur du tarif extérieur commun de la CEDEAO, le tarif douanier a complètement changé en faveur des acteurs de la filière sel des autres pays de cette organisation’’, a-t-il expliqué.

‘’L’autre facteur de blocage pour nous, c’est le coût de la mise en route du sel au port de Dakar en vue de son exportation. En moins de dix ans, ce coût a triplé’’, s’est inquiété l’opérateur économique.

‘’Si nous ne rechargeons pas le sel à partir des ports secondaires de Fatick, Kaolack ou Ziguinchor, nous ne pouvons pas être compétitifs, d’autant plus que le sel est un produit à faible valeur marchande’’, a-t-il expliqué.

Les frais d’exportation ayant augmenté au port de Dakar, ‘’nous sommes obligés de nous rabattre sur l’hinterland, avec énormément de difficultés’’, a dit l’industriel, ajoutant : ‘’C’est important que le Port autonome de Dakar sache que nous avons besoin de lui.’’

‘’Vos inquiétudes, on s’en occupera ensemble’’

M. Bop juge par ailleurs sa participation au SIA en qualité de visiteur professionnel d’autant important que ‘’la commune de Mbellacadiao (région de Fatick) est en train d’accueillir l’un des modules des agropoles de l’Etat’’.

‘’L’intérêt de participer à ce salon est de continuer à identifier les technologies permettant de transformer nos produits agricoles, afin de leur donner une forte valeur ajoutée et de participer à la souveraineté alimentaire, qui est une préoccupation pour les autorités et les autorités sénégalaises’’, a-t-il dit.

‘’Vos inquiétudes, nous les partageons. On s’en occupera ensemble’’, a répondu Souhaïbou Guèye, le président du conseil d’administration du COSEC, l’organisme public chargé de l’assistance juridique, technique et financière des exportateurs industriels sénégalais.

M. Guèye estime toutefois, en réponse aux préoccupations partagées par le patron de Sels Sine, que ‘’si on laisse le secteur privé gérer les ports secs, on va vers le désordre’’.

‘’Mais le COSEC ne fera rien sans la concertation. On doit apprendre quelque chose de nos échecs’’, a-t-il assuré.

Papa Ousmane Sow, le directeur commercial du Port autonome de Dakar, assure qu’‘’on ne vient pas tout prendre’’. ‘’On vient avec notre expertise pour vous accompagner. Rassurez-vous, on va travailler ensemble’’, a-t-il dit aux commerçants et industriels.

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