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Sénégal: condamné à deux mois avec sursis pour diffamation contre un ministre, Ousmane Sonko reste éligible pour la présidentielle de 2024


  30 Mars      45        Monde (2270),

 

Dakar, 30/03/2023 (MAP)- Le leader du parti Pastef, l’opposant sénégalais Ousmane Sonko, poursuivi pour « diffamation, injures et faux » contre le ministre du Tourisme et des Loisirs, Mame Mbaye Niang, a été condamné, jeudi, par le tribunal de Dakar à deux mois avec sursis et à 200 millions de francs Cfa (300.000 euros) de dommages et intérêts.

Le procureur avait requis deux ans de prison dont un ferme pour faux et diffamation à l’encontre de Sonko. Il avait également requis trois mois fermes pour injure contre le maire de Ziguinchor (Casamance, sud).

Le procès pour diffamation opposant Ousmane Sonko au ministre du Tourisme s’est déroulé jeudi en l’absence du maire de Ziguinchor et de ses avocats.

Le tribunal a opposé une fin de non-recevoir à la défense qui avait demandé une suspension d’audience en invoquant la suspension de leur confrère et le certificat médical de leur client.

Selon ses avocats, cette peine préserve l’éligibilité de Ousmane Sonko pour la Présidentielle de février 2024. Le chef du Pastef doit tenir une conférence de presse à 12h30 à Dakar.

Selon la Constitution sénégalaise, seuls les candidats disposant de leurs droits civiques peuvent se présenter à des élections. Avec cette condamnation de deux mois avec sursis, Ousmane Sonko ne fait pas partie de cette catégorie. Lorsque les élections présidentielles auront lieu en 2024, sa condamnation sera expirée, ce qui lui permettra de se présenter en tant que candidat.

Le ministre Mame Mbaye Niang reprochait à Ousmane Sonko, d’avoir dit qu’il avait été épinglé par un rapport de l’Inspection générale d’Etat à cause de la mauvaise gestion d’un fonds de 29 milliards de francs CFA du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac).

La ville de Dakar a été de nouveau quadrillée par un imposant dispositif de sécurité composé de policiers et de gendarmes et l’activité tournait à nouveau au ralenti dans la capitale sénégalaise.

Depuis le matin, des véhicules de la gendarmerie et des Sapeurs-pompiers ont été positionnés aux abord du tribunal alors que les entrées à l’intérieur du Palais de Justice étaient filtrées par les forces de l’ordre.

Face aux risques de troubles, comme lors de l’audience du 16 mars, de nombreux commerces et banques ont décidé de restreindre leurs activités ou aménager leurs horaires. La société de transport public, « Dakar Dem Dikk », avait, elle aussi, annoncé la suspension du trafic de ses bus durant cette journée.

En prévision d’éventuels troubles lors de ce procès, l’Université Cheikh Anta Diop UCAD de Dakar et les écoles sénégalaises ont avancé le début des vacances de Pâques à mardi, au lieu du 1er avril et du 31 mars.

De son côté, le gouverneur de Dakar, après avoir interdit la vente de carburant au détail, a décidé l’interdiction de la circulation des deux roues ce jeudi de 06 h du matin à 00 h pour « des raisons de sécurité ».

A signaler que Ousmane Sonko, 48 ans, candidat déclaré à l’élection présidentielle du 25 février 2024, et qui est arrivé 3eme lors du scrutin de 2019, fait l’objet depuis deux ans d’une procédure pour « viols et menaces de mort » après une plainte d’une employée d’un salon de beauté de Dakar. Un juge d’instruction avait décidé le 18 janvier de renvoyer devant une chambre criminelle l’opposant inculpé et placé sous contrôle judiciaire en mars 2021.

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